Marianne Maury Kaufmann

Marianne Maury Kaufmann

Pas de chichis

Le livre 3'39

Marianne Maury Kaufmann, on vous connait notamment en tant qu'illustratrice avec l'incontournable personnage de Gloria dans le magazine Fémina. C'est un petit peu votre héroïne. Mais des héroïnes et des héros, il y en a d'autres dans « Pas de Chichi », que vous publiez aux éditions Fayard.
C'est un recueil de nouvelles, on sait que vous préparez en parallèle un premier roman, mais pourquoi avoir choisi d'abord de publier des nouvelles Est-ce que c'était pour vous donner une sorte de légitimité, pour essayer d'y aller, pas à pas, pourquoi la nouvelle ?
Au départ j'avais en tête un roman et un roman compliqué à mettre en place. Et je me suis donc lancée dans la rédaction de petites histoires en m'imaginant, peut-être à tort, que c'était moins difficile.
Il y a là, dans « Pas de Chichi », une trentaine de nouvelles avec à chaque fois des personnages, des histoires qui auraient pu - elles- mêmes- devenir des romans. Comment sont-elles nées toutes ces petites histoires que vous nous inventez ?
Je ne me rends pas bien compte comment elles sont nées, je ne me rends pas plus compte de la gestation de ces histoires que je ne me rends compte comment naissent mes planches d'illustrations.
« Pas de Chichi », ce serait rire de peur d'avoir à en pleurer ?
Un petit peu, « Pas de Chichi », je pense que c'est doux-amer.
Quels sont les personnages qui vous ont le plus accrochés dans « Pas de Chichi » ?
J'ai l'impression qu'ils sont tous mes amis. Ils sont tous éclopés, tous handicapés moteur, ils sont tous... c'est tous un peu des Bécassine.
Il y a le fameux Adrien au volant de sa voiture, qui ne sait pas encore qu'il va se faire plaquer par sa femme et par sa maitresse
Et qui fait le coq...
Voilà. Il y a aussi celui qui ne supporte plus de recevoir un Quid au moment de Noël, offert par sa maman, mais qui lui-même joue les « père noël ». Les hommes en prennent aussi souvent pour leur grade ?
Oh oui, mais les nanas aussi quand même, non ?
Ah, je ne sais pas, je vous trouve plus sévère avec les hommes.
Ah c'est vrai ? C'est plus fort que moi.
Lorsque vous avez mis le point final à vos nouvelles, est-ce qu'il y en avait d'autres qui auraient pu, peut-être, prendre place dans le livre; ou est-ce que vous vous êtes dit : « une trentaine ça suffit».
Il y en avait d'autres qui auraient pu prendre place, mais ceci dit, je crois beaucoup dans l'élan que l'on a lorsque l'on fait un brouillon. Et donc, je me suis lancée en parallèle dans toutes ces histoires parce que je les ai longuement polies.
Je les ai lues et relues, enfin je ne sais pas combien de fois chacune, en changeant des petites choses à chaque fois, je les lis beaucoup à voix haute. Donc j'ai travaillé sur toutes ces petites histoires qui deviennent presque comme des petites personnes, comme des petits bébés,
comme une cane avec tout ces petits canetons derrière. J'avais toutes mes petites histoires derrière, et quand je les ai amenées comme ça jusqu'à l'autre bout de
l'étang et qu'elles étaient presque prêtes, c'était difficile d'accueillir des nouvelles qui n'avaient pas grandies en même temps.
Il y a une frustration lorsque l'on écrit des nouvelles ? En se disant : « c'est court, j'aurais bien accompagné mes personnages sur plus de pages » ?
Ah non moi j'aime bien le clin d'oeil.
Alors pourquoi avoir envie demain, d'écrire un roman si la nouvelle vous apporte autant de satisfaction ?
D'abord parce que j'ai toujours envie de faire pire. C'est à dire que quand j'arrive à faire quelque chose, parce que bon, ça fait un petit peu prétentieux de dire ça, mais je suis quand même arrivée à les écrire ces nouvelles.
J'en doutais au début, je me disais : « non, ce serait tellement magique, je vais certainement me planter». Bon je ne me suis pas complètement plantée, et donc il me faut quelque chose d'encore un petit plus difficile. Alors je me suis lancée dans le roman.
Et en même temps que j'ai découvert effectivement, que c'était périlleux, parce que là il y a moins... dans les nouvelles on a une grille, on est obligé de...
il y a des gardes fous il me semble, ne serait-ce que le format. Tandis que dans le roman c'est la liberté absolue, et la liberté absolue...
Alors on va attendre ça avec impatience. En tout cas merci beaucoup Marianne Maury Kaufmann, on vous retrouve chaque semaine dans le magazine Fémina avec le personnage de Gloria. Et puis donc désormais dans ce domaine de la nouvelle avec « Pas de Chichi »,
c'est aux éditions Fayard, c'est un livre qui va beaucoup vous amuser, et qui va aussi surement beaucoup vous en apprendre sur vous même.

Philippe Chauveau :
Marianne Maury Kaufmann, on vous connait notamment en tant qu'illustratrice avec l'incontournable personnage de Gloria dans le magazine Fémina. C'est un petit peuvotre héroïne. Mais des héroïnes et des héros, il y en a d'autres dans « Pas de Chichi », que vous publiez aux éditions Fayard. C'est un recueil de nouvelles, on sait que vous préparez en parallèle un premier roman, mais pourquoi avoir choisi d'abord de publier des nouvelles Est-ce que c'était pour vous donner une sorte de légitimité, pour essayer d'y aller, pas à pas, pourquoi la nouvelle ?

Marianne Maury Kaufmann :
au départ j'avais en tête un roman et un roman compliqué à mettre en place. Et je me suis donc lancée dans la rédaction de petites histoires en m'imaginant, peut-être à tort, que c'était moins difficile.

Philippe Chauveau :
Il y a là, dans « Pas de Chichi », une trentaine de nouvelles avec à chaque fois des personnages, des histoires qui auraient pu - elles- mêmes- devenir des romans. Comment sont-elles nées toutes ces petites histoires que vous nous inventez ?

Marianne Maury Kaufmann :
Je ne me rends pas bien compte comment elles sont nées, je ne me rends pas plus compte de la gestation de ces histoires que je ne me rends compte comment naissent mes planches d'illustrations.

Philippe Chauveau :
« Pas de Chichi », ce serait rire de peur d'avoir à en pleurer ?

Marianne Maury Kaufmann :
Un petit peu, « Pas de Chichi », je pense que c'est doux-amer.

Philippe Chauveau :
Quels sont les personnages qui vous ont le plus accrochés dans « Pas de Chichi » ?

Marianne Maury Kaufmann :
J'ai l'impression qu'ils sont tous mes amis. Ils sont tous éclopés, tous handicapés moteur, ils sont tous... c'est tous un peu des Bécassine.

Philippe Chauveau :
Il y a le fameux Adrien au volant de sa voiture, qui ne sait pas encore qu'il va se faire plaquer par sa femme et par sa maitresse

Marianne Maury Kaufmann :
Et qui fait le coq...

Philippe Chauveau :
Voilà. Il y a aussi celui qui ne supporte plus de recevoir un Quid au moment de Noël, offert par sa maman, mais qui lui-même joue les « père noël ». Les hommes en prennent aussi souvent pour leur grade ?

Marianne Maury Kaufmann :
Oh oui, mais les nanas aussi quand même, non ?

Philippe Chauveau :
Ah, je ne sais pas, je vous trouve plus sévère avec les hommes.

Marianne Maury Kaufmann :
Ah c'est vrai ? C'est plus fort que moi.

Philippe Chauveau :
Lorsque vous avez mis le point final à vos nouvelles, est-ce qu'il y en avait d'autres qui auraient pu, peut-être, prendre place dans le livre; ou est-ce que vous vous êtes dit : « une trentaine ça suffit».

Marianne Maury Kaufmann :
Il y en avait d'autres qui auraient pu prendre place, mais ceci dit, je crois beaucoup dans l'élan que l'on a lorsque l'on fait un brouillon. Et donc, je me suis lancée en parallèle dans toutes ces histoires parce que je les ai longuement polies. Je les ai lues et relues, enfin je ne sais pas combien de fois chacune, en changeant des petites choses à chaque fois, je les lis beaucoup à voix haute. Donc j'ai travaillé sur toutes ces petites histoires qui deviennent presque comme des petites personnes, comme des petits bébés, comme une cane avec tout ces petits canetons derrière. J'avais toutes mes petites histoires derrière, et quand je les ai amenées comme ça jusqu'à l'autre bout de l'étang et qu'elles étaient presque prêtes, c'était difficile d'accueillir des nouvelles qui n'avaient pas grandies en même temps.

Philippe Chauveau :
Il y a une frustration lorsque l'on écrit des nouvelles ? En se disant : « c'est court, j'aurais bien accompagné mes personnages sur plus de pages » ?

Marianne Maury Kaufmann :
Ah non moi j'aime bien le clin d'oeil.

Philippe Chauveau :
Alors pourquoi avoir envie demain, d'écrire un roman si la nouvelle vous apporte autant de satisfaction ?

Marianne Maury Kaufmann :
D'abord parce que j'ai toujours envie de faire pire. C'est à dire que quand j'arrive à faire quelque chose, parce que bon, ça fait un petit peu prétentieux de dire ça, mais je suis quand même arrivée à les écrire ces nouvelles. J'en doutais au début, je me disais : « non, ce serait tellement magique, je vais certainement me planter». Bon je ne me suis pas complètement plantée, et donc il me faut quelque chose d'encore un petit plus difficile. Alors je me suis lancée dans le roman. Et en même temps que j'ai découvert effectivement, que c'était périlleux, parce que là il y a moins... dans les nouvelles on a une grille, on est obligé de... il y a des gardes fous il me semble, ne serait-ce que le format. Tandis que dans le roman c'est la liberté absolue, et la liberté absolue...

Philippe Chauveau :
Alors on va attendre ça avec impatience. En tout cas merci beaucoup Marianne Maury Kaufmann, on vous retrouve chaque semaine dans le magazine Fémina avec le personnage de Gloria. Et puis donc désormais dans ce domaine de la nouvelle avec « Pas de Chichi », c'est aux éditions Fayard, c'est un livre qui va beaucoup vous amuser, et qui va aussi surement beaucoup vous en apprendre sur vous même.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Marianne Maury Kaufmann est connu du grand public pour son personnage de Gloria qui fait sourire chaque semaine les lecteurs du magazine Fémina.Mais le travail d'illustratrice de Marianne Maury Kaufmann s'étend à d'autres publications ou encore à des dessins de commande.Pourtant, ce n'est pas les talents d'illustratrice de cette jeune femme que nous mettons en avant aujourd'hui sur WTC mais bien ses talents de conteuse.Depuis longtemps déjà, Marianne Maury Kaufmann avait envie de raconter des histoires et de mettre en mot ce qu'il...Varsovie-Les Lilas de Marianne Maury-Kaufmann - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau :Bonjour Marianne Maury Kaufmann.Marianne Maury Kaufmann :Bonjour. Philippe Chauveau :On vous connaît illustratrice, avec notamment le personnage de Gloria, mais vous nous présentez une autre facette de votre talent, avec ce recueil de nouvelles chez Fayard, « Pas de Chichi », qu'est ce que vous exprimez par le dessin, par le trait ? Marianne Maury Kaufmann :J'exprime moins par le trait que par le texte. C'est à dire que j'ai fait très longtemps des illustrations de commandes comme vous dites, et sans...Varsovie-Les Lilas de Marianne Maury-Kaufmann - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau :Marianne Maury Kaufmann, on vous connait notamment en tant qu'illustratrice avec l'incontournable personnage de Gloria dans le magazine Fémina. C'est un petit peuvotre héroïne. Mais des héroïnes et des héros, il y en a d'autres dans « Pas de Chichi », que vous publiez aux éditions Fayard. C'est un recueil de nouvelles, on sait que vous préparez en parallèle un premier roman, mais pourquoi avoir choisi d'abord de publier des nouvelles Est-ce que c'était pour vous donner une sorte de légitimité, pour...Varsovie-Les Lilas de Marianne Maury-Kaufmann - Le livre - Suite
    Colette Kerber – Les cahiers de ColetteJ'ai trouvé ce livre très décapant et c'est un peu dans la lignée de ce qu'elle fait dans le JDD. Ces petites chroniques illustrées qui sont très drôles et pleines d'esprit. Des petites nouvelles mais qui sont à chaque fois des petites anecdotes de la vie quotidienne, ce qu'on rencontre chez tous les amis. J'ai pensé que ça pourrait faire un bon spectacle pour adapter quelques unes.L'écriture est décapante, très moderne, une écriture d'aujourd'hui. J'ai été très contente et je...Varsovie-Les Lilas de Marianne Maury-Kaufmann - L'avis du libraire - Suite