François d'Epenoux

François d'Epenoux

Le réveil du coeur

Portrait 4'42

Bonjour François d'Epenoux
Bonjour
Vous venez de recevoir le prix 2014 maison de la Presse pour votre nouveau roman, Le réveil du Coeur. C'est déjà votre neuvième livre, votre neuvième roman.
Mais vous avez une autre vie vous êtes publicitaire j'ai envie de dire dans la vraie vie.
Dans la vraie vie, ouais.
Ce n'est pas péjoratif mais c'est une expression que vous utilisez vous même, quand on fait de la pub pour vendre des yaourts, comment trouve-t-on le chemin de l'écriture ? Ce sont deux métiers très différents.
C'est justement parce qu'ils sont très différents que j'ai choisi la pub. Parce que au début, je me destinais à être journaliste mais j'ai eu peur qu'en étant journaliste j'aille puiser à la même source pour créer mes livres
et pour créer mes papiers, mes articles, mes enquêtes. Donc je me suis dit d'un coté je vais faire de la pub, avec un langage marketing bien carré et qui s'affiche comme tel, et de l'autre je vais garder une disponibilité d'esprit
pour l'écriture romanesque.
Votre père grand journaliste également pour la presse magazine. Le fait de ne pas aller dans le journalisme est-ce que c'est aussi par rapport à l'image paternelle, la crainte d'être comparé à lui ?
De me faire un prénom ?
Ca a pu être déterminant aussi dans vos choix de vie ?
En fait je m'était destiné à suivre ses traces et puis je me usis aperçu que c'était quand même très très compliqué de trouver du travail dans la presse. D'autant qu'évidement par orgueil je voulais pas qu'il m'aide.
Comme mon idée première était d'écrire des livres, je me suis dit comme je vais faire pour tout simplement gagner ma vie. C'était pas le plus important finalement, j'aurais pu trouver dans autre chose
et puis il s'est avéré que j'ai pu trouver un boulot dans la pub. Mais j'ai pu séparer les choses comme ça et puis sans regret quitter le journalisme. Et puis lui ne s'en est pas formalisé,
il était surtout très content que j'écrive mes bouquins.
Parmi vos titres il y a : Deux jours à tuer et Les papas su dimanche. Ce sont deux titres qui ont été adaptés au cinéma et dans lesquels vous avez collaborés.
Vous avez découvert également le monde du cinéma. Donc peut être troisième casquette pour François d'Epenoux ? Publicitaire, romancier et le cinéma un petit peu.
Ca commence à faire pas mal de casquettes. Mais finalement, elles se nourissent les une les autres ces activités. Donc je garde une sorte de cloisonnement entre la pub, l'écriture et le cinéma.
On apprend effectivement à travers les scenarii à être concis, très dialogué. D'ailleurs ce livre Le réveil du cœur, on me dit souvent : « il est plus dialogué que les autres ».
Je pense que c'est l'influence de l'adaptation et des dialogues que j'ai pu mener avec Jean Becker sur Deux jours à tuer.
Je vais me permettre de vous provoquer, la publicité, c'est un peu le monde du factice, du piège, du paraître. L'écriture est-elle un moyen pour vous de revenir vers plus d'authenticité ?
Ah oui absolument. Parfois dans la publicité, on souffre un peu. On est là à se prendre la tête, y a pas d'autres mots, sur des sujets dont on se dit...
Pas facile de rendre glamour un yaourt.
Ah ouais ouais ouais, c'est quand même un nouveau yaourt aux framboises quoi. L'avenir du monde ne dépend pas de ça. Et pourtant la pub m'a aidé aussi. Dans sa concision,
dans son sens de la formule et puis c'est un beau sujet de roman aussi parce dans Deux jours à tuer, Antoine Meillot était publicitaire et quand il pète les plombs dans son agence de pub, évidemment je connaissais très très bien le sujet.
Et pour la petite histoire, je suis un des figurants autour de la table dans la fameuse scène de l'agence de pub, où il rentre dans le lard de son client.
L'écriture vous a révélé à vous même ? Vous vous êtes découvert différent ?
Finalement oui parce qu'on tourne autour de soi-même. Il y a quand même... même si on essaye de faire des sujets personnels quelque chose d'universel mais de lisible pour beaucoup, on se revisite en permanence.
On revisite ses lieux, en tout cas moi je travaille beaucoup comme ça. J'ai le sentiment que chacun de mes bouquins est un pièce d'un puzzle. Et que ce puzzle se constitue petit à petit.
Dans tous mes livres d'une façon ou d'une autre, je revisite des lieux de mon enfance, ou des lieux qui m'ont marqué ou des personnages qui m'ont marqué dans ma vie.
Que se soit mon père, ma mère ou des gens que j'ai côtoyé ou qui m'ont côtoyé. Dans tous milieux professionnels ou autre, il y a toujours une façon de revisiter ou de retraiter et de recycler, d'une certaine façon, des choses que je connais.
De temps en temps, je dis, et c'est pas une coquetterie, j'ai pas beaucoup d'imagination et c'est vrai. Je serais incapable d'inventer une saga, inventée de rien et je trouve ça fascinant.
Moi j'ai besoin ,quand même, vraiment du réel. Pour m'appuyer, pour le transformer. J'espère le rendre, drôle attrayant ou intéressant.
Votre actualité François d'Epenoux c'est donc votre neuvième roman aux éditions Anne Carrière, ça s'appelle Le réveil du cœur. Roman pour lequel vous venez d'obtenir, le prix 2014 des maisons de la presse.

