Fabrice Humbert

Fabrice Humbert

L'origine de la violence

Portrait 4'06
Philippe Chauveau
Bonjour Fabrice Humbert, merci de nous recevoir pour Web TV Culture. L'Origine de la violence, c'est votre troisième roman. Comment l'écriture est-elle arrivée dans votre vie ?

Fabrice Humbert
Vers l'âge de dix-neuf ans avec vraiment l'intention d'écrire des livres. Avant en fait, j'ai très peu écrit. Moi en fait c'était surtout la lecture. J'étais vraiment immergé en permanence dans un monde imaginaire dont j'ai mis des années à sortir. Et puis je suis sorti de ma bulle et j'ai commencé à avoir un peu plus de contact avec les gens et à partir de là je me suis mis à écrire. Je pense que j'ai fait mon premier livre lisible à vingt-cinq ans et puis j'ai publié mon premier livre vers vingt-sept, vingt-huit ans.

Philippe Chauveau
L'écriture, pour vous, c'est du plaisir, de la souffrance, un peu des deux ?

Fabrice Humbert
C'est pas de la souffrance et j'essaie d'éviter le plus possible dans ma vision de l'écriture des thèmes romantiques même si, pour l'écriture de L'Origine de la violence, je me suis aperçu que certains thèmes romantiques étaient finalement valables, et finalement je me suis rendu compte que c'est quand même en me livrant le plus possible, même si c'est sous divers masques, dans L'Origine de la violence, que j'ai réussi à toucher les gens.

Philippe Chauveau
Lorsque vous disiez qu'enfant vous étiez dans un monde imaginaire, est-ce que le fait d'enseigner, c'est une façon d'être dans le monde réel ?

Fabrice Humbert
J'ai vu les milieux les plus favorisés comme les plus défavorisés du pays, et ça a été un choc social, l'enseignement pour moi. J'ai vraiment découvert énormément de choses. Je me suis retrouvé il y a quelques années au lycée franco-allemand qui est lui-même un espace en marge. On est dans un lycée international, c'est-à-dire qu'on a pas les mêmes règles, pas les mêmes programmes, on travaille de façon un peu différente et on fait tout nous-même. C'est-à-dire que finalement de phénomène de marginalité – marginalité très relative, mais tout de même marginalité que j'ai très souvent connue dans ma vie - je l'ai retrouvé au lycée franco-allemand.

Philippe Chauveau
Derrière vous, votre bibliothèque, et c'est là qu'on constate que vous êtes éclectique. Les auteurs qui vous ont marqué, les auteurs que vous aimez retrouver régulièrement, dans lesquels vous vous plongez avec plaisir ?

Fabrice Humbert
J'aime beaucoup Philip Roth par exemple, je trouve que ce qu'il a fait de tout à fait étonnant, c'est de réussir plusieurs chefs d'oeuvre à la suite. Avant, la vie était simple, j'aimais Céline, Hugo, Balzac, voilà, c'était simple et en parallèle il y avait tous les souvenirs d'enfance qui m'ont beaucoup marqué, les romans d'aventure, Jack London, Robinson Crusoé, Jules Verne. J'ai toujours eu ce double intérêt pour la littérature classique et la littérature proprement romanesque.

Philippe Chauveau
Si vous deviez vous définir en quelques mots.

Fabrice Humbert
Je dirais que moi je suis vraiment pas fini. Et par ailleurs, vous voyez, dans les livres que je fais, il y a quand même une part de mise en scène de moi-même qui fait que je suis beaucoup traversé de fiction. Il y a une figure, par exemple, qui me passionne, c'est la mythomanie, ce que je ne suis pas du tout, mais néanmoins, ça traduit quand même le fait est que je pense qu'il y a pas mal de fiction chez les gens, ils s'inventent un peu eux-mêmes. Par exemple, j'avais été passionné par L'Adversaire de Carrère. Il a fait un roman, c'est exactement au centre de mes interrogations sur la part de fiction qui existe en chacun de nous. C'est pour ça que je peux pas me définir, c'est parce qu'il y a vraiment une fiction importante en moi, qui est du domaine du rêve, mais aussi de la création de soi, de l'invention de soi.

Philippe Chauveau
Merci beaucoup, Fabrice Humbert, votre troisième roman, L'Origine de la violence, c'est au éditions du Passage.
Philippe Chauveau
Bonjour Fabrice Humbert, merci de nous recevoir pour Web TV Culture. L'Origine de la violence, c'est votre troisième roman. Comment l'écriture est-elle arrivée dans votre vie ?

Fabrice Humbert
Vers l'âge de dix-neuf ans avec vraiment l'intention d'écrire des livres. Avant en fait, j'ai très peu écrit. Moi en fait c'était surtout la lecture. J'étais vraiment immergé en permanence dans un monde imaginaire dont j'ai mis des années à sortir. Et puis je suis sorti de ma bulle et j'ai commencé à avoir un peu plus de contact avec les gens et à partir de là je me suis mis à écrire. Je pense que j'ai fait mon premier livre lisible à vingt-cinq ans et puis j'ai publié mon premier livre vers vingt-sept, vingt-huit ans.

Philippe Chauveau
L'écriture, pour vous, c'est du plaisir, de la souffrance, un peu des deux ?

Fabrice Humbert
C'est pas de la souffrance et j'essaie d'éviter le plus possible dans ma vision de l'écriture des thèmes romantiques même si, pour l'écriture de L'Origine de la violence, je me suis aperçu que certains thèmes romantiques étaient finalement valables, et finalement je me suis rendu compte que c'est quand même en me livrant le plus possible, même si c'est sous divers masques, dans L'Origine de la violence, que j'ai réussi à toucher les gens.

Philippe Chauveau
Lorsque vous disiez qu'enfant vous étiez dans un monde imaginaire, est-ce que le fait d'enseigner, c'est une façon d'être dans le monde réel ?

Fabrice Humbert
J'ai vu les milieux les plus favorisés comme les plus défavorisés du pays, et ça a été un choc social, l'enseignement pour moi. J'ai vraiment découvert énormément de choses. Je me suis retrouvé il y a quelques années au lycée franco-allemand qui est lui-même un espace en marge. On est dans un lycée international, c'est-à-dire qu'on a pas les mêmes règles, pas les mêmes programmes, on travaille de façon un peu différente et on fait tout nous-même. C'est-à-dire que finalement de phénomène de marginalité – marginalité très relative, mais tout de même marginalité que j'ai très souvent connue dans ma vie - je l'ai retrouvé au lycée franco-allemand.

Philippe Chauveau
Derrière vous, votre bibliothèque, et c'est là qu'on constate que vous êtes éclectique. Les auteurs qui vous ont marqué, les auteurs que vous aimez retrouver régulièrement, dans lesquels vous vous plongez avec plaisir ?

Fabrice Humbert
J'aime beaucoup Philip Roth par exemple, je trouve que ce qu'il a fait de tout à fait étonnant, c'est de réussir plusieurs chefs d'oeuvre à la suite. Avant, la vie était simple, j'aimais Céline, Hugo, Balzac, voilà, c'était simple et en parallèle il y avait tous les souvenirs d'enfance qui m'ont beaucoup marqué, les romans d'aventure, Jack London, Robinson Crusoé, Jules Verne. J'ai toujours eu ce double intérêt pour la littérature classique et la littérature proprement romanesque.

Philippe Chauveau
Si vous deviez vous définir en quelques mots.

Fabrice Humbert
Je dirais que moi je suis vraiment pas fini. Et par ailleurs, vous voyez, dans les livres que je fais, il y a quand même une part de mise en scène de moi-même qui fait que je suis beaucoup traversé de fiction. Il y a une figure, par exemple, qui me passionne, c'est la mythomanie, ce que je ne suis pas du tout, mais néanmoins, ça traduit quand même le fait est que je pense qu'il y a pas mal de fiction chez les gens, ils s'inventent un peu eux-mêmes. Par exemple, j'avais été passionné par L'Adversaire de Carrère. Il a fait un roman, c'est exactement au centre de mes interrogations sur la part de fiction qui existe en chacun de nous. C'est pour ça que je peux pas me définir, c'est parce qu'il y a vraiment une fiction importante en moi, qui est du domaine du rêve, mais aussi de la création de soi, de l'invention de soi.

Philippe Chauveau
Merci beaucoup, Fabrice Humbert, votre troisième roman, L'Origine de la violence, c'est au éditions du Passage.

L'origine de la violence Aux Editions Le passage
  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
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