Nicolas d'Estienne d'Orves

Nicolas d'Estienne d'Orves

L'enfant du premier matin

Le livre 3'29

Philippe Chauveau :
Nicolas d'Estienne d'Orves, votre actualité chez XO, ça s'appelle « L'enfant du premier matin », c'est votre septième roman en tant que tel, mais il y a aussi des nouvelles, des essais. Et là, on va suivre Valentin. Valentin est né le 11 septembre 2001. Et puis on va suivre aussi un autre personnage, Yves de Saint-Alveydre qui est dans le Paris de la Belle époque et forcément ces deux personnages à un moment vont se croiser. D'où est-elle née cette histoire qui nous amène au plus profond de notre humanité ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Justement, j'aime inventer des histoires qui remontent très très loin, qui commencent de façon extrêmement simple. Il y a l'histoire en 2013, Valentin, un pré-adolescent de douze ans qui vit seul avec sa mère et qui tombe malade d'une maladie étrange qu'on ne peut soigner que dans une clinique au fin fond des Etats-Unis, une maladie qui ne touche qu'une cinquantaine d'enfants sur la planète et puis l'histoire à la fin du 19e d'un journaliste qui fait juste une enquête un peu banale sur le milieu du satanisme parisien. Prendre des choses assez concrètes et petit à petit faire grossir la mayonnaise pour qu'on commence à avoir une vision d'une espèce de doublure du réel...

Philippe Chauveau :
Et au fil des pages, on passe d'une époque à une autre, de chapitres en chapitres...

Nicolas d'Estienne d'Orves :
C'est un principe tout simple de feuilletoniste ou on arrive à la fin d'une histoire, on veut savoir ce qui se passe et bien «non », on arrive dans une autre histoire et ça, c'est pour faire monter le désir.
Philippe Chauveau :
Plus de six-cents pages que l'on dévore parce qu'on a qu'une seule envie, c'et de savoir comment ça va se terminer. On voyage beaucoup puisqu'on passe de 2013 aux années 1900. Puis on voyage aussi géographiquement, Paris, New-York, Berlin, l'Himalaya, le Groenland, l'île de Pâques, on va un peu partout, vous vous êtes amusé à voyager ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Je me suis dis que là j'allais faire un feu d'artifice, on va s'amuser, on va aller partout. Et c'est là la supériorité du livre sur le film, c'est qu'il n'y a pas de restriction budgétaire, on s'amuse, tout est possible, si j'ai envie qu'on plonge deux kilomètres sous la croûte de l'antarctique et bien on y va. Il suffit de quelques mots, de quelques métaphores et le lecteur y croit.

Philippe Chauveau :
Précisons-le, il s'agit d'un roman d'aventure, donc la précision historique n'est peut-être pas forcément au rendez-vous, ce n'est pas votre propos.

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Non, ce n'est pas mon propos. Le Paris de 1894 est globalement vrai. Je travaille toujours avec des chronologies très précises...

Philippe Chauveau :
La vie dissolue de Gustave Eiffel aussi ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Non, ça c'est totalement inventé, je m'amuse, c'est plein de clins d'oeil. Je suis là pour amuser mon lecteur et non pour lui donner des cours d'histoire. J'ai fait des livres plus précis, comme celui sur Offenbach ou j'espère qu'il n'y a pas trop d'erreur historiques. Mais j'aime pas les livres qui sont trop didactiques. On est là pour s'amuser. Si on apprend des trucs, on peut en apprendre...

Philippe Chauveau :
Mais l'ésotérisme c'est quelque chose qui vous intéresse ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
C'est une passion depuis très longtemps, que j'ai découvert avant la musique. Quand j'avais douze-treize ans, j'achetais des reproductions de grimoires médiévaux, je m'amusais à faire des invocations sataniques. Sans y croire, mais j'aimais bien l'idée, parce que j'aime le décorum, j'aime cette espèce d'ambiance ou on ne sait pas si on y croit ou on n'y croit pas, mais on a envie que quelque chose se passe et donc on créé le désir, on créé les apparitions. C'est juste cet attrait pour le mystère, pour les parties sombres des individus, des lieux et des spiritualités et c'est quelque chose qui m'a toujours émoustillé.

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup de nous avoir accueilli, ici, dans ce petit bureau. Nicolas d'Estienne d'Orves, votre actualité chez XO. Ca s'appelle « L'enfant du premier matin ».

Philippe Chauveau :
Nicolas d'Estienne d'Orves, votre actualité chez XO, ça s'appelle « L'enfant du premier matin », c'est votre septième roman en tant que tel, mais il y a aussi des nouvelles, des essais. Et là, on va suivre Valentin. Valentin est né le 11 septembre 2001. Et puis on va suivre aussi un autre personnage, Yves de Saint-Alveydre qui est dans le Paris de la Belle époque et forcément ces deux personnages à un moment vont se croiser. D'où est-elle née cette histoire qui nous amène au plus profond de notre humanité ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Justement, j'aime inventer des histoires qui remontent très très loin, qui commencent de façon extrêmement simple. Il y a l'histoire en 2013, Valentin, un pré-adolescent de douze ans qui vit seul avec sa mère et qui tombe malade d'une maladie étrange qu'on ne peut soigner que dans une clinique au fin fond des Etats-Unis, une maladie qui ne touche qu'une cinquantaine d'enfants sur la planète et puis l'histoire à la fin du 19e d'un journaliste qui fait juste une enquête un peu banale sur le milieu du satanisme parisien. Prendre des choses assez concrètes et petit à petit faire grossir la mayonnaise pour qu'on commence à avoir une vision d'une espèce de doublure du réel...

