Gilles Legardinier

Gilles Legardinier

Et soudain tout change

Portrait 3'44

Bonjour Gilles Legardinier. J'avais déjà eu le plaisir de vous recevoir dans ce même fauteuil pour votre précédent titre. C'était « Complètement cramé ! », puis il y avait eu précédemment « Demain j'arrête !» avec à chaque fois un chat sur la couverture.
L'aventure se poursuit plutôt agréablement puisqu'à chaque nouveau livre, il y a un succès de librairie.
Pour le moment oui, mais on en est à deux, donc c'est une petite continuation, mais c'est un bonheur quand même.
Mais le troisième se profile et marchera sûrement sur les traces des précédents. Comment vous vivez tout ça ? Parce que c'est arrivé un peu tard.
Je ne sais pas. C'est arrivé au moment où je l'ai écrit donc c'est bien arrivé. C'est vrai qu'entre le moment où « Demain j'arrête ! » a explosé et le moment où il est sorti, il y a eu un an, un an et demi.
« Complètement cramé » a démarré un peu plus vite, on verra pour celui là. Mais honnêtement, ce n'est pas moi qui fixe le calendrier. Je suis l'heureux bénéficiaire de ce miracle que le public m'offre.
Vous avez écrit quelques polars, vous avez aussi travaillé dans l'univers du cinéma, mais vous étiez dans l'ombre. Et puis là avec cette série de livres, vous passez à la lumière.
Alors je vais être très honnête, je préférais.
Voilà où je voulais en venir !
Je préférais en fait être dans l'ombre. Le rapport au lecteur ne me pose pas de problème, mais après vous êtes en prise avec un système qui vous oblige à prendre beaucoup de temps à faire ce qui n'est pas votre passion et pas votre métier et à ce niveau là, j'ai un peu de regret.
J'ai l'habitude de fréquenter la célébrité et de la côtoyer par le cinéma en étant en retrait et en étant là pour prendre soin des gens qui, eux, sont en pleine lumière et c'est vrai que le fait d'être exposé soi-même complique un peu les choses et prend surtout beaucoup de temps.
Vous savez qu'en France et notamment dans le milieu littéraire on n'aime pas beaucoup les gens qui ont du succès. Comment vivez-vous le regard que peut avoir le monde du livre sur vous ?
Vous me permettez d'être honnête ?
C'est ce que je vous demande...
Je m'en fous grave ! Moi je ne travaille pas pour le monde du livre, je travaille pour les lecteurs. Donc aujourd'hui les lecteurs viennent vers moi avec les mots qu'ils ont, avec les regards qu'ils ont et en me racontant ce qu'ils ont vécu.
Si les gens du métier du livre on envie de travailler avec moi, c'est fabuleux, j'aime bosser avec les gens, je ne suis pas un solitaire du tout, je suis respectueux du boulot, du travail des autres et des univers dans lesquels je rentre.
Après les jugements, si c'est juste de la jalousie... Franchement, on a tous autre chose à faire.
Vous même, quels sont les livres, lec auteurs vers lesquels vous vous dirigez spontanément ?
Je vais être très honnête, je suis plus du genre à cuisiner qu'à manger. Je lis assez peu. Je lis très peu. Ma femme, qui est le cerveau dans le couple, elle, lit énormément.
Elle lit tout et à peu près quatre fois par an, elle me pose sur la table des bouquins qu'elle m'oblige à lire, comme à l'école, à l'époque où on s'est connu.
Mais honnêtement je lis très peu. J'ai déjà tellement d'histoires dans la tête que je n'éprouve pas le besoin de recueillir celles des autres pour me divertir.
Alors justement, où allez-vous les chercher vos histoires ?
Je ne sais pas Philippe. C'est là quelque part là-dedans, un peu là aussi. Je ne sais pas répondre à cette question. Ca naît toujours d'une émotion. Ca naît de l'affect que j'ai vis-à-vis des gens. J'aime les gens.
J'aime bien les observer, les voir fragiles, les voir s'en sortir. J'aime bien les voir se tromper et l'admettre. Ce sont des mécanismes chez l'humain que je trouve extra-ordinaire.
Que vous a apporté cette réussite littéraire que vous n'aviez peut-être pas avant dans votre vie ?
Ca ne me manquait pas. Je ne courais pas après la réussite ou ce que les gens appellent une réussite. La vraie chose que cela m'a apportée Philippe, c'est un contact extra-ordinaire aux gens.
Avoir la faculté de pouvoir parler à des gens que vous n'avez jamais vu comme si c'était un proche, parce qu'il se confie, parce que vous avez quelque chose dans le regard qui les change
parce qu'il a lu vortre livre, ça c'est un luxe extra-ordinaire. Le gain il est humain d'abord, il est vraiment humain.
Merci de nous faire partager tout ça. Votre actualité Gilles Legardinier « Et soudain tout change », c'est aux éditions Fleuve Noir.

Philippe Chauveau :
Bonjour Gilles Legardinier. J'avais déjà eu le plaisir de vous recevoir dans ce même fauteuil pour votre précédent titre. C'était « Complètement cramé ! », puis il y avait eu précédemment « Demain j'arrête !» L'aventure se poursuit plutôt agréablement puisqu'à chaque nouveau livre, il y a un succès de librairie.

Gilles Legardinier :
Pour le moment oui, mais on en est à deux, donc c'est une petite continuation, mais c'est un bonheur quand même.

Philippe Chauveau :
Mais le troisième se profile et marchera sûrement sur les traces des précédents. Comment vous vivez tout ça ? Parce que c'est arrivé un peu tard.

Gilles Legardinier :
Je ne sais pas. C'est arrivé au moment où je l'ai écrit donc c'est bien arrivé. C'est vrai qu'entre le moment où « Demain j'arrête ! » a explosé et le moment où il est sorti, il y a eu un an, un an et demi. « Complètement cramé » a démarré un peu plus vite, on verra pour celui là. Mais honnêtement, ce n'est pas moi qui fixe le calendrier. Je suis l'heureux bénéficiaire de ce miracle que le public m'offre.

Philippe Chauveau :
Vous avez écrit quelques polars, vous avez aussi travaillé dans l'univers du cinéma, mais vous étiez dans l'ombre. Et puis là avec cette série de livres, vous passez à la lumière.

Gilles Legardinier :
Alors je vais être très honnête, je préférais.

Philippe Chauveau :
Voilà où je voulais en venir !

Gilles Legardinier :
Je préférais en fait être dans l'ombre. Le rapport au lecteur ne me pose pas de problème, mais après vous êtes en prise avec un système qui vous oblige à prendre beaucoup de temps à faire ce qui n'est pas votre passion et pas votre métier et à ce niveau là, j'ai un peu de regret. J'ai l'habitude de fréquenter la célébrité et de la côtoyer par le cinéma en étant en retrait et en étant là pour prendre soin des gens qui, eux, sont en pleine lumière et c'est vrai que le fait d'être exposé soi-même complique un peu les choses et prend surtout beaucoup de temps.

Philippe Chauveau :
Vous savez qu'en France et notamment dans le milieu littéraire on n'aime pas beaucoup les gens qui ont du succès. Comment vivez-vous le regard que peut avoir le monde du livre sur vous ?

Gilles Legardinier :
Vous me permettez d'être honnête ?

Philippe Chauveau :
C'est ce que je vous demande...

Gilles Legardinier :
Je m'en fous grave ! Moi je ne travaille pas pour le monde du livre, je travaille pour les lecteurs. Donc aujourd'hui les lecteurs viennent vers moi avec les mots qu'ils ont, avec les regards qu'ils ont et en me racontant ce qu'ils ont vécu. Si les gens du métier du livre on envie de travailler avec moi, c'est fabuleux, j'aime bosser avec les gens, je ne suis pas un solitaire du tout, je suis respectueux du boulot, du travail des autres et des univers dans lesquels je rentre. Après les jugements, si c'est juste de la jalousie... Franchement, on a tous autre chose à faire.

Philippe Chauveau :
Vous même, quels sont les livres, lec auteurs vers lesquels vous vous dirigez spontanément ?

Gilles Legardinier :
Je vais être très honnête, je suis plus du genre à cuisiner qu'à manger. Je lis assez peu. Je lis très peu. Ma femme, qui est le cerveau dans le couple, elle, lit énormément. Elle lit tout et à peu près quatre fois par an, elle me pose sur la table des bouquins qu'elle m'oblige à lire, comme à l'école, à l'époque où on s'est connu. Mais honnêtement je lis très peu. J'ai déjà tellement d'histoires dans la tête que je n'éprouve pas le besoin de recueillir celles des autres pour me divertir.

Philippe Chauveau :
Alors justement, où allez-vous les chercher vos histoires ?

Gilles Legardinier :
Je ne sais pas Philippe. C'est là quelque part là-dedans, un peu là aussi. Je ne sais pas répondre à cette question. Ca naît toujours d'une émotion. Ca naît de l'affect que j'ai vis-à-vis des gens. J'aime les gens. J'aime bien les observer, les voir fragiles, les voir s'en sortir. J'aime bien les voir se tromper et l'admettre. Ce sont des mécanismes chez l'humain que je trouve extra-ordinaire.

Philippe Chauveau :
Que vous a apporté cette réussite littéraire que vous n'aviez peut-être pas avant dans votre vie ?

Gilles Legardinier :
Ca ne me manquait pas. Je ne courais pas après la réussite ou ce que les gens appellent une réussite. La vraie chose que cela m'a apportée Philippe, c'est un contact extra-ordinaire aux gens. Avoir la faculté de pouvoir parler à des gens que vous n'avez jamais vu comme si c'était un proche, parce qu'il se confie, parce que vous avez quelque chose dans le regard qui les change parce qu'il a lu vortre livre, ça c'est un luxe extra-ordinaire. Le gain il est humain d'abord, il est vraiment humain.

Philippe Chauveau :
Merci de nous faire partager tout ça. Votre actualité Gilles Legardinier « Et soudain tout change », c'est aux éditions Fleuve Noir.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
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