François-Guillaume Lorrain

François-Guillaume Lorrain

Vends maison de famille

Portrait 5'18

Philippe Chauveau : François-Guillaume Lorrain, bonjour.

François-Guillaume Lorrain : Bonjour.

Philippe Chauveau : Votre actualité chez Flammarion avec « Vends maison de famille », on va faire un peu plus connaissance, on connait le romancier, on connait l'écrivain, on connait le traducteur aussi, puisque vous traduisez des ouvrages italiens ou allemands, et puis le journaliste, journaliste notamment cinéma, et puis maintenant plus journaliste dans l'univers politique et de l'Histoire, si je vous demande de vous définir, qui êtes-vous François-Guillaume Lorrain ?

Francois-Guillaume Lorrain : Grave question existentielle, je pense ce qui caractérise mon travail depuis 17 ans, c'est peut être la curiosité, c'est à dire que j'aime beaucoup enquêter sur le terrain, c'est voyager, rencontrer des gens et ramener le passé vers le présent, et faire se répondre le passé et le présent, c'est un peu tout ce qui structure mes livres si je regarde en arrière.

Philippe Chauveau : Voyager, rencontrer des gens faire un lien entre le passé et le présent, tout ça par l'écriture...

François-Guilllaume Lorrain : Oui, travailler sur les traces, travailler sur les vestiges, voir comment des petits bouts, des petits indices, parlent d'un événement passé sont encore... On peut les retrouver, les faire parler, les expliciter, et voir ce qu'elles nous disent pour le présent.

Philippe Chauveau : Pourquoi le choix de l'écriture ?

François-Guillaume Lorrain : En faite c'est pas un choix, c'est quelque chose qui s'impose. J'ai fait mes devoirs d'étudiants, j'ai fait les grandes écoles, j'ai fait normal sup, mais j'étais pas du tout fait pour l'écriture universitaire. Je me souviens, j'étais attaché à ma chaise, pour écrire ma maîtrise à l'époque, pour pouvoir passer la Greg, et j'étais pas du tout à l'aise sur l’idée de reprendre, les textes des autres. Il y avait déjà une petite voix qui perçait, et dès que je suis partis j'ai voyagé avant de me fixer à Paris, j'ai travaillé pour le Quai d'Orsay, et dès que je me suis retrouvée à Berlin à 20 ans, j'ai commencé à écrire un roman comme ça.
Et après pourquoi l'écriture, on le sait, on le devine après, au fur et à mesure des livres...

Philippe Chauveau : Alors ce qui est incroyable et vous l'expliquez, lorsque l'on suit votre parcours, à travers les livres que vous publiez que ce soit les romans ou les essais, on vous découvre en filigrane, le cinéma avec ce livre « Les enfants du cinéma », ou « L'année des volcans » qui avait été l'un de vos où vous nous parliez de Roberto Rossellini, d'Ingrid Bergmann ou d'Anna Magnani, il y a aussi « L'élève troublé » ou « L'homme de Lyon », aujourd'hui « Vends maison de famille », où vous vous racontez et ça derrière l'écriture romanesque, mais pourquoi ce besoin finalement ?

François-Guillaume Lorrain : Quand il y a des fractures, quand il y a des fêlures, quand il y a des silences immenses, quand il y a des non-dits, quand il y a des tensions, il y a un moment très tôt, une sorte de machine, à se fabriquer du sens, et donc à se fabriquer des histoires qui s'est mise en route tout simplement, au fil des ans elle s'élabore de plus en plus d manière complexe, et que ça donne lieux à des romans, bien sûr moi je pense, que même si das ce livre il est question d'un héritage, d'un lègue, en l'occurence une maison de campagne un peu particulière, je pense que ce que j'ai hérité véritablement ce sont des romans à écrire. Et c'est vrai que « Vends maison de famille » je clos une trilogie, vous avez parlé de « L'élève troublé », que j'ai écrit à 23-24 ans chez Fayard. Loin de moi l'idée de penser que j'écrirai deux livres qui suivraient 15 ans et 20 ans après, mais en tout cas « L'homme de Lyon » et celui là se répondent de manière très très consciente, c'est à dire, que quand j'avais terminé « L'homme de Lyon » qui est une enquête fictive sur l'enfance de mon père, c'est à dire que j'avais imaginé que mon père nous faisais remettre des lettres et des photos 10 ans après sa mort. Une fois l'écriture de ce roman, de cette enquête, pour essayer d'expliquer à la fois en résonance l'enfance de mon père et ma propre enfance, mais j'étais partis dans le passé et je me suis dit finalement, j'avais trouvé dans la fiction un résultat à l'enquête mais « and so what » et après qu'est ce que j'en faisais à la fin du roman, rien. Même si l’enquête avait été pour moi très amusante à faire. Et surtout j'avais un peu botté en touche, c'est à dire j'étais remonté dans le passé, pour pas variablement affronté, frontalement, l'enfance que nous avions eu avec ma sœur, donc j'étais allé chercher des explications.

Philippe Chauveau : Et votre actualité François-Guillaume Lorrain, c'est chez Flammarion, un nouveau roman « Vends maison de famille ».

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  • Discrètement, François-Guillaume Lorrain a trouvé sa place dans les rayons des librairies, à la fois par l’originalité de ses sujets et la délicatesse de son écriture.Précisons avant tout que François-Guillaume Lorrain a deux passions dans la vie, la littérature, donc mais aussi le cinéma qu’il chronique chaque semaine dans le magazine Le Point. On ne s’étonnera donc pas que certains de ses romans aient pour cadre le 7ème art, comme « Les enfants du cinéma » ou ce roman publié en 2014 « L’année des...Rediffusion - Dimanche 21 avril de François-Guillaume Lorrain - Présentation - Suite
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    Philippe Chauveau : Dans ce nouveau titre François-Guillaume Lorrain, nous allons faire connaissance avec ce narrateur qui s'appelle Guillaume, c'est lui qui nous raconte, cette maison, cette maison de famille, cette maison de vacances entre guillemets, qui pour lui était surtout un enfer, puisque c'était la maison où il fallait passer tous les weekends, à jardiner, à bécher, avec l'image du père au dessus de tout ça, le père a disparu, que fait-on de la maison ? Est-ce qu'on la vend, est-ce qu'on la garde ? La narrateur...Rediffusion - Dimanche 21 avril de François-Guillaume Lorrain - Livre - Suite