Yves Viollier

Yves Viollier

Les deux écoles

Le livre 3'30

Yves Viollier, dans ce nouveau titre « Les deux écoles », vous allez nous parler de deux gamins qui vont devenir des personnes âgées, qui sont octogénaires au moment des années 80 et ils se retrouveront tous les ans auprès du monument aux morts le 11 novembre.
Ces deux hommes ont été amis avant de devenir ennemis, puisque le fils de l'un d'eux a tué le fils du second. C'est un peu la trame de votre histoire. Qu'avez-vous eu envie de nous raconter ?
C'est un roman que j'ai eu envie de raconter depuis très longtemps, celui de la guerre des écoles. On ne pourra pas refonder l'école si on ignore l'histoire des deux écoles.
On plante le décors. Une petite bourgade où il y a deux amis, Chrysostome et Louis qui s'entendent plutôt bien. Il se trouve que pour des raisons X ou Y et par les mariages, une famille va se tourner vers la religion,
une autre famille vers le camp laïc. Un curé va arriver et va créer son propre bataillon et en face un instituteur va créer son bataillon à lui et les enfants vont être pris entre ces deux...
Ils vont être pris en otage.
Et ce qui va commencer comme une guerre des boutons, se termine en drame avec un caillou malencontreusement lancé.
Les années vont passer, la haine va s'installer entre ces deux familles jusqu'en 1984 où nous sommes lors des grandes manifestations pour la défense de l'école libre. On passe à la fois du drame à l'humour.
Il y a aussi certains passages qui sont savoureux notamment lorsque le prêtre ou l'instituteur se font face et puis des moments dramatiques, notamment le tragique accident de l'enfant. On alterne toujours entre ces deux univers, le noir et le blanc.
Oui parce que leur combat est dérisoire. Que ce soit Cador le curé ou Nouzille le hussard noir de la République,
ils nous parlent à tous et sont en conflit permanent jusqu'à ce que le drame arrive qui va provoquer la rupture et il faudra le temps pour panser les plaies et pour retrouver peut-être une certaine lumière.
Votre roman nous fait passer d'une génération, d'une époque à une autre. On est d'abord dans les années 20, l'immédiate après-guerre avec ce combat entre l'école religieuse et l'école laïque.
Ensuite on arrive en 1984 où il faut à nouveau se battre pour la défense de l'école libre. Ca c'était il y a trente ans.
Curieusement lorsque vous parlez de ces grandes manifestations, il y a un écho avec ce que nous vivons aujourd'hui où chacun à sa façon a l'impression qu'il faut se battre pour ce qu'il estime être sa liberté.
Ils se battaient, eux, pour la liberté d'éduquer. Ceux qui manifestaient, ceux qui étaient en face, ils auraient mérité comme a dit un critique récemment une sorte de prix Nobel de la paix scolaire. Ils ont su être face à face et finalement se rejoindre.
Aujourd'hui, il me semble que les crispations sont peut-être plus dures finalement. On va avoir du mal à se parler et j'espère que ce livre va être porteur d'une voix. Va permettre aux gens de s'interroger sur ce qu'ils vivent aujourd'hui.
Il se trouve que ce livre rejoint une actualité brûlante, mais j'espère qu'il donne une piste pour que les uns et les autres tranquillement se parlent et se retrouvent.
Merci beaucoup Yves Viollier. C'est votre nouveau titre, ça s'appelle « Les deux écoles » et c'est publié chez Robert Laffont.

Philippe Chauveau :
Yves Viollier, dans ce nouveau titre « Les deux écoles », vous allez nous parler de deux gamins qui vont devenir des personnes âgées, qui sont octogénaires au moment des années 80 et ils se retrouveront tous les ans auprès du monument aux morts le 11 novembre. Ces deux hommes ont été amis avant de devenir ennemis, puisque le fils de l'un d'eux a tué le fils du second. C'est un peu la trame de votre histoire. Qu'avez-vous eu envie de nous raconter ?

Yves Viollier :
C'est un roman que j'ai eu envie de raconter depuis très longtemps, celui de la guerre des écoles. On ne pourra pas refonder l'école si on ignore l'histoire des deux écoles.

Philippe Chauveau :
On plante le décors. Une petite bourgade où il y a deux amis, Chrysostome et Louis qui s'entendent plutôt bien. Il se trouve que pour des raisons X ou Y et par les mariages, une famille va se tourner vers la religion, une autre famille vers le camp laïc. Un curé va arriver et va créer son propre bataillon et en face un instituteur va créer son bataillon à lui et les enfants vont être pris entre ces deux...

Yves Viollier :
Ils vont être pris en otage.

