Frédéric Perrot

Frédéric Perrot

Pour une heure oubliée

Portrait 00'06'02"

Philippe Chauveau :

Bonjour Frédéric Perrot.

Frédéric Perrot :

Bonjour.

Philippe Chauveau :

Vous êtes dans l'actualité littéraire avec ce premier roman chez Mialet Barrault, Pour une heure oubliée. Je parle spécifiquement de l'actualité littéraire parce que souvent, on vous voit dans une autre actualité qui est celle du théâtre et du court métrage avec le duo que vous formez, Najar et Perrot. Si vous deviez vous définir, qui êtes-vous?

Frédéric Perrot :

C'est une bonne question. Si je devais me définir… j'écoutais une chanson d'Etienne Daho en venant qui s'appelle Les voyages immobiles. Je trouve que c'est une bonne définition pour un auteur parce qu'on passe son temps assis à une table à écrire et en même temps, on voyage dans différents lieux, dans différentes époques. Donc, voyageur immobile, c'est une bonne définition pour quelqu'un qui écrit.

Philippe Chauveau :

Il y a aussi un petit côté poète derrière tout ça.

Frédéric Perrot :

Je l'espère.

Philippe Chauveau :

Je parlais de court métrage au cinéma. Je parlais aussi de scénarios pour la télévision. Vous travaillez également pour le théâtre. C'est l'écriture et là, vous abordez une autre écriture, l’écriture littéraire. Ça veut dire que prendre un stylo et écrire des phrases, des mots, c'est le moteur de votre vie?

Frédéric Perrot :

Oui, c'est quelque chose d'essentiel pour moi. Je crois que j'aurais du mal à arrêter.

Philippe Chauveau :

Ça vient d'où?

Frédéric Perrot :

Ça vient de différentes choses. Le goût de l'écriture ça a d'abord été le plaisir qu'on me raconte des histoires. Alors il y a eu des films qui m'ont marqué dans mon enfance, comme les films de Chaplin, de Spielberg, qui ont été important pour moi. Et puis il y a eu la lecture à l'adolescence, des romans qui m'ont marqué. Je pense à tous les premiers romans de Philippe Djian, par exemple 37 le matin, Maudit manège, Zones érogènes. Voilà, ce sont les romans qui ont été fondateurs dans mon envie de faire ce métier là. Donc, le goût de l'écriture est venu par le plaisir de raconter des histoires.

Philippe Chauveau :

Mais néanmoins, vous commencez plutôt par l'écriture scénarisée pour le théâtre, le cinéma ou la télévision avant d'aborder la littérature. Pourquoi ce choix?

Frédéric Perrot :

Alors ça s'est présenté comme ça. Parce que j'ai une passion dévorante pour le cinéma. Et puis voilà, c'était déjà de l'écriture, celle d'un scénario. La réalisation aussi est une forme d'écriture. C'est mettre en images quelque chose qu'on a écrit. Donc voilà, ça a toujours été l'écriture. Ça a commencé par ça, j’ai été marqué par des films et l'envie de raconter sous cette forme là d'abord, et c'est assez naturellement que ça m'a mené par l'écriture de ce premier roman.

Philippe Chauveau :

Je précise que dans le cadre du duo que vous formez, Najar et Perrot, il y a quelques courts métrages dont nous avons parlé et dont certains ont été primés, entre autres au Festival de l'Alpe d'Huez. Et puis, il y a quand même un projet de long métrage. Et puis cette envie d'aborder une autre écriture. A quel moment se fait le déclic? A quel moment vous dites vous : j'ai envie aussi de m'essayer au roman.

Frédéric Perrot :

C'est venu assez naturellement. C'est une écriture qui est à la fois assez proche et assez lointaine. L'écriture scénaristique est une écriture plus normée qui répond à des paramètres de faisabilité, de coûts. J'avais envie de m'essayer de cette écriture romanesque parce que c'est le champ de tous les possibles, parce qu'on peut voyager dans les époques sans qu'il y ait un producteur qui demande comment ça va être fait. L'écriture d'un scénario se heurte au concret au moment du tournage. C'était cette envie là d'explorer cette écriture un peu différente.

Philippe Chauveau :

Lorsque vous étiez à votre table de travail pour ce premier roman, où là, vous signez sous votre propre nom, Frédéric Perrot. Etiez-vous le même que lorsque vous travaillez en binôme?

Frédéric Perrot :

Oui. Alors pour le coup oui. C'est le même plaisir. C'est toujours le plaisir de se plonger dans d'autres vies, dans notre peau comme ça.

Philippe Chauveau :

Vous avez évoqué quelques unes de vos références qui vous ont invités et incité à l'écriture, notamment Philippe Djian. Aujourd'hui, quel lecteur êtes vous? Êtes vous toujours plus sur la littérature française? Où allez vous butiner ailleurs? On trouve quoi sur votre table de chevet en ce moment?

Frédéric Perrot :

Je suis très littérature française. En ce moment, je lis du Sagan, Un certain sourire. Qu'est-ce que j'ai sur ma table de nuit, Elsa Flageul, un roman qui s'appelle Les mijorées. Donc oui, je suis un grand dévoreur de livres.

Philippe Chauveau :

Dans quel état d'esprit est on lorsque l'on publie son premier roman dans une belle maison, Mialet Barrault? Une maison reconnue, renommée. Dans quel état d'esprit est-on de côtoyer d'autres auteurs comme Mazarine Pingeot ou Lionel Duroy, qui font partie de l'écurie Mialet Barrault?

Frédéric Perrot :

Honoré, c'est le premier mot qui me vient. Ce serait difficile de mal le vivre. Je suis très heureux d'être édité, notamment par ces éditeurs là, dont je lis les auteurs, qu'ils éditent depuis 20 ans, donc je suis très honoré et très flatté.

Philippe Chauveau :

C'est une nouvelle marche que vous franchissez avec ce nouveau rôle de romancier. Comment voyez-vous l'avenir, le lendemain? Continuerez-vous à évoluer dans des univers parallèles théâtre, cinéma, télévision et roman? Avez-vous envie de continuer à travailler comme ça, un petit peut à droite, à gauche?

Frédéric Perrot :

Je crois que j'aurais du mal, même si on m'y forçait à m'arrêter d'écrire et d'être dans toutes ces formes d'écriture que sont le théâtre, le cinéma ou le roman. J'écris par nécessité et donc je ne compte pas arrêter de si tôt.

Philippe Chauveau :

Alors, bienvenue dans la grande famille des auteurs. C'est votre premier roman et c'est une réussite. Ça s'appelle Pour une heure oubliée. C'est votre actualité Frédéric Perrot.

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