Nicolas d'Estienne d'Orves

Nicolas d'Estienne d'Orves

La gloire des maudits

Présentation 2'20

Passionné de musique et d’opéra, chroniqueur pour plusieurs titres dont « Le Figaro », Nicolas d’Estienne d’Orves est aussi romancier. Il a publié notamment des romans d’anticipation comme « Les derniers jours de Paris » ou « L’enfant du premier matin ». Amoureux de la capitale, on lui doit aussi un « Dictionnaire de Paris » et « Les petits plaisirs que seul Paris procure ». Paris est d’ailleurs la toile de fond du nouveau roman de Nicolas d’Estienne d’Orves « La gloire des maudits ». Nous voici en 1955, la France se remet à peine de la guerre et les suspicions de collaboration sont encore fortes. Deux femmes sont les héroïnes de cette histoire.

Sidonie Porel, elle est un grand nom de la littérature. Gabrielle Valoria, fille d’un collaborateur exécuté sous ses yeux à la Libération. Un courrier anonyme propose à Gabrielle d’enquêter sur Sidonie contre une grosse somme d’argent. Fauchée, la jeune femme accepte et bien vite, la voilà prise dans une spirale infernale. Les masques tombent, les certitudes se fissurent. Mystification, trahison, manipulation et vengeance cernent la jolie Gabrielle.

On se laisse embarquer dans cette grande fresque à la fois historique et romanesque. Il y a une vraie jubilation de lecture dans ce livre qui se dévore comme un roman feuilleton. La vérité des personnages n’est jamais celle que l’on croit, les rebondissements sont permanents, l’auteur brouille les pistes et l’intrigue est habilement menée, servie par une écriture inventive et rythmée. Mais surtout, dans ce Paris des années 50 que l’auteur fait renaitre sous nos yeux défile une galerie de personnages hauts en couleurs. Certains sont authentiques, d’autres sont inventés mais inspirés de et surtout, Nicolas d’Estienne d’Orves nous raconte cette drôle de période où la France, sous couvert d’une réconciliation nationale a vu les salauds d’hier devenir les héros d’alors. Voilà un excellent roman qui aborde une page peu connue de notre histoire, une intrigue qui prouve une fois encore que le passé se rappelle toujours à notre bon souvenir.

« La gloire des maudits » de Nicolas d’Estienne d’Orves est publié chez Albin Michel.

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  • Passionné de musique et d’opéra, chroniqueur pour plusieurs titres dont « Le Figaro », Nicolas d’Estienne d’Orves est aussi romancier. Il a publié notamment des romans d’anticipation comme « Les derniers jours de Paris » ou « L’enfant du premier matin ». Amoureux de la capitale, on lui doit aussi un « Dictionnaire de Paris » et « Les petits plaisirs que seul Paris procure ». Paris est d’ailleurs la toile de fond du nouveau roman de Nicolas d’Estienne d’Orves « La gloire des maudits ». Nous voici...Marthe ou les beaux mensonges de Nicolas Estienne d'Orves (d') - Présentation - Suite
    Philippe : Bonjour Nicolas d'Estienne d'Orves, votre actualité chez Albin Michel : La gloire des maudits. J'ai envie de dire qu'il y a deux Nicolas d'Estienne D'Orves en un, il y a le romancier et le passionné de musique et d'opéra,vous êtes chroniqueur pour plusieurs titres. D'où vous vient ce goût de la musique et en particulier de l'opéra ? Nicolas : J'ai découvert l'opéra quand j'avais 14-15ans un peu par hasard. Mes parents m'avaient mis en pension, je n'écoutais pas de musique à l'époque et je n'arrivais pas à...Marthe ou les beaux mensonges de Nicolas Estienne d'Orves (d') - Portrait - Suite
    Philippe : Il y avait eu en 2012 Les fidélités successives où vous nous entraîniez au cœur de la 2nd guerre mondiale, cette fois ci avec La gloire des maudits, on continue dans le XXe siècle, en 1955 à Paris, nous allons faire connaissance avec deux femmes. Il y a Sidonie Porel (personnage fictif) qui est une grande romancière, elle est même à la tête de l'académie Goncourt de l'époque. Et il y a cette jeune Gabrielle dont le père a été, paraît-il collabo, il a été exécuté sous ses yeux. Et un jour, elle va recevoir...Marthe ou les beaux mensonges de Nicolas Estienne d'Orves (d') - Livre - Suite