Michel Bussi

Michel Bussi

On la trouvait plutôt jolie

Portrait 5'51"

Philippe Chauveau : Bonjour Michel Bussi

Michel Bussi : Bonjour

Philippe Chauveau : Merci d'avoir accepté notre invitation. On aurait pu se rencontrer chez vous en Normandie dans la région de Rouen, et finalement c'est au coeur de Paris que je nous nous retrouvons, et pas n'importe où, puisque nous sommes à la Maison des Océans près du Panthéon, l'institut océanographique voulu et fondé par le prince Albert Ier de Monaco en 1911. Ca me fait plaisir que l'on se retrouve ici parce que l'on parle de Michel Bussi l'écrivain, le romancier mais on ne peut pas oublier que vous êtes géographe, vous êtes aussi politologue. Vous avez toujours voulu lier les deux, la politique et la géographie. Pouvez-vous définir votre fonction et pourquoi cette passion?

Michel Bussi : Il y a une part de hasard. Qquand je suis arrivé en maîtrise, je n'avais pas forcément projeté de travailler en géographie politique même si j'avais un interêt pour des questions citoyennes mais c'est un professeur qui m'a incité en me faisant lire un article en anglais d'un modèle de prédiction des votes en disant « ça c'est pas mal, on pourrait l'appliquer en France, c'est tout nouveau... ». Je n'y connaissais rien, je lui ai fait confiance et je suis parti dans quelque chose de très précis qui est l'analyse des cartes électorales d'une manière assez quantitative. Et comme j'avais en moi depuis longtemps cette envie de devenir journaliste, en tous cas d'écrire, c'est vrai que le fait de travailler sur les élections puis le politique m'a amené à rencontrer pas mal d'élus en Normandie, et de participer à des médias, d'écrire des articles à propos des campagnes électorales. Et les journalistes appréciaient que ce que j'écrive soit assez littéraire, donc ça a été un premier pas dans autre chose qu'un travail purement scientifique, j'ai beaucoup aimé.

Philippe Chauveau : Je laisse volontairement le géographe politique pour m'intéresser à Michel Bussi le romancier parce qu'il y avait cette activité professionnelle qui prend du temps, et vous aviez quand même envie d'écrire. Vous faites partie de ces romanciers qui ont mis du temps avant d'être reconnus par les éditeurs, et puis il y a eu le phénomène Code Lupin avec un éditeur régional Les éditions des falaises qui vous avaient fait confiance... Pourquoi ce besoin d'écriture ?

Michel Bussi : J'ai toujours eu envie d'écrire, il y a toujours eu cette certitude en moi que j'écrirai au moins un roman, je ne savais pas s'il serait édité, ni s'il serait lu mais j'avais cette certitude que je devais écrire ce roman. J'avais les idées, c'était plus qu'une envie, c'était un besoin. Six-cents, sept-cents pages ne me faisaient pas peur, je l'avais déjà fait pour des mémoires, même si c'est une écriture totalement différente, je savais ce que ça voulait dire travailler tard le soir, me relire dans le train. Donc je me disais qu'écrire un roman était possible à partir du moment où j'aurais terminé ma thèse.

Philippe Chauveau : Le succès est au rendez-vous, vous êtes traduit dans des dizaines de langues, vous êtes très lu... Je ne vais pas vous demander s'il y a une recette mais il y a une constante dans vos romans, il y a une intrigue, souvent un ou plusieurs morts, souvent une enquête qui est menée, il y a également l'importance du décor, le décor est souvent un personnage à part entière. En quelques mots, c'est quoi l'univers de Michel Bussi ?

Michel Bussi : Ce que j'ai envie de faire, c'est reproduire ce que j'ai aimé lire quand j'étais jeune et avant tout, je pense que c'est l'imaginaire. Je mets l'histoire et l'imaginaire au-dessus de tout le reste. Après, on peut mettre plein de choses derrière, pleins de choses très profondes mais il ne faut jamais perdre de vue que c'est un divertissement. Le divertissement doit être agréable.

Philippe Chauveau : La signature Michel Bussi, c'est aussi les titres que vous choisissez qui sont toujours tirés d'un extrait d'une chanson, pourquoi ce goût pour la musique, la chanson populaire ?

Michel Bussi : Il y a eu un hasard au départ, ce n'était pas calculé en tous cas, et à un moment donné, je me suis rendu compte que ça revenait souvent. Alors je me suis dit « autant l'assumer totalement et en faire une sorte de marque ».

Philippe Chauveau : Et c'est à Pierre Perret que vous avez emprunté le titre de votre dernier roman aux Presses de la cité : On la trouvait plutôt jolie, c'est votre actualité Michel Bussi.

On la trouvait plutôt jolie Presses de la cité
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  • Il est professeur à Rouen, en Normandie, il est géographe politique depuis plusieurs années mais il est aussi l’un des romanciers les plus lus de France. Quel drôle de parcours que celui de Michel Bussi et surtout, quelle belle réussite. C’est un peu par hasard qu’il devient géographe, c’est un peu par hasard qu’il devient écrivain. Et pourtant, tout cela était une évidence tant la passion anime le plus normand des écrivains. C’est d’ailleurs dans se région de cœur qu’il situe l’action de ses premiers romans...On la trouvait plutôt jolie de - Présentation - Suite
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