Philippe Chauveau :
Et au fil des pages, on passe d'une époque à une autre, de chapitres en chapitres...

Nicolas d'Estienne d'Orves :
C'est un principe tout simple de feuilletoniste ou on arrive à la fin d'une histoire, on veut savoir ce qui se passe et bien «non », on arrive dans une autre histoire et ça, c'est pour faire monter le désir.
Philippe Chauveau :
Plus de six-cents pages que l'on dévore parce qu'on a qu'une seule envie, c'et de savoir comment ça va se terminer. On voyage beaucoup puisqu'on passe de 2013 aux années 1900. Puis on voyage aussi géographiquement, Paris, New-York, Berlin, l'Himalaya, le Groenland, l'île de Pâques, on va un peu partout, vous vous êtes amusé à voyager ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Je me suis dis que là j'allais faire un feu d'artifice, on va s'amuser, on va aller partout. Et c'est là la supériorité du livre sur le film, c'est qu'il n'y a pas de restriction budgétaire, on s'amuse, tout est possible, si j'ai envie qu'on plonge deux kilomètres sous la croûte de l'antarctique et bien on y va. Il suffit de quelques mots, de quelques métaphores et le lecteur y croit.

Philippe Chauveau :
Précisons-le, il s'agit d'un roman d'aventure, donc la précision historique n'est peut-être pas forcément au rendez-vous, ce n'est pas votre propos.

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Non, ce n'est pas mon propos. Le Paris de 1894 est globalement vrai. Je travaille toujours avec des chronologies très précises...

Philippe Chauveau :
La vie dissolue de Gustave Eiffel aussi ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
Non, ça c'est totalement inventé, je m'amuse, c'est plein de clins d'oeil. Je suis là pour amuser mon lecteur et non pour lui donner des cours d'histoire. J'ai fait des livres plus précis, comme celui sur Offenbach ou j'espère qu'il n'y a pas trop d'erreur historiques. Mais j'aime pas les livres qui sont trop didactiques. On est là pour s'amuser. Si on apprend des trucs, on peut en apprendre...

Philippe Chauveau :
Mais l'ésotérisme c'est quelque chose qui vous intéresse ?

Nicolas d'Estienne d'Orves :
C'est une passion depuis très longtemps, que j'ai découvert avant la musique. Quand j'avais douze-treize ans, j'achetais des reproductions de grimoires médiévaux, je m'amusais à faire des invocations sataniques. Sans y croire, mais j'aimais bien l'idée, parce que j'aime le décorum, j'aime cette espèce d'ambiance ou on ne sait pas si on y croit ou on n'y croit pas, mais on a envie que quelque chose se passe et donc on créé le désir, on créé les apparitions. C'est juste cet attrait pour le mystère, pour les parties sombres des individus, des lieux et des spiritualités et c'est quelque chose qui m'a toujours émoustillé.

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup de nous avoir accueilli, ici, dans ce petit bureau. Nicolas d'Estienne d'Orves, votre actualité chez XO. Ca s'appelle « L'enfant du premier matin ».

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  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Ne vous fiez pas au côté « gentils intello » de Nicolas d'Estienne d'Orves. Derrière ses petites lunettes, il cache une imagination débordante, un brin de provocation et il adore vous faire frissonner. Après des études littéraires, c'est vers le journalisme qu'il se tourne et il se spécialise dans l'univers musical et plus particulièrement classique. Collaborant à France Musique, à Classica, au Figaro, Nicolas d'Estienne d'Orves est un journaliste reconnu, dont la critique, parfois assassine, est attendue autant qu'elle...Marthe ou les beaux mensonges de Nicolas Estienne d'Orves (d') - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau :Bonjour Nicolas d'Estienne d'Orves. Merci de nous recevoir ici dans votre bureau, votre univers...Nicolas d'Estienne d'Orves :Mon antre.Philippe Chauveau :Cette petite chambre de bonne que vous avez aménagé pour travailler. Et j'ai envie de dire « quel travail » parce qu'il y a l'écriture et votre actualité c'est un nouveau roman chez XO, un nouveau thriller « L'enfant du premier matin » et votre autre activité, c'est la musique. On sait que vous travaillez pour la presse magazine, pour Le Figaro, Le...Marthe ou les beaux mensonges de Nicolas Estienne d'Orves (d') - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau :Nicolas d'Estienne d'Orves, votre actualité chez XO, ça s'appelle « L'enfant du premier matin », c'est votre septième roman en tant que tel, mais il y a aussi des nouvelles, des essais. Et là, on va suivre Valentin. Valentin est né le 11 septembre 2001. Et puis on va suivre aussi un autre personnage, Yves de Saint-Alveydre qui est dans le Paris de la Belle époque et forcément ces deux personnages à un moment vont se croiser. D'où est-elle née cette histoire qui nous amène au plus profond de notre...Marthe ou les beaux mensonges de Nicolas Estienne d'Orves (d') - Le livre - Suite
    Librairie « La Colomberie »7, rue de Condé75006 Paris Tél : 01 43 26 36 47 www.lacolomberie.frJean-Denys Nicolas d'Estienne d'Orves est un auteur à succès. 200 000 exemplaires dans le monde pour « Derniers jours de Paris » son dernier roman. En voilà un nouveau, « L'enfant du premier matin » qui recèle les mêmes ficelles littéraires. On le recommande pour un lecteur qui a envie de se divertir. Je serai tenté de dire que c'est une bonne lecture de transport par exemple, parce qu'on va avoir envie de reprendre vite le...Marthe ou les beaux mensonges de Nicolas Estienne d'Orves (d') - L'avis du libraire - Suite