Amélie Nothomb

Amélie Nothomb

Riquet à la houppe

Portrait 00'07'54"

Philippe Chauveau :

Bonjour Amélie Nothomb, merci d'avoir accepté cette invitation. Votre actualité, c'est « Riquet à la houppe » chez Albin Michel. « Riquet à la houppe » cela nous rappelle les contes de notre enfances. On sait que vous êtes issue de la noblesse belge mais quel enfant étiez-vous ?

Amélie Nothomb :

J'ai eu une enfance extrêmement riche puisqu'elle a commencé au Japon, continué en Chine ensuite aux Etats-Unis… Mon enfance est un kaléidoscope d'émotions et parmi ses émotions se glissent les contes. Les contes, à la fois japonais et européens, qui sont si différents.

Philippe Chauveau :

Au-delà des contes, le livre fait très rapidement son apparition dans votre vie ?

Amélie Nothomb :

Oui absolument, j'appartiens à une famille extrêmement littéraire, le livre a toujours été une valeur chez moi. J'ai commencé par Tintin puis les contes. « Riquet à la houppe » c'est un petit peu un retour aux sources.

Philippe Chauveau :

Dans votre jeunesse, vous avez beaucoup voyagé. Les livres vous permettaient-ils d'avoir une certaine assise dans ce tourbillon d'émotions que vous évoquez ?

Amélie Nothomb :

Oui, tout à fait ! Parce que je découvre jeune que mon monde n'est pas stable vu que l'on déménage tous les trois ans, et seul le livre peu m'apporter de la stabilité, vu que mes parents les transportaient à chaque déplacement.

Philippe Chauveau :

Avez-vous avez souffert de ces déplacements ?

Amélie Nothomb :

Oui, ce rythme de vie est à double tranchant. J'ai eu la plus belle des enfances par la diversité de culture que j'ai côtoyée et, à la fois, j'ai eu une enfance tragique car elle était marquée par la perte. La perte de tous ceux que j'aimais.

Philippe Chauveau :

Pourquoi l'écriture ? Comment fait-elle son apparition dans votre vie ?

Amélie Nothomb :

Elle fait son apparition très tôt, mes parents nous avait imposé d'écrire une lettre par semaine à notre grand-père qui nous était inconnu et vivait en Belgique. Et mon frère, ma sœur et moi devions remplir une feuille A4. C'était terrible ! Que pouvions-nous écrire à ce monsieur que l'on ne connaissait pas ? Et c'est ce qui a contribué à faire de moi l'écrivain que je suis car j'ai compris que l'on écrivait pour quelqu'un que l'on ne connait pas.

Philippe Chauveau :

En 1992 sort votre premier roman, « Hygiène de l'assassin ». Quel souvenir gardez-vous de ce premier livre publié ? Etait-ce toujours la même petite fille qui écrivait à son grand-père ?

Amélie Nothomb :

Oui bien sûr ! Et je vous assure que celle de 2017 est toujours la même ! Quand j'écris c'est toujours le même saut dans l'inconnu et c'est toujours une joie pour moi de rencontrer mes lecteurs une fois le livre publié.

Philippe Chauveau :

Vous disiez que vous écriviez notamment par peur de la solitude, les livres sont-ils une sorte de demande d'amour ?

Amélie Nothomb :

Je dirais oui au niveau de la publication du livre mais pas au niveau de l'écriture. Mais c'est aussi un constat que je cherche à partager et parmi ces constats il y a une demande toute simple : « est-ce que je suis complètement folle ou est-ce que vous pouvez me suivre jusque-là ? »

Philippe Chauveau :

Votre actualité Amélie Nothomb « Riquet à la houppe », vous êtes publiée chez Albin Michel.

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  • Depuis plus de vingt ans maintenant, Amélie Nothomb est une figure incontournable de l'univers littéraire francophone. Révélée en 1992 avec « Hygiène de l'assassin », fidèle à son éditeur Albin Michel, elle publie chaque année, à la rentrée de septembre, un nouveau roman attendu par ses milliers de lecteurs dont certains sont de véritables fans. Célèbre pour ses chapeaux ou son goût immodéré pour le champagne, Amélie Nothomb fascine autant qu'elle dérange. Ses admirateurs et ses détracteurs ont un peu dit tout et...Premier sang d'Amélie Nothomb - Présentation - Suite
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    Philippe Chauveau : Amélie Nothomb, avec ce nouveau roman « Riquet à la houppe », vous allez nous présenter deux personnages aux noms étonnants, Déodat et Trémière. Vous aviez déjà adapté des contes, notamment « Barbe bleue ». Qu'est-ce qui vous a fascinée dans cette histoire de « Riquet à la houppe » ? Amélie Nothomb : C'est un contre très rare car il ne nous raconte pas une histoire mais deux. Il nous raconte le jeune homme et la jeune femme, c'est très rare un conte en partie double. J'ai beaucoup aimé...Premier sang d'Amélie Nothomb - Livre - Suite