Christine Orban

Christine Orban

N'oublie pas d'être heureuse

Le livre 4'52
Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Christine Orban « N'oublie pas d'être heureuse » chez Albin Michel c'est votre 17e ouvrage. C'est un joli titre, une jolie histoire, vous pouvez nous résumer brièvement l'histoire de cette jeune fille ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Mon éditeur voulait écrire que c'était un roman initiatique... mais je trouvais que c'était un peu pompeux initiatique. Mais en fait ce qui m'intéressait c'était de raconter ce passage de l'enfance à l'âge adulte, quand en plus il est accompagné d'un changement de pays. Mon héroïne n'a pas envie de quitter l'enfance, elle a envie de connaître un ailleurs, mais en même temps ,c'est angoissant de grandir tout d'un coup, d'avoir le corps qui se transforme. Tout ça évidemment marque le temps qui passe et c'est angoissant.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Donc cette enfance c'est Marie, Marie Lila plus exactement, puisque dès le départ il y a ce souci sur le prénom, comment va-t-on la prénommer. Il y a d'autres personnages qui gravitent et puis il y a ce mot, il y a un mot qui revient en leitmotiv « snob », puisque Marie Lila rêve d'une chose : être snob.

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
En fait, elle rêve de ce qu'elle ne connaît pas. Elle a entendu ce mot dans la bouche de sa cousine Fifi qui avait apporté ce mot de Paris, et ne sait pas ce que c'est. Et donc c'est pour montrer qu'au fond, on rêve toujours de ce qu'on n'a pas,et de ce qu'on n' est pas. Je me suis dit que le snobisme c'est peut-être préférer l'autre à soi-même. Donc elle préfèrerait être cette autre qu'elle ne connaît pas, et elle a entendu dire ce mot « snob » qui évidemment doit cacher une tribu très sophistiquée.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
J'aimerais que l'on s'arrête simplement quelques instants sur le personnage de Sophia qui est la meilleure amie, qui a un rôle déterminant, mais en même temps c'est un personnage très flou, en filigrane comme ça dans le roman. Quel rôle vouliez-vous lui donner à cette jeune femme ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
J'ai voulu que Sophia soit au fond le contrepoids, Sophia c'est « Sagesse » en Grec, elle est heureuse là où elle est, elle ne voit pas pourquoi elle irait ailleurs, pourquoi elle se lancerait des défis, pourquoi elle partirait. Voilà donc j'ai voulu un contrepoids, parce qu'au fond j'ai pas de réponse, je ne sais pas qui a raison qui a tort, mais je me pose moi-même la question.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
« N'oublie pas d'être heureuse », c'est un titre derrière lequel il y a beaucoup de choses, pourquoi avoir choisi ce titre pour ce roman précisément ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
En fait , le titre m'est venu à la fin du livre. Je ne savais pas du tout avant le point final que je l'appellerais comme ça. Et je me suis dit peut être que mon héroïne comme ça se lançait trop de défis, à vouloir toujours plus, en a oublié d'être heureuse. Et comme j'aime bien les livres qui aident à vivre, je me suis dit si j'avais un message, une observation à partager avec mes lecteurs, ce serait celle-là. Je leur dirais : « n'oubliez pas d'être heureux »

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Est-ce à dire que dans ce roman il y a beaucoup de vous-même ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Oui il y a de moi-même mais ça n'est pas autobiographique parce que je n'aime pas l'autobiographie. L'autobiographie enchaîne, on n'est plus libre. Ce qui m'intéressait, c'était de romancer ce qui m'a paru important dans les expériences que j'avais vécues ,et le côté universel des problèmes qui se posent à tout être humain qui, un jour, doit être confronté aux adultes et à leurs codes compliqués.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
C'est une certaine image de la vie que vous avez voulue nous offrir ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Oui parce que la vie c'est comme ça finalement. C'est jamais tout noir ou tout blanc. Il y a des moments qui sont formidables puis d'autres ,des passages presque obligés qui sont forcément tragiques et il faut être le plus fort possible pour faire face, et je crois que cette force on ne peut l'acquérir qu'en essayant de comprendre les autres, soi-même et moi la lecture m'a beaucoup aidée à comprendre l'autre aussi.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Merci beaucoup de ce joli moment que vous nous avez offert ici dans les salons du Lutétia, Christine Orban « N'oublie pas d'être heureuse » c'est votre nouveau roman et c'est chez Albin Michel.
Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Christine Orban « N'oublie pas d'être heureuse » chez Albin Michel c'est votre 17e ouvrage. C'est un joli titre, une jolie histoire, vous pouvez nous résumer brièvement l'histoire de cette jeune fille ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Mon éditeur voulait écrire que c'était un roman initiatique... mais je trouvais que c'était un peu pompeux initiatique. Mais en fait ce qui m'intéressait c'était de raconter ce passage de l'enfance à l'âge adulte, quand en plus il est accompagné d'un changement de pays. Mon héroïne n'a pas envie de quitter l'enfance, elle a envie de connaître un ailleurs, mais en même temps ,c'est angoissant de grandir tout d'un coup, d'avoir le corps qui se transforme. Tout ça évidemment marque le temps qui passe et c'est angoissant.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Donc cette enfance c'est Marie, Marie Lila plus exactement, puisque dès le départ il y a ce souci sur le prénom, comment va-t-on la prénommer. Il y a d'autres personnages qui gravitent et puis il y a ce mot, il y a un mot qui revient en leitmotiv « snob », puisque Marie Lila rêve d'une chose : être snob.

