Boris Marme

Boris Marme

Appelez-moi César

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Voilà un nom à retenir, Boris Marme. Ses deux premiers romans, salués par la critique, le placent dans la catégorie des jeunes auteurs qui comptent. Par ailleurs professeur de français en lycée, Boris Marme a publié son premier titre au début de l’année 2020. Dans « Aux armes », il racontait la montée de la violence dans nos sociétés contemporaines, le déferlement des réseaux sociaux, la nécessité du bouc émissaire pour calmer les esprits. Prenant pour point de départ, un massacre dans une université américaine, Boris Marme nous ramenait à la réalité de notre actualité.
Pour ce deuxième libre, « Appelez-moi César », retour en France.
C’est l’été 1994. Etienne est envoyé par ses parents en colonie de vacances. L’ado quitte pour la première fois le cocon douillet et protecteur de la maison familiale dans une chic banlieue parisienne pour se retrouver avec d’autre jeunes qu’il ne connait pas dans un décor qui ressemble à l’Isère. La colo est encadrée par des religieux, dont le père Michel qui s’est donné pour mission de garder ses jeunes garçons dans le droit chemin. Certains d’entre eux sont effectivement des durs à cuire. Etienne est fasciné par leur comportement tellement éloigné de l’éducation qu’il a reçue. Pour ne pas rester à l’écart et faire bonne figure, la tentation est grande d’entrer dans leurs jeux. Mais dès les premières pages, le drame est là. Un soir de juillet, une randonnée qui tourne mal, la nuit tombe, les jeunes se perdent en montagne, un cri dans la nuit et la frayeur qui s’empare du groupe. Ils ne seront retrouvés que le lendemain matin et l’un manque à l’appel, il a chuté du haut du haut d’une falaise.
Vingt-cinq ans plus tard, Etienne, le narrateur, se souvient et, retraçant par le détail les évènements et les jours qui ont précédé la tragédie, il lève le voile et cherche à se défaire de la culpabilité qui lui colle à la peau depuis toute ces années.
L’écriture de Boris Marme est crue, vive et littéraire à la fois. L’intrigue est bien menée jusqu’aux toutes dernières pages et les personnages, ces jeunes garçons qui s’ouvrent à la vie, sont parfaitement dépeints, face à ces encadrants, ces adultes chargés de veiller sur eux, complètement dépassés par les évènements.
La montagne joue aussi pleinement son rôle dans ce thriller qui n’en est pas un. Car c’est bien un roman sur la jeunesse et la difficile construction de soi qui est ici proposé, ce temps à la fois plein d’impatience et d’incertitude où chacun se rêve César. Roman sur la culpabilité aussi, ce sentiment qui empêche d’avancer, rappelant que la vie n’est pas un film que l’on peut rembobiner et que nous sommes maitres de nos destins. Enfin, roman empreint de nostalgie, tant les années 90 sont ici rappelées par une multitude de détails qui nous rendent cette histoire si proche de nous.
Ce livre est un coup de cœur. Le talent de Boris Marme est incontestable.
« Appelez-moi César » est publié aux éditions Plon

  • PRÉSENTATION
  • Voilà un nom à retenir, Boris Marme. Ses deux premiers romans, salués par la critique, le placent dans la catégorie des jeunes auteurs qui comptent. Par ailleurs professeur de français en lycée, Boris Marme a publié son premier titre au début de l’année 2020. Dans « Aux armes », il racontait la montée de la violence dans nos sociétés contemporaines, le déferlement des réseaux sociaux, la nécessité du bouc émissaire pour calmer les esprits. Prenant pour point de départ, un massacre dans une université américaine,...Appelez-moi César de Boris Marme - Présentation - Suite