Sylvie Yvert

Sylvie Yvert

Au moins le souvenir

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Son père était collectionneur de livres anciens, des ouvrages reliés qui tapissaient les murs de l’appartement familial. Loin de la dégouter de la littérature, c’est bien dans cet univers que Sylvie Yvert a construit sa vie après avoir apprécier les charmes de la haute administration.

En 2008, prouvant sa connaissance des grands courants littéraires, elle publie « Ceci n’est pas de la littérature », recueil de quelques-unes des critiques les plus acerbes des grands classiques.

Pourtant, il faudra attendre huit longues années pour retrouver Sylvie Yvert en librairie, dans un autre registre, le roman historique.

En 2016, elle connait un beau succès avec « Mousseline la sérieuse ». C’est le surnom donné par Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse, la seule qui échappera au massacre de la famille royale. L’originalité de la romancière : faire parler la jeune princesse à la première personne tout en étant rigoureuse sur la véracité historique et en respectant scrupuleusement la langue de l’époque. Suivra en 2019, « Une année folle », récit romancé de 1815, avec ces fameux Cent jours durant lesquels Napoléon et Louis XVIII se disputèrent le sort de la France.

Voilà le nouveau titre de Sylvie Yvert, « Au moins le souvenir » aux éditions Héloïse d’Ormesson. Poursuivant son exploration de la France du milieu du XIXème siècle, nous voici en 1862, quand Alphonse de Lamartine décide de quitter la vie publique alors que Louis-Napoléon Bonaparte, à qui il s’était opposé, bafoue allègrement les préceptes de la 2ème république. Sylvie Yvert choisit de nous raconter le destin de cet homme, connu pour sa poésie mais dont a été complètement oublié le rôle politique qui fut pourtant décisif pour notre pays. Plutôt qu’une biographie classique, Sylvie Yvert garde sa plume de romancière en donnant la parole à l’épouse de Lamartine, Marianne. C’est elle qui va nous raconter les heures glorieuses ou plus sombres de l’auteur des Lamentations.

Un personnage incroyable et injustement méconnu, une belle écriture, un procédé narratif original font de ce livre une vraie réussite. On ne s’étonnera donc pas qu’il ait été sélectionné pour le Grand Prix de l’Académie française.

Le livre de Sylvie Yvert « Au moins le souvenir » est publié chez Héloïse d’Ormesson.

  • PRÉSENTATION
  • Son père était collectionneur de livres anciens, des ouvrages reliés qui tapissaient les murs de l’appartement familial. Loin de la dégouter de la littérature, c’est bien dans cet univers que Sylvie Yvert a construit sa vie après avoir apprécier les charmes de la haute administration. En 2008, prouvant sa connaissance des grands courants littéraires, elle publie « Ceci n’est pas de la littérature », recueil de quelques-unes des critiques les plus acerbes des grands classiques. Pourtant, il faudra attendre huit longues...Au moins le souvenir de Sylvie Yvert - Présentation - Suite