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
En fait, elle rêve de ce qu'elle ne connaît pas. Elle a entendu ce mot dans la bouche de sa cousine Fifi qui avait apporté ce mot de Paris, et ne sait pas ce que c'est. Et donc c'est pour montrer qu'au fond, on rêve toujours de ce qu'on n'a pas,et de ce qu'on n' est pas. Je me suis dit que le snobisme c'est peut-être préférer l'autre à soi-même. Donc elle préfèrerait être cette autre qu'elle ne connaît pas, et elle a entendu dire ce mot « snob » qui évidemment doit cacher une tribu très sophistiquée.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
J'aimerais que l'on s'arrête simplement quelques instants sur le personnage de Sophia qui est la meilleure amie, qui a un rôle déterminant, mais en même temps c'est un personnage très flou, en filigrane comme ça dans le roman. Quel rôle vouliez-vous lui donner à cette jeune femme ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
J'ai voulu que Sophia soit au fond le contrepoids, Sophia c'est « Sagesse » en Grec, elle est heureuse là où elle est, elle ne voit pas pourquoi elle irait ailleurs, pourquoi elle se lancerait des défis, pourquoi elle partirait. Voilà donc j'ai voulu un contrepoids, parce qu'au fond j'ai pas de réponse, je ne sais pas qui a raison qui a tort, mais je me pose moi-même la question.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
« N'oublie pas d'être heureuse », c'est un titre derrière lequel il y a beaucoup de choses, pourquoi avoir choisi ce titre pour ce roman précisément ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
En fait , le titre m'est venu à la fin du livre. Je ne savais pas du tout avant le point final que je l'appellerais comme ça. Et je me suis dit peut être que mon héroïne comme ça se lançait trop de défis, à vouloir toujours plus, en a oublié d'être heureuse. Et comme j'aime bien les livres qui aident à vivre, je me suis dit si j'avais un message, une observation à partager avec mes lecteurs, ce serait celle-là. Je leur dirais : « n'oubliez pas d'être heureux »

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Est-ce à dire que dans ce roman il y a beaucoup de vous-même ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Oui il y a de moi-même mais ça n'est pas autobiographique parce que je n'aime pas l'autobiographie. L'autobiographie enchaîne, on n'est plus libre. Ce qui m'intéressait, c'était de romancer ce qui m'a paru important dans les expériences que j'avais vécues ,et le côté universel des problèmes qui se posent à tout être humain qui, un jour, doit être confronté aux adultes et à leurs codes compliqués.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
C'est une certaine image de la vie que vous avez voulue nous offrir ?

Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) :
Oui parce que la vie c'est comme ça finalement. C'est jamais tout noir ou tout blanc. Il y a des moments qui sont formidables puis d'autres ,des passages presque obligés qui sont forcément tragiques et il faut être le plus fort possible pour faire face, et je crois que cette force on ne peut l'acquérir qu'en essayant de comprendre les autres, soi-même et moi la lecture m'a beaucoup aidée à comprendre l'autre aussi.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture)
Merci beaucoup de ce joli moment que vous nous avez offert ici dans les salons du Lutétia, Christine Orban « N'oublie pas d'être heureuse » c'est votre nouveau roman et c'est chez Albin Michel.

N'oublie pas d'être heureuse Aux Editions Albin Michel
  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Très tôt, Christine Orban a su que l'écriture jouerait un rôle essentiel dans sa vie. En 1986, elle publie son premier roman, « Les petites filles ne meurent jamais ». Dès lors, elle ne cessera d'écrire. De son enfance, à Casablanca, au Maroc Christine Orban a gardé une âme ensoleillée où la nostalgie du temps enfui le dispute à l'insouciance des beaux jours. Si elle ne cache pas son amour pour Paris où elle aime flâner, arpenter les boutiques et les musées, Christine Orban n'a rien de superficiel et derrière son son...Sur une île déserte, quels livres emporteraient-ils ? de Christine Orban - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Bonjour Christine Orban. Merci de nous accorder quelques instants ici dans ce beau lieu, dans ce bel hôtel Le Lutetia. "N'oublie pas d'être heureuse" ,votre nouveau roman chez Albin Michel, quand on est une petite fille puis ensuite une adolescente, une jeune fille à Casablanca au Maroc, comment découvre-t-on la littérature française et quelle saveur a-t-elle ? Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) : En fait, je l'ai découverte grâce à ma mélancolie. J'étais une enfant plutôt...Sur une île déserte, quels livres emporteraient-ils ? de Christine Orban - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau (Web Tv Culture) Christine Orban « N'oublie pas d'être heureuse » chez Albin Michel c'est votre 17e ouvrage. C'est un joli titre, une jolie histoire, vous pouvez nous résumer brièvement l'histoire de cette jeune fille ? Christine Orban (N'oublie pas d'être heureuse) : Mon éditeur voulait écrire que c'était un roman initiatique... mais je trouvais que c'était un peu pompeux initiatique. Mais en fait ce qui m'intéressait c'était de raconter ce passage de l'enfance à l'âge adulte, quand en plus il est...Sur une île déserte, quels livres emporteraient-ils ? de Christine Orban - Le livre - Suite
    David Ezvan Librairie du Marché Place du marché 14800 Deauville 02 31 88 92 95 Christine Orban est dans une progression littéraire. De livres en livres elle capte de plus en plus de lecteurs, ce qui est très intéressant quand on est libraire parce que les gens viennent chercher son dernier roman. Et c'est aussi très intéressant en tant que lecteur de suivre un auteur, de livres en livres, parce qu'on a l'impression d'en connaître un peu plus sur lui, avec cette particularité pour ce dernier roman, et comme sa narratrice...Sur une île déserte, quels livres emporteraient-ils ? de Christine Orban - L'avis du libraire - Suite