Frédéric Gros

Frédéric Gros

Possédées

Portrait 6'15"

Philippe Chauveau : Bonjout Fréderic Gros. Vous publiez chez Albin Michel, « Possédées ». Bien sûr nous allons revenir sur ce livre. Je précise qu'il s'agit là de votre premier roman.
Mais on vous connait bien. Vous êtes un philosophe reconnu, vous avez beaucoup travaillé sur le travail de Michel Foucault. C'est quoi être philosophe aujourd'hui dans notre société ?

Frédéric Gros : Je pense que c'est une spécificité française la manière dont la philosophie française s'accompagne d'un travail d'écriture. Je dirai que depuis le 19ème siècle la philosophie vit comme discipline universitaire, une séquence de texte parmi d'autres. Je pense que la philosophie aujourd’hui, c'est une certaine pensée qui tente d'habiter les questions. Pendant très longtemps, la philosophie a du se départir de la théologie, et le problème aujourd'hui c'est de savoir en quoi la philosophie ce n'est pas de la science.

Philippe Chauveau : Est-ce que finalement l'enseignement n'a pas enfermé la philosophie ?

Frédéric Gros : Cette initiation à la philosophie discipline, montre quand même aux jeunes étudiants, aux jeunes élèves, qu'il y a quand même un apprentissage de la rigueur. C'est contre moderne face aux facilités du 21ème siècle à savoir la vitesse et la facilité. Pour ça, la philosophie est considéré comme très lente.

Philippe Chauveau : Vous avez déjà plusieurs publications à votre actif, il s'agit là d'un premier roman, la première fois que l'on vous voit en tant que romancier. Qu'avez-vous ressentit à l'écriture de ce premier roman ?

Frédéric Gros : j'ai toujours porté beaucoup d'attention à l’exercice de l'écriture. Dans mes essais, je mettais en scène déjà, mais je mettais en scène des concepts, des définitions, etc...
Dans ce premier je me suis essentiellement basé sur une matière historique, qui me débordait, il y en avait presque trop.

Philippe Chauveau : Et la plume romanesque vous donne t'elle une autre liberté dans votre écriture ?

Frédéric Gros : C'est vrai qu'avec ce roman je pensais construire un certains nombre d'affaire... L'idée de que j'avais mais ça part d'une préoccupation philosophique, cette espèce de fascination que peuvent ressentir les hommes par rapport à quelque chose comme l'abandon ou une extase féminine, et qui peut prendre des formes très très diverses celle del a possession, etc..

Philippe Chauveau : Votre actualité Frédéric Gros, « Possédées » c'est aux éditions Albin Michel.

Philippe Chauveau : Bonjout Fréderic Gros. Vous publiez chez Albin Michel, « Possédées ». Bien sûr nous allons revenir sur ce livre. Je précise qu'il s'agit là de votre premier roman.
Mais on vous connait bien. Vous êtes un philosophe reconnu, vous avez beaucoup travaillé sur le travail de Michel Foucault. C'est quoi être philosophe aujourd'hui dans notre société ?

Frédéric Gros : Je pense que c'est une spécificité française la manière dont la philosophie française s'accompagne d'un travail d'écriture. Je dirai que depuis le 19ème siècle la philosophie vit comme discipline universitaire, une séquence de texte parmi d'autres. Je pense que la philosophie aujourd’hui, c'est une certaine pensée qui tente d'habiter les questions. Pendant très longtemps, la philosophie a du se départir de la théologie, et le problème aujourd'hui c'est de savoir en quoi la philosophie ce n'est pas de la science.

Philippe Chauveau : Est-ce que finalement l'enseignement n'a pas enfermé la philosophie ?

Frédéric Gros : Cette initiation à la philosophie discipline, montre quand même aux jeunes étudiants, aux jeunes élèves, qu'il y a quand même un apprentissage de la rigueur. C'est contre moderne face aux facilités du 21ème siècle à savoir la vitesse et la facilité. Pour ça, la philosophie est considéré comme très lente.

Philippe Chauveau : Vous avez déjà plusieurs publications à votre actif, il s'agit là d'un premier roman, la première fois que l'on vous voit en tant que romancier. Qu'avez-vous ressentit à l'écriture de ce premier roman ?

Frédéric Gros : j'ai toujours porté beaucoup d'attention à l’exercice de l'écriture. Dans mes essais, je mettais en scène déjà, mais je mettais en scène des concepts, des définitions, etc...
Dans ce premier je me suis essentiellement basé sur une matière historique, qui me débordait, il y en avait presque trop.

Philippe Chauveau : Et la plume romanesque vous donne t'elle une autre liberté dans votre écriture ?

Frédéric Gros : C'est vrai qu'avec ce roman je pensais construire un certains nombre d'affaire... L'idée de que j'avais mais ça part d'une préoccupation philosophique, cette espèce de fascination que peuvent ressentir les hommes par rapport à quelque chose comme l'abandon ou une extase féminine, et qui peut prendre des formes très très diverses celle del a possession, etc..

Philippe Chauveau : Votre actualité Frédéric Gros, « Possédées » c'est aux éditions Albin Michel.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • Frédéric Gros est philosophe, professeur de pensée politique à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est aussi reconnu comme le spécialiste de Michel Foucault sur lequel il a écrit plusieurs ouvrages. C’est d’ailleurs à Frédéric Gros que l’on doit la publication des œuvres du philosophe Michel Foucault dans la Pléiade. Auteur de plusieurs essais comme « Etats de violence, essais sur la fin de la guerre » ou « le principe sécurité », Frédéric Gros intervient régulièrement pour des colloques et des...Les escales littéraires de Frédéric Gros - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau : Bonjout Fréderic Gros. Vous publiez chez Albin Michel, « Possédées ». Bien sûr nous allons revenir sur ce livre. Je précise qu'il s'agit là de votre premier roman. Mais on vous connait bien. Vous êtes un philosophe reconnu, vous avez beaucoup travaillé sur le travail de Michel Foucault. C'est quoi être philosophe aujourd'hui dans notre société ?Frédéric Gros : Je pense que c'est une spécificité française la manière dont la philosophie française  s'accompagne d'un travail d'écriture. Je dirai...Les escales littéraires de Frédéric Gros - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau : Nous sommes Frédéric Gros en 1630 – 1632, dans une petite ville du Poitou à Loudun et il y a un curé très beau mec, et puis en face nous avons une religieuse qui dirige le couvent des Ursulines, elle trouve ce curé à son goût... C'est un peu le point de départ des « Possédées », c'est cette incroyable histoire du 17 ème siècle qui a ébranlé jusqu'au plus haut sommet de la monarchie. Pourquoi vous vous êtes intéressés à cette histoire, à cette affaire ? Frédéric Gros : Ce fait divers a...Les escales littéraires de Frédéric Gros - Le livre - Suite