Vladimir Fédorovski

Vladimir Fédorovski

Le Roman de l'espionnage

Le livre 4'34
Philippe Chauveau :
Vladimir Fédorovski, vous publiez aux éditions du Rocher «Le Roman de l'espionnage», et vous nous avez donné rendez-vous dans cet endroit, le restaurant « Caviar Kaspia », en plein coeur de Paris, place de la Madeleine. Est-ce un endroit où des espions pourraient se rencontrer pour échanger quelques informations ?

Vladimir Fédorovski :
Vous savez, ce n'est pas exactement un endroit d'espionnage, ici c'est plus un endroit d'artistes. Mais à Paris, il y en avait, l'hôtel Lutetia autrefois, haut lieu de l'espionnage, le restaurant de la Coupole, n'oubliez pas, ils adoraient. Il y avait des hauts lieux de l'espionnage qui ont été, objectivement, vraiment placés au centre de grandes affaires très énigmatiques. Pendant la période du XXème siècle, l'espionnage est devenu une des grandes caractéristiques, presque un symbole de ce siècle.

Philippe Chauveau :
Tous les personnages dont vous nous parlez, tous ces grands noms de l'espionnage, ce sont finalement des héros de roman. On a l'impression, lorsqu’on lit votre livre, que l'on est dans un film d'espionnage des années 50, des années 60 ?

Vladimir Fédorovski :
Je pense qu'au XXème siècle, les espions ont joué un rôle tout à fait décisif dans chaque grand événement. La Révolution russe, c'est quand même très important, sans l'espionnage, on ne peut pas la comprendre ; l'assassinat de Raspoutine, puis plus tard, la première Guerre mondiale, la deuxième Guerre mondiale. Le destin de la guerre a été déterminé par les espions, peu de gens le savent ; c'est une des révélations du livre. Finalement la fin du communisme a été déterminée par le travail de quelqu'un qui a travaillé avec les démocrates. Cette fois-ci, il s'agissait d'une taupe démocrate au sein du dispositif putschiste qui voulait arrêter la Perestroïka et qui a fait arrêter Mikhaïl Gorbatchev, il y a exactement vingt ans, là-bas en Russie, en août 1991.

Philippe Chauveau :
Dans tous ces personnages, il y a donc une sélection. Vous avez choisi quelques grands noms de l'espionnage. Est-ce que vous leur trouvez une certaine sympathie ? Ont-ils des éléments dans leurs personnalités qui vous les rendent attachants ?

Vladimir Fédorovski :
Ce sont des personnages qui reflètent l'histoire tragique du siècle. N'oubliez pas les illusions, les vertiges des illusions… Vous savez, on me pose souvent la question, si ils ont travaillé pour l'argent. Aucun de ces personnages, aucun des grands espions n'a travaillé pour l'argent ; ils travaillaient pour l'idéal. Kim Philby était communiste convaincu, il a travaillé pour l'idéal. Par exemple, Farewell, peut être le plus grand espion français pendant la Guerre Froide, n'a jamais pris de l'argent chez les Français. Il a pris une bouteille de champagne pour sa maitresse, c’est la seule chose qu'il a prise. Vous comprenez, tout ça, c'est quand même des personnages hors-pair, qui ont déterminé le destin du siècle.

Philippe Chauveau :
Mais alors psychologiquement, ces personnages, ils ont un point commun ?

Vladimir Fédorovski :
C'était comme les personnages de Fiodor Dostoïevski, c'était souvent des joueurs ; c'est vrai, ils voulaient regarder l'abîme, parfois ils tombaient dans l'abîme, mais à chaque fois, ils étaient au bord du précipice. Ce sont des personnages ambivalents, très contradictoires. Le goût du risque est bien là. Il y a aussi des belles histoires d'amour, des choses qui ont accompagné ça. Le destin est souvent tragique, c'est vrai, mais ça reflète le siècle, ça reflète le désastre du XXème siècle.

Philippe Chauveau :
Est-ce que les espions finalement tirent des ficelles ?

Vladimir Fédorovski :
Je vais vous dire, moi je n'aime pas raconter les gens qui sont devant la scène, j'aime beaucoup raconter les gens de l'ombre, qui sont automatiquement souvent les espions, mais souvent ce sont les éminences grises. Moi j'adore raconter les gens qui sont derrières. Vous avez remarqué que dans ce livre, je raconte un personnage assez exceptionnel à la fin du communisme, qui était la femme de Gorbatchev, Raïssa. Elle n'était pas exactement l'acteur, mais est-ce qu'elle était metteur en scène ? Evidemment, à sa façon. Il y a les illusions, les aléas du destin, et ce désir de jouer un rôle tout à fait exceptionnel dans l'Histoire, qui sont propres à ses gens là.»

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup Vladimir Fédorovski de nous offrir ce livre tout à fait passionnant, ce livre historique, et ce livre qui se lit comme un roman d'aventures. « Le Roman de l'espionnage », c'est votre nouveau titre et c'est aux éditions du Rocher.
Philippe Chauveau :
Vladimir Fédorovski, vous publiez aux éditions du Rocher «Le Roman de l'espionnage», et vous nous avez donné rendez-vous dans cet endroit, le restaurant « Caviar Kaspia », en plein coeur de Paris, place de la Madeleine. Est-ce un endroit où des espions pourraient se rencontrer pour échanger quelques informations ?

Vladimir Fédorovski :
Vous savez, ce n'est pas exactement un endroit d'espionnage, ici c'est plus un endroit d'artistes. Mais à Paris, il y en avait, l'hôtel Lutetia autrefois, haut lieu de l'espionnage, le restaurant de la Coupole, n'oubliez pas, ils adoraient. Il y avait des hauts lieux de l'espionnage qui ont été, objectivement, vraiment placés au centre de grandes affaires très énigmatiques. Pendant la période du XXème siècle, l'espionnage est devenu une des grandes caractéristiques, presque un symbole de ce siècle.

Philippe Chauveau :
Tous les personnages dont vous nous parlez, tous ces grands noms de l'espionnage, ce sont finalement des héros de roman. On a l'impression, lorsqu’on lit votre livre, que l'on est dans un film d'espionnage des années 50, des années 60 ?

Vladimir Fédorovski :
Je pense qu'au XXème siècle, les espions ont joué un rôle tout à fait décisif dans chaque grand événement. La Révolution russe, c'est quand même très important, sans l'espionnage, on ne peut pas la comprendre ; l'assassinat de Raspoutine, puis plus tard, la première Guerre mondiale, la deuxième Guerre mondiale. Le destin de la guerre a été déterminé par les espions, peu de gens le savent ; c'est une des révélations du livre. Finalement la fin du communisme a été déterminée par le travail de quelqu'un qui a travaillé avec les démocrates. Cette fois-ci, il s'agissait d'une taupe démocrate au sein du dispositif putschiste qui voulait arrêter la Perestroïka et qui a fait arrêter Mikhaïl Gorbatchev, il y a exactement vingt ans, là-bas en Russie, en août 1991.

Philippe Chauveau :
Dans tous ces personnages, il y a donc une sélection. Vous avez choisi quelques grands noms de l'espionnage. Est-ce que vous leur trouvez une certaine sympathie ? Ont-ils des éléments dans leurs personnalités qui vous les rendent attachants ?

Vladimir Fédorovski :
Ce sont des personnages qui reflètent l'histoire tragique du siècle. N'oubliez pas les illusions, les vertiges des illusions… Vous savez, on me pose souvent la question, si ils ont travaillé pour l'argent. Aucun de ces personnages, aucun des grands espions n'a travaillé pour l'argent ; ils travaillaient pour l'idéal. Kim Philby était communiste convaincu, il a travaillé pour l'idéal. Par exemple, Farewell, peut être le plus grand espion français pendant la Guerre Froide, n'a jamais pris de l'argent chez les Français. Il a pris une bouteille de champagne pour sa maitresse, c’est la seule chose qu'il a prise. Vous comprenez, tout ça, c'est quand même des personnages hors-pair, qui ont déterminé le destin du siècle.

Philippe Chauveau :
Mais alors psychologiquement, ces personnages, ils ont un point commun ?

Vladimir Fédorovski :
C'était comme les personnages de Fiodor Dostoïevski, c'était souvent des joueurs ; c'est vrai, ils voulaient regarder l'abîme, parfois ils tombaient dans l'abîme, mais à chaque fois, ils étaient au bord du précipice. Ce sont des personnages ambivalents, très contradictoires. Le goût du risque est bien là. Il y a aussi des belles histoires d'amour, des choses qui ont accompagné ça. Le destin est souvent tragique, c'est vrai, mais ça reflète le siècle, ça reflète le désastre du XXème siècle.

Philippe Chauveau :
Est-ce que les espions finalement tirent des ficelles ?

Vladimir Fédorovski :
Je vais vous dire, moi je n'aime pas raconter les gens qui sont devant la scène, j'aime beaucoup raconter les gens de l'ombre, qui sont automatiquement souvent les espions, mais souvent ce sont les éminences grises. Moi j'adore raconter les gens qui sont derrières. Vous avez remarqué que dans ce livre, je raconte un personnage assez exceptionnel à la fin du communisme, qui était la femme de Gorbatchev, Raïssa. Elle n'était pas exactement l'acteur, mais est-ce qu'elle était metteur en scène ? Evidemment, à sa façon. Il y a les illusions, les aléas du destin, et ce désir de jouer un rôle tout à fait exceptionnel dans l'Histoire, qui sont propres à ses gens là.»

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup Vladimir Fédorovski de nous offrir ce livre tout à fait passionnant, ce livre historique, et ce livre qui se lit comme un roman d'aventures. « Le Roman de l'espionnage », c'est votre nouveau titre et c'est aux éditions du Rocher.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • Vladimir Fédorovski est, depuis le milieu des années 90, un auteur reconnu. Amoureux de la France, qu'il avait découverte enfant à la lecture de Maupassant, il y travaillait en tant qu'attaché d'ambassade, puis s'y installa définitivement. Son goût de l'écriture et de l'Histoire avec un grand h, se retrouvent dans ses ouvrages, dont plusieurs sont consacrés à l'histoire de la Russie. Sachant allier la précision historique à l'écriture romanesque, plusieurs de ses livres ont été primés. Mais n'oublions pas que Vladimir...Poutine de A à Z de Vladimir Fédorovski - Présentation - Suite
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