Philippe Chauveau :
Bonjour François d'Epenoux

François d'Epenoux :
Bonjour

Philippe Chauveau :
vous venez de recevoir le prix 2014 maison de la Presse pour votre nouveau roman, Le réveil du Coeur. C'est déjà votre neuvième livre, votre neuvième roman. Mais vous avez une autre vie vous êtes publicitaire j'ai envie de dire dans la vraie vie.

François d'Epenoux :
Dans la vraie vie, ouais.

Philippe Chauveau :
C'est pas péjoratif mais c'est une expression que vous utilisez vous même, quand on fait de la pub pour vendre des yaourts, comment trouve-t-on le chemin de l'écriture. Ce sont deux métiers très différents.

François d'Epenoux :
C'est justement parce qu'ils sont très différents que j'ai choisi la pub. Parce que au début, je me destinais à être journaliste mais j'ai eu peur qu'en étant journaliste j'aille puiser à la même source pour créer mes livres et pour créer mes papiers, mes articles, mes enquêtes. Donc je me suis dit d'un coté je vais faire de la pub, avec un langage marketing bien carré et qui s'affiche comme tel, et de l'autre je vais garder une disponibilité d'esprit pour l'écriture romanesque.

Philippe Chauveau :
Votre père grand journaliste également pour la presse magazine. Le fait de ne pas aller dans le journalisme est-ce que c'est aussi par rapport à l'image paternelle, la crainte d'être comparée à lui ?

François d'Epenoux :
De me faire un prénom ?

Philippe Chauveau :
Ca a pu être déterminant aussi dans vos choix de vie ?

François d'Epenoux :
En fait je m'était destiné à suivre ses traces et puis je me suis aperçu que c'était quand même très très compliqué de trouver du travail dans la presse. D'autant qu'évidement par orgueil je voulais pas qu'il m'aide. Comme mon idée première était d'écrire des livres, je me suis dit comme je vais faire pour tout simplement gagner ma vie. C'était pas le plus important finalement, j'aurais pu trouver dans autre chose et puis il s'est avéré que j'ai pu trouver un boulot dans la pub. Mais j'ai pu séparer les choses comme ça et puis sans regret quitter le journalisme. Et puis lui ne s'en est pas formalisé, il était surtout très content que j'écrive mes bouquins.

Philippe Chauveau :
Parmi vos titres il y a : Deux jours à tuer et Les papas su dimanche. Ce sont deux titres qui ont été adaptés au cinéma et dans lesquels vous avez collaborés. Vous avez découvert également le monde du cinéma. Donc peut être troisième casquette pour François d'Epenoux ? Publicitaire, romancier et le cinéma un petit peu.

François d'Epenoux :
Ca commence à faire pas mal de casquettes. Mais finalement, elles se nourrissent les une les autres ces activités. Donc je garde une sorte de cloisonnement entre la pub, l'écriture et le cinéma. On apprend effectivement à travers les scenarii à être concis, très dialogué. D'ailleurs ce livre Le réveil du cœur, on me dit souvent : « il est plus dialogué que les autres ». Je pense que c'est l'influence de l'adaptation et des dialogues que j'ai u mener avec Jean Becker sur Deux jours à tuer.

Philippe Chauveau :
Je vais me permettre de vous provoquer, la publicité sans un peu le monde du factice, du piège, du paraître. L'écriture est)elle un moyen pour vous de revenir vers plus d'authenticité ?

François d'Epenoux :
Ah oui absolument. Parfois dans la publicité, on souffre un peu. On est là à sa prendre la tête, y a pas d'autres mots, sur des sujets dont on se dit...

Philippe Chauveau :
Pas facile de rendre glamour un yaourt.

François d'Epenoux :
Ah ouais ouais ouais, c'est quand même un nouveau yaourt aux framboises quoi. L'avenir du monde ne dépend pas de ça. Et pourtant la pub m'a aidé aussi. Dans sa concision, dans son sens de la formule et puis c'est un beau sujet de roman aussi parce dans Deux jours à tuer, Antoine Meillot était publicitaire et quand il pète les plombs dans son agence de pub, évidemment je connaissais très très bien le sujet. Et pour la petite histoire, je suis un des figurants autour de la table dans la fameuse scène de l'agence de pub, où il rentre dans le lard de son client.

Philippe Chauveau :
L'écriture vous a révélé à vous même ? Vous vous êtes découvert différent ?

François d'Epenoux :
Finalement oui parce qu'on tourne autour de soi-même. Il y a quand même... même si on essaye de faire des sujets personnels quelque chose d'universel mais de lisible pour beaucoup, on se revisite en permanence. On revisite ses lieux, en tout cas moi je travaille beaucoup comme ça. J'ai le sentiment que chacun de mes bouquins est un pièce d'un puzzle. Et que ce puzzle se constitue petit à petit. Dans tous mes livres d'une façon ou d'une autre, je revisite des lieux de mon enfance, ou des lieux qui m'ont marqué ou des personnages qui m'ont marqué dans ma vie. Que se soit mon père, ma mère ou des gens que j'ai côtoyé ou qui m'ont côtoyé. Dans tous milieux professionnels ou autre, il y a toujours une façon de revisiter ou de retraiter et de recycler, d'une certaine façon, des choses que je connais. De temps en temps, je dis, et c'est pas une coquetterie, j'ai pas beaucoup d'imagination et c'est vrai. Je serais incapable d'inventer une saga, inventée de rien et je trouve ça fascinant. Moi j'ai besoin quand même vraiment du réel, pour m'appuyer, pour le transformer. J'espère le rendre, drôle attrayant ou intéressant.

Philippe Chauveau :
Votre actualité François d'Epenoux c'est donc votre neuvième roman aux éditions Anne Carrière, ça s'appelle Le réveil du cœur. Roman pour lequel vous venez d'obtenir, le prix 2014 des maisons de la presse.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • François d'Epenoux est publicitaire. Mais dans son autre vie, il est aussi romancier. Depuis plusieurs années déjà, François d'Epenoux trace son sillon dans le milieu littéraire avec neuf romans à son actif depuis son premier titre « Gégé » en 1995. La fragilité des sentiments, les soubresauts de l'âme humaine, la difficulté à oser se dire les choses sont une constante dans l'univers de François d'Epenoux. On se souvient notamment de « Deux jours à tuer » ou « Les papas du dimanche », deux romans adaptés au...Le presque de François Epenoux (d') - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau :Bonjour François d'Epenoux François d'Epenoux :Bonjour Philippe Chauveau :vous venez de recevoir le prix 2014 maison de la Presse pour votre nouveau roman, Le réveil du Coeur. C'est déjà votre neuvième livre, votre neuvième roman. Mais vous avez une autre vie vous êtes publicitaire j'ai envie de dire dans la vraie vie. François d'Epenoux :Dans la vraie vie, ouais. Philippe Chauveau :C'est pas péjoratif mais c'est une expression que vous utilisez vous même, quand on fait de la pub pour vendre des...Le presque de François Epenoux (d') - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau :Dans ce nouveau titre, François d'Epenoux, Le réveil du cœur, nous allons faire connaissance avec Le vieux, essentiellement. Mais il y a d'autre personnages puisque le roman commence avec Jean. Jean et Leïla, qui se rencontrent, qui s'aiment. Il va y avoir un enfant, que l'on va retrouver quelques années plus tard. Le couple se sera séparé et cet enfant il va falloir que quelqu'un le garde pendant les vacances du mois d’août. Et là Jean va se souvenir que son père est là et peut peut être s'occuper du...Le presque de François Epenoux (d') - Le livre - Suite
    Maison de la Presse28 Bis Rue du Maréchal Foch, 78110 Le Vésinet Isabelle Rosset :J'ai beaucoup aimé ce livre. C'est un livre, je trouve, formidable. Parce qu'il nous parle de plusieurs générations de personnes et des liens qui peuvent exister entre eux. De notre monde, de sa transformation, de ses 40 ou 50 dernières années, des conséquences aujourd'hui dans notre façon de vivre et aussi on a un regard dans ce livre sur la vie dans les années 50. Qui est un vie qui apparaît très différente de celle d'aujourd'hui donc on...Le presque de François Epenoux (d') - L'avis du libraire - Suite