Le Prix Emmanuel Roblès

Le Prix Emmanuel Roblès

édition 2009

Présentation 4'31
Philippe Chauveau
Pour la 19ème année consécutive, la ville de Blois et son agglomération ont vibré au rythme du Prix Emmanuel Roblès, prix qui récompense un premier roman de langue française.

Organisé à l'initiative des bibliothécaires du blésois, le Prix Emmanuel Roblès a la particularité d'être choisi par plus de 500 lecteurs issus de 67 comités de lecture implantés sur Blois et ses alentours. Dans ces comités, vous retrouvez des lecteurs de tous âges, de tous univers, unis par une même passion, la lecture, le partage d'idées et la découverte de jeunes talents. Ainsi des comités de lecture se sont formés dans des entreprises, des lycées, au centre hospitalier, dans des maisons de retraite, dans des associations ou encore, à la maison d'arrêt.
Des comités de lecture basés à l'étranger, comme en Roumanie, en Pologne, au Maroc ou encore en Lettonie participent aussi à l'événement qui au fil des ans s'est imposé comme un prix de référence dans le monde de l'édition.
Et pour les bibliothécaires du blésois, le Prix Roblès est devenu un rendez-vous incontournable.

Catherine Bony :
Je crois que les gens ont envie de tout ça, c'est-à-dire ont envie de cette découverte, ont envie qu'on les aide à découvrir la littérature ; et puis les autres, l'échange… On ne fait pas grand-chose, on ouvre une porte pour des gens qui ont envie d'entrer.

Philippe Chauveau :
Les bibliothécaires du blésois sont donc en quelque sorte les chevilles ouvrières de cette manifestation. En début d'année, une présélection d'ouvrages est choisie avant que 6 d'entre eux soient retenus pour être proposés aux comités de lecture. Dès lors, et pendant 3 mois, de mars à mai, chacun lit, discute, débat avant d'élire son favori.
Le Prix Roblès finalement, c'est une formidable opération au cours de laquelle le grand public et la culture se rejoignent. Tout naturellement, les collectivités locales se sont impliquées dans l'organisation de la manifestation qui en près de 20ans s'est imposée comme l'un des temps forts de la vie culturelle blésoise.

Christophe Degruelle :
Je pense qu'à Blois il y a une véritable passion pour la littérature, une passion pour le roman qui a sans doute d'abord été initiée par le « Prix Goncourt du 1er roman » ; il y avait à l'époque un « Prix 1537 ». Et puis, c'est une longue histoire. Et comme toutes les belles histoires d'amour, elle dure, et l'année prochaine, on fêtera les 20 ans du Prix Roblès.

Philippe Chauveau :
L'Académie Goncourt est largement impliquée dans la réussite de la manifestation puisque la liste des ouvrages proposés aux comités de lecture se fait en parallèle de celle de l'Académie Goncourt. Hauteur du roman Les hauteurs de la ville, prix Fémina en 1948, mais aussi passionné de cinéma, il a d'ailleurs travaillé avec Bunuel ou Visconti, Emmanuel Roblès s'est toujours intéressé à la jeune littérature. Entré à l'Académie Goncourt en 1973, le prix décerné à Blois et qui s'appelait alors Prix 1537 revêtait pour lui une importance capitale, l'encouragement du public à un jeune auteur. Aussi, à sa mort, c'est tout naturellement que le Prix 1537 est devenu Prix Emmanuel Roblès. Et chaque année, pour les membres de l'Académie Goncourt, c'est un bel hommage rendu à leur ami disparu.

Didier Decoin :
C'était quelqu'un que je voyais très souvent et qui me fascinait parce qu'il était extraordinairement simple, extraordinairement amoureux de la vie et extraordinairement amoureux de la littérature. Je trouve que c'est formidable qu'il soit prolongé, comme ça, quelque part, par un prix.

Philippe Chauveau :
Pour cette édition 2009, et au prix de débats passionnés et passionnants, c'est donc Tatiana Arfel qui a été récompensée et qui s'est vue décerner le Prix Emmanuel Roblès. Et parmi ses prédécesseurs, des auteurs qui ont depuis gagné leurs galons mais qui garde un souvenir ému de leur passage à Blois.

Philippe Besson :
Le Prix Emmanuel Roblès, il se trouve que c'était 400 personnes, à l'époque, répartis dans pleins de comités différents ; il y avait des lycéens, des détenus, des bibliothécaires, des gens d'horizons extrêmement différents. Et que tous ces gens là se rassemblent et choisissent ce livre là qui n'était pourtant pas un livre extrêmement facile, ni grand public, ça m'a touché voilà !

Marc Lepape :
On est loin de toute la mauvaise publicité, entre guillemets, qu'il peut y avoir autour de certains prix. Là, c'est vraiment des gens passionnés par la littérature qui lisent beaucoup, qui travaillent, qui s'interrogent autour de ces œuvres, et puis qui donnent la possibilité à des auteurs de communiquer avec eux.

Carole Martinez :
C'était vraiment magique, et en plus ça se passe au Musée de la Magie… Ce sont des gens chaleureux qui te donnent énormément, donc, un don incroyable ; un cadeau merveilleux le Roblès, un cadeau merveilleux, l'un de mes plus beaux souvenirs.

  • PRÉSENTATION
  • LES TEMPS FORTS
  • INTERVIEW DE LA LAURÉATE
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    C'est une tradition, les six écrivains, candidats au prix Roblès, concurrents le temps d'une journée, sont condamnés à voyager ensemble. De Paris à Blois, une heure et demi de trajet pour faire connaissance sans pression. Tatiana Arfel (L'attente du soir): Moi j'ai été impressionnée par la passion des comités de lecture que j'ai pu voir un peu sur internet. Et donc je trouve ça très vivant, bouillonnant...je suis pressée de rencontrer des lecteurs en chair et en os et voir des gens avec qui on puisse parler sincèrement de...Le Prix Emmanuel Roblès 2009 - Les temps forts - Suite
    Depuis que je suis petite, j'écris des choses, des petits poèmes, des choses de petits enfants, des petites histoires... Pourquoi l'histoire ? Je voyais en écrivant des petits textes que j'avais très souvent les mêmes styles, les mêmes voix pour mes personnages, comme ci ils étaient les mêmes. Il y'avait toujours cette femme, un peut grise, un peut éteinte, qui parlait. Ce n'était pas la même, mais plusieurs fois elle revenait, c'était une sorte de récurrence. Je me suis aperçut que j'avais trois personnages qui voulaient...Le Prix Emmanuel Roblès 2009 - Interview de la lauréate - Suite