Philippe Chauveau :
Et ce qui va commencer comme une guerre des boutons, se termine en drame avec un caillou malencontreusement lancé. Les années vont passer, la haine va s'installer entre ces deux familles jusqu'en 1984 où nous sommes lors des grandes manifestations pour la défense de l'école libre. On passe à la fois du drame à l'humour. Il y a aussi certains passages qui sont savoureux notamment lorsque le prêtre ou l'instituteur se font face et puis des moments dramatiques, notamment le tragique accident de l'enfant. On alterne toujours entre ces deux univers, le noir et le blanc.

Yves Viollier :
Oui parce que leur combat est dérisoire. Que ce soit Cador le curé ou Nouzille le hussard noir de la République, ils nous parlent à tous et sont en conflit permanent jusqu'à ce que le drame arrive qui va provoquer la rupture et il faudra le temps pour panser les plaies et pour retrouver peut-être une certaine lumière.

Philippe Chauveau :
Votre roman nous fait passer d'une génération, d'une époque à une autre. On est d'abord dans les années 20, l'immédiate après-guerre avec ce combat entre l'école religieuse et l'école laïque. Ensuite on arrive en 1984 où il faut à nouveau se battre pour la défense de l'école libre. Ça c'était il y a trente ans. Curieusement lorsque vous parlez de ces grandes manifestations, il y a un écho avec ce que nous vivons aujourd'hui où chacun à sa façon a l'impression qu'il faut se battre pour ce qu'il estime être sa liberté.

Yves Viollier :
Ils se battaient, eux, pour la liberté d'éduquer. Ceux qui manifestaient, ceux qui étaient en face, ils auraient mérités comme a dit un critique récemment une sorte de prix Nobel de la paix scolaire. Ils ont su être face à face et finalement se rejoindre. Aujourd'hui, il me semble que les crispations sont peut-être plus dures finalement. On va avoir du mal à se parler et j'espère que ce livre va être porteur d'une voix. Va permettre aux gens de s'interroger sur ce qu'ils vivent aujourd'hui. Il se trouve que ce livre rejoint une actualité brûlante, mais j'espère qu'il donne une piste pour que les uns et les autres tranquillement se parlent et se retrouvent.

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup Yves Viollier. C'est votre nouveau titre, ça s'appelle « Les deux écoles » et c'est publié chez Robert Laffont.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Yves Viollier fait partie avec Michel Peyramaure, Denis Tillinac ou encore Christian Signol de ce qu'on appelle L'École de Brive. Ces auteurs que l'on qualifie de terroir, même si c'est un terme qu'ils détestent. Ce qui caractérise ces écrivains, c'est l'attachement à leur terre, aux racines, aux traditions, aux coutumes qui nous ancrent dans un passé mais surtout nous donnent des bases pour le présent et construire l'avenir. Mais ces auteurs, au rang desquels Yves Viollier, ne vivent pas de nostalgie et surtout par l'écriture...Rediffusion - Dimanche 21 avril d'Yves Viollier - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau :Bonjour Yves Viollier. Votre actualité chez Robert Laffont « Les deux écoles ». L'école, c'est un mot qui résonne en vous. Vous avez longtemps été enseignant. Vous avez enseigné le français, le latin. Lorsque vous étiez enseignant, vous avez aussi publié, puisque vous avez commencé à exercer le métier d'écrivain en même temps que celui d'enseignant, mais est-ce que ça venait de très loin ? Est-ce que depuis très longtemps vous vous disiez un jour j'écrirai ou est-ce le hasard de la vie ?Yves...Rediffusion - Dimanche 21 avril d'Yves Viollier - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau :Yves Viollier, dans ce nouveau titre « Les deux écoles », vous allez nous parler de deux gamins qui vont devenir des personnes âgées, qui sont octogénaires au moment des années 80 et ils se retrouveront tous les ans auprès du monument aux morts le 11 novembre. Ces deux hommes ont été amis avant de devenir ennemis, puisque le fils de l'un d'eux a tué le fils du second. C'est un peu la trame de votre histoire. Qu'avez-vous eu envie de nous raconter ?Yves Viollier :C'est un roman que j'ai eu envie de raconter...Rediffusion - Dimanche 21 avril d'Yves Viollier - Le livre - Suite
    Jean-Denys Tétier (Librairie La Colomberie)C'est un bon roman. Un roman pour se détendre. Un roman pour entendre parler la terre, la campagne, la paysannerie. C'est le roman d'une amitié entre deux garçons qui est entâchée par ce combat entre deux écoles, l'école libre et l'école publique.Il s'adresse à tout le monde. A tout ceux qui veulent comprendre une histoire de France, la petite histoire de la France rurale, de la France des combats entre les calotins et les républicains. C'est une écriture qui coule tout seule.Rediffusion - Dimanche 21 avril d'Yves Viollier - L'avis du libraire - Suite