Romain Puértolas

Romain Puértolas

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel

Le livre 5'28

Alors Romain Puértolas, il y avait eu « L'extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » aujourd'hui voici « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel »
Pourquoi des titres toujours aussi long, c'est simplement pour faire pester les journalistes ?
Oui c'est marrant, à la fin les gens disent même « Le fakir » là je sais pas ce qu'ils diront « La petite fille », non c'est toujours pour m'évader, pour partir dans ce monde merveilleux, moi je m'émerveille déjà d'un titre,
Et ça me rappelle le contes, l'histoire de l'homme qui avait fait ça et était parti en voyage, il y a beaucoup de contes d'enfants qui ont ce format là de titre et j'aime beaucoup ça.
C'est votre marque de fabrique, alors on va découvrir un contrôleur aérien, il s'appelle Monsieur Machin, il s'en va chez son coiffeur, il va lui raconter une drôle d'histoire, celle d'une jeune femme qui s'appelle Providence, ce qui n'est déjà pas banal
Qui a un orteil supplémentaire ce qui n'est pas banal non plus, et il y a une histoire avec une petite fille qui elle est dans un hôpital de l'autre coté de la méditerranée, d'où vient elle cette histoire ?
C'est des choses qui me viennent comme ça, c'est pour ça que j'écris toujours sur mon téléphone portable, par exemple là vous parlez des orteils, toute ma vie j'ai observé, j'observe beaucoup les gens dans la rue
Et j'ai chercher des personnes avec six orteils, j'en ai jamais rencontré. Et un jour en me baladant avec ma famille, dans le bus j'ai vu une petite fille en sandalette et qui avait six orteils à un seul pied et voilà une caractéristique de Providence est née.
Alors Providence doit absolument prendre l 'avion pour rejoindre cette petite fille qui est gravement malade mais un méchant volcan a décidé d'empêcher le trafic aérien, c'est un petit peu le point de départ de l'histoire.
Si l'on compare avec le « Fakir » qui était vraiment orienté humour j'ai l'impression que celui-ci est un peu plus grave. On s'amuse beaucoup, il y a des passages très drôle mais l'intrigue est quand même beaucoup plus grave.
Oui je suis d'accord, je voulais quelque chose peut-être d'un peu plus profond, jouer plus sur les émotions que sur le « Fakir » et c'est pour ça qu'il y a le fil conducteur qui est cette maladie et cet amour inconditionnel de cