Christine Orban

Christine Orban

N'oublie pas d'être heureuse

Portrait 4'12
Philippe Chauveau (Web Tv Culture) :
Bonjour Christine Orban. Merci de nous accorder quelques instants ici dans ce beau lieu, dans ce bel hôtel Le Lutetia. "N'oublie pas d'être heureuse" ,votre nouveau roman chez Albin Michel, quand on est une petite fille puis ensuite une adolescente, une jeune fille à Casablanca au Maroc, comment découvre-t-on la littérature française et quelle saveur a-t-elle ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
En fait, je l'ai découverte grâce à ma mélancolie. J'étais une enfant plutôt mélancolique et j'allais me réfugier dans les livres, j'avais besoin des livres, j'avais besoin des mots, j'avais trouvé un réconfort dans certains ouvrages et j'écrivais des petites phrases sur les murs de ma chambre, ce qui exaspérait mes parents évidemment. Mais j'ai très tôt aimé lire.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) :
Ces livres qui vous ont accompagnés, vous avez des souvenirs de titres ou d'auteurs particuliers qui vous ont peut-être incitée vous-même à prendre la plume ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Peut-être que le vrai premier roman comme enfant que j‘ai lu ,c'était Daphné du Maurier et c'était Rebecca. Et alors Rebecca c'était un roman on pouvait pas le lâcher. Il y avait une manière de raconter qui m'avait fascinée. Puis j'avais vu, après, le film d'Hitchcock. Pouvoir raconter des histoires, je trouvais que c'était un don. J'ai commencé à écrire des poèmes, à tenir un journal, à aimer être dans ce monde où tout était possible.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Vous partez à Paris,vous décidez vous-même de partir à Paris suivre des études de droit, il y a déjà cette envie d'écrire et cette soif et envie d'être publiée?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Je rêvais d'écrire mais mon père était juriste et voulait que je fasse des études de droit. Et donc il est mort quand j'avais 19 ans et j'ai tenu ma promesse. J'ai été au bout de mes études de droit et j'ai fait sept années d'études après mon bac et ça ne me plaisait pas beaucoup, pas du tout même. Et je me souviens, je devais avoir 26 ans et j'avais fini mon premier roman, j'écrivais la nuit car j'étais stagiaire chez un notaire. Et j'ai senti qu'on pouvait rater sa vie si on n'avait pas le courage d'aller où le coeur nous portait. Et alors tant pis si on me disait que c'était un métier de saltimbanque, que je ne gagnerais jamais ma vie, que je ne serais pas une femme indépendante, que je ne serais jamais publiée, j'ai écrit mon livre et j'ai tenté l'expérience. J'ai démissionné de l'étude où je travaillais, et comme je voulais écrire plus que tout, j'ai tenté.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Il y a des constantes dans vos livres : la mélancolie, la difficulté parfois d'avancer dans le quotidien, les choix, les doutes, les angoisses. c'est une façon pour vous d'exorciser certains démons, est ce qu'il y a un petit peu de ça?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Peut-être...Pour moi, un livre a raté sa mission s'il n'aide pas à vivre et s'il n'enrichit pas aussi. J'essaie donc dans mes romans de raconter une histoire bien sûr mais surtout d'aider à vivre aussi, c'est ambitieux mais au fond en s'aidant soi-même, on peut aider les autres aussi parce qu'il y a un point commun entre tout le monde.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Pour vous l'écriture est une sorte d'accomplissement?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
C'est presque une façon de vivre, une façon d'être. C'est une nécessité. Tous les matins j'écris , c'est mon mode de vie. Les sujets s'imposent à moi et je suis heureuse en écrivant

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Christine Orban, merci beaucoup je rappelle le joli titre de votre roman « N'oublie pas d`être heureuse » chez Albin Michel.
Philippe Chauveau (Web Tv Culture) :
Bonjour Christine Orban. Merci de nous accorder quelques instants ici dans ce beau lieu, dans ce bel hôtel Le Lutetia. "N'oublie pas d'être heureuse" ,votre nouveau roman chez Albin Michel, quand on est une petite fille puis ensuite une adolescente, une jeune fille à Casablanca au Maroc, comment découvre-t-on la littérature française et quelle saveur a-t-elle ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
En fait, je l'ai découverte grâce à ma mélancolie. J'étais une enfant plutôt mélancolique et j'allais me réfugier dans les livres, j'avais besoin des livres, j'avais besoin des mots, j'avais trouvé un réconfort dans certains ouvrages et j'écrivais des petites phrases sur les murs de ma chambre, ce qui exaspérait mes parents évidemment. Mais j'ai très tôt aimé lire.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) :
Ces livres qui vous ont accompagnés, vous avez des souvenirs de titres ou d'auteurs particuliers qui vous ont peut-être incitée vous-même à prendre la plume ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Peut-être que le vrai premier roman comme enfant que j‘ai lu ,c'était Daphné du Maurier et c'était Rebecca. Et alors Rebecca c'était un roman on pouvait pas le lâcher. Il y avait une manière de raconter qui m'avait fascinée. Puis j'avais vu, après, le film d'Hitchcock. Pouvoir raconter des histoires, je trouvais que c'était un don. J'ai commencé à écrire des poèmes, à tenir un journal, à aimer être dans ce monde où tout était possible.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Vous partez à Paris,vous décidez vous-même de partir à Paris suivre des études de droit, il y a déjà cette envie d'écrire et cette soif et envie d'être publiée?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Je rêvais d'écrire mais mon père était juriste et voulait que je fasse des études de droit. Et donc il est mort quand j'avais 19 ans et j'ai tenu ma promesse. J'ai été au bout de mes études de droit et j'ai fait sept années d'études après mon bac et ça ne me plaisait pas beaucoup, pas du tout même. Et je me souviens, je devais avoir 26 ans et j'avais fini mon premier roman, j'écrivais la nuit car j'étais stagiaire chez un notaire. Et j'ai senti qu'on pouvait rater sa vie si on n'avait pas le courage d'aller où le coeur nous portait. Et alors tant pis si on me disait que c'était un métier de saltimbanque, que je ne gagnerais jamais ma vie, que je ne serais pas une femme indépendante, que je ne serais jamais publiée, j'ai écrit mon livre et j'ai tenté l'expérience. J'ai démissionné de l'étude où je travaillais, et comme je voulais écrire plus que tout, j'ai tenté.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Il y a des constantes dans vos livres : la mélancolie, la difficulté parfois d'avancer dans le quotidien, les choix, les doutes, les angoisses. c'est une façon pour vous d'exorciser certains démons, est ce qu'il y a un petit peu de ça?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Peut-être...Pour moi, un livre a raté sa mission s'il n'aide pas à vivre et s'il n'enrichit pas aussi. J'essaie donc dans mes romans de raconter une histoire bien sûr mais surtout d'aider à vivre aussi, c'est ambitieux mais au fond en s'aidant soi-même, on peut aider les autres aussi parce qu'il y a un point commun entre tout le monde.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Pour vous l'écriture est une sorte d'accomplissement?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
C'est presque une façon de vivre, une façon d'être. C'est une nécessité. Tous les matins j'écris , c'est mon mode de vie. Les sujets s'imposent à moi et je suis heureuse en écrivant

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Christine Orban, merci beaucoup je rappelle le joli titre de votre roman « N'oublie pas d`être heureuse » chez Albin Michel.

N'oublie pas d'être heureuse Aux Editions Albin Michel
  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Très tôt, Christine Orban a su que l'écriture jouerait un rôle essentiel dans sa vie. En 1986, elle publie son premier roman, « Les petites filles ne meurent jamais ». Dès lors, elle ne cessera d'écrire. De son enfance, à Casablanca, au Maroc Christine Orban a gardé une âme ensoleillée où la nostalgie du temps enfui le dispute à l'insouciance des beaux jours. Si elle ne cache pas son amour pour Paris où elle aime flâner, arpenter les boutiques et les musées, Christine Orban n'a rien de superficiel et derrière son son...Sur une île déserte, quels livres emporteraient-ils ? de Christine Orban - Présentation - Suite
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    David Ezvan Librairie du Marché Place du marché 14800 Deauville 02 31 88 92 95 Christine Orban est dans une progression littéraire. De livres en livres elle capte de plus en plus de lecteurs, ce qui est très intéressant quand on est libraire parce que les gens viennent chercher son dernier roman. Et c'est aussi très intéressant en tant que lecteur de suivre un auteur, de livres en livres, parce qu'on a l'impression d'en connaître un peu plus sur lui, avec cette particularité pour ce dernier roman, et comme sa narratrice...Sur une île déserte, quels livres emporteraient-ils ? de Christine Orban - L'avis du libraire - Suite