Sophie Chauveau

Sophie Chauveau

Diderot, le génie débraillé

Portrait 4'16
Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Bonjour Sophie Chauveau

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Bonjour Philippe Chauveau

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Je suis ravi de rencontrer mon homonyme. Vous publiez aux éditions Télémaque, Diderot Le génie débraillé. C'est votre nouveau livre. Diderot homme de lettres, homme de théâtre, un petit peu comme vous finalement puisque le théâtre compte beaucoup dans votre vie. Vous avez une formation de comédienne ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : J'ai fait comme tout le monde, j'ai commencé par le théâtre et dès que j'en suis sortie, j'ai commencé à vivre. Au théâtre, on existe que dans le regard des autres, c'est le regard des autres qui vous permet de travailler simplement. Il faut qu'un metteur en scène vous choisisse, il faut qu'on vous mette en scène, qu'on vous mette dans la lumière... à partir de ce moment là, vous faîtes votre métier. Moi j'ai commencé à exister quand j'ai travaillé dans l'ombre.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Ca veut dire que l'écriture serait synonyme de liberté à contrario ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Oui, le truchement dans l'écriture, c'est pas moi, c'est le livre. Je pense toujours, c'est très étrange la vision que j'ai de l'écriture, c'est comment on fait le vin en écrasant le raisin, avec les pieds. Bon, moi j'essaie que se soit avec les mains mais il faut pétrir, il faut écraser, la phrase, la syntaxe, les mots, la musique, la musique des mots quoi... faut y arriver. Donc c'est beaucoup d'années de travail sur la phrase pour arriver. Après l'histoire, bon bah voilà c'est comment on la raconte plutôt que quoi on raconte.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Lorsque vous écrivez, quels sont les thèmes qui vous inspirent ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Je ne sais pas ; la beauté je dirais. Si on décide que la littérature est un art, ce que je crois, comme la poésie par exemple, la poésie étant ce qui va donner toute la littérature, l'idée c'est quand même la beauté. Alors faire de la beauté, les mots, les images, les sons...

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Alors forcément on évoque les trois très beaux livres dont on a beaucoup parler : Lippi, Vinci, Botticelli ; trois grands génies de la peinture. Ce sont des biographies romancées. Qu'est-ce-qui vous a donné envie de parler de ces trois grands artistes ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Lippi d'abord, je suis tombée sur Lippi et je me suis dit « c'est pas  possible d'avoir eu une vie aussi insensé quand même, picaresque, démesurée »... Pour un romancier c'est du nanan, c'est un cadeau, tout ce que je vais écrire sera en-deçà de l'énormité de sa vie. Je suis toujours extrêmement énervée quand je lis les biographies. Les gens, enfin les auteurs, prennent leur héros à l'âge où ils sont dans la lumière, où ils réussissent. Et donc je veux savoir comment on devient, Lippi, Vinci, Botticelli, Diderot, avant de devenir Diderot. Comment on le devient. Donc je ne fais pas des biographies, je ne fais pas historien, je fais des romans historiques, c'est-à-dire que je vais essayer de réinventer comment ils sont devenus eux-mêmes à travers le désir de devenir grand, de rentrer dans la lumière, de dire quelque chose au monde, de changer le monde... Comment ça pousse ces désirs là ?

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Est-ce que vos contemporains peuvent finalement aussi vous inspirer pour l'écriture ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Oui, oui, oui. Tout le monde m'inspire. Tout m'inspire, j'adore l'humanité, je suis fascinée. La semaine dernière, je suis allée au cimetière, j'ai vu une tombe absolument bouleversante, je vais écrire un livre sur la dame qui est enterrée là. Je suis boulimique, il n'y a pas  de moment dans la semaine où je ne découvre quelque chose qui va m'enchanter, me bouleverser, m'interloquer, qu'il va falloir que je comprenne. Mes contemporains me passionnent.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Quelle serait votre définition de l'écriture finalement ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Ha, c'est un piège !... Je n'ai pas pensé à résoudre des énigmes pareilles… Ma définition de l’écriture ? Rimbaud « fixer des vertiges, exprimer l'inexprimable »... Na na nère,  J'ai répondu...

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Ca vous rend heureuse l'écriture ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Oui très, très. Je ne sais pas s'il y a un autre endroit au monde où l'on est aussi heureux.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Merci beaucoup Sophie Chauveau, Diderot - Le génie débraillé, 1er tome, Les années bohème en attendant le second qui va bientôt paraître, c'est aux éditions Télémaque.
Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Bonjour Sophie Chauveau

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Bonjour Philippe Chauveau

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Je suis ravi de rencontrer mon homonyme. Vous publiez aux éditions Télémaque, Diderot Le génie débraillé. C'est votre nouveau livre. Diderot homme de lettres, homme de théâtre, un petit peu comme vous finalement puisque le théâtre compte beaucoup dans votre vie. Vous avez une formation de comédienne ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : J'ai fait comme tout le monde, j'ai commencé par le théâtre et dès que j'en suis sortie, j'ai commencé à vivre. Au théâtre, on existe que dans le regard des autres, c'est le regard des autres qui vous permet de travailler simplement. Il faut qu'un metteur en scène vous choisisse, il faut qu'on vous mette en scène, qu'on vous mette dans la lumière... à partir de ce moment là, vous faîtes votre métier. Moi j'ai commencé à exister quand j'ai travaillé dans l'ombre.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Ca veut dire que l'écriture serait synonyme de liberté à contrario ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Oui, le truchement dans l'écriture, c'est pas moi, c'est le livre. Je pense toujours, c'est très étrange la vision que j'ai de l'écriture, c'est comment on fait le vin en écrasant le raisin, avec les pieds. Bon, moi j'essaie que se soit avec les mains mais il faut pétrir, il faut écraser, la phrase, la syntaxe, les mots, la musique, la musique des mots quoi... faut y arriver. Donc c'est beaucoup d'années de travail sur la phrase pour arriver. Après l'histoire, bon bah voilà c'est comment on la raconte plutôt que quoi on raconte.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Lorsque vous écrivez, quels sont les thèmes qui vous inspirent ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Je ne sais pas ; la beauté je dirais. Si on décide que la littérature est un art, ce que je crois, comme la poésie par exemple, la poésie étant ce qui va donner toute la littérature, l'idée c'est quand même la beauté. Alors faire de la beauté, les mots, les images, les sons...

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Alors forcément on évoque les trois très beaux livres dont on a beaucoup parler : Lippi, Vinci, Botticelli ; trois grands génies de la peinture. Ce sont des biographies romancées. Qu'est-ce-qui vous a donné envie de parler de ces trois grands artistes ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Lippi d'abord, je suis tombée sur Lippi et je me suis dit « c'est pas  possible d'avoir eu une vie aussi insensé quand même, picaresque, démesurée »... Pour un romancier c'est du nanan, c'est un cadeau, tout ce que je vais écrire sera en-deçà de l'énormité de sa vie. Je suis toujours extrêmement énervée quand je lis les biographies. Les gens, enfin les auteurs, prennent leur héros à l'âge où ils sont dans la lumière, où ils réussissent. Et donc je veux savoir comment on devient, Lippi, Vinci, Botticelli, Diderot, avant de devenir Diderot. Comment on le devient. Donc je ne fais pas des biographies, je ne fais pas historien, je fais des romans historiques, c'est-à-dire que je vais essayer de réinventer comment ils sont devenus eux-mêmes à travers le désir de devenir grand, de rentrer dans la lumière, de dire quelque chose au monde, de changer le monde... Comment ça pousse ces désirs là ?

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Est-ce que vos contemporains peuvent finalement aussi vous inspirer pour l'écriture ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Oui, oui, oui. Tout le monde m'inspire. Tout m'inspire, j'adore l'humanité, je suis fascinée. La semaine dernière, je suis allée au cimetière, j'ai vu une tombe absolument bouleversante, je vais écrire un livre sur la dame qui est enterrée là. Je suis boulimique, il n'y a pas  de moment dans la semaine où je ne découvre quelque chose qui va m'enchanter, me bouleverser, m'interloquer, qu'il va falloir que je comprenne. Mes contemporains me passionnent.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Quelle serait votre définition de l'écriture finalement ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Ha, c'est un piège !... Je n'ai pas pensé à résoudre des énigmes pareilles… Ma définition de l’écriture ? Rimbaud « fixer des vertiges, exprimer l'inexprimable »... Na na nère,  J'ai répondu...

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Ca vous rend heureuse l'écriture ?

Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Oui très, très. Je ne sais pas s'il y a un autre endroit au monde où l'on est aussi heureux.

Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Merci beaucoup Sophie Chauveau, Diderot - Le génie débraillé, 1er tome, Les années bohème en attendant le second qui va bientôt paraître, c'est aux éditions Télémaque.

Diderot, le génie débraillé Aux Editions Télémaque
  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Web Tv Culture vous invite à plonger au coeur du XVIIIème siècle que l'on apelle aussi communément le siècle des Lumières. Et s’il est un auteur qui reste associé à cette période de l’Histoire, antichambre de la Révolution, c’est bien Denis Diderot, à la fois romancier et homme de théâtre, avec Jacques le Fataliste, La religieuse, Jacques le Fataliste ou Le neveu de Rameau. Sophie Chauveau connaît bien, elle aussi, le monde du théâtre. De sa formation de comédienne, elle a gardé le goût de la réplique, de...Une sélection de livres à offrir... ou s'offrir de Sophie Chauveau - Présentation - Suite
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    Philippe Chauveau (Web Tv Culture) : Sophie Chauveau, aux éditions Télémaque, Diderot,  Le génie débraillé,  le tome 1,  Les années bohème, le tome 2, Les encyclopédistes. Pourquoi avoir eu envie d'écrire une biographie romancée de Denis Diderot ? Sophie Chauveau (Diderot - Le génie débraillé) : Parce que toutes celles que j'ai lues, et j'en ai lues plus de douze, me disent que de quinze à trente ans, on ne sait pas ce qu'il a fait. Je n'arrive pas à croire qu'au XVIIIème siècle, on ne puisse pas trouver ce ...Une sélection de livres à offrir... ou s'offrir de Sophie Chauveau - Le livre - Suite
    Tome Dom Frédéric Lapeyre 81, rue Saint Dominique 75007 Paris Tél : 01-47-05-97-47 Ce que j’aime surtout, c’est l’écriture de Sophie Chauveau, sa manière de mettre en vie un personnage qu’on connaît que par ses écrits, et pas par sa vie. Ce qui est vraiment intéressant, c’est de voir le Paris de l’époque, et comment Diderot a pu s’infiltrer, rester, les bas-fonds de Paris, ce qu’on ne montre jamais, pas le coté versaillais, mais le coté peuple de l’époque. Il y a plein de rebondissements, de...Une sélection de livres à offrir... ou s'offrir de Sophie Chauveau - L'avis du libraire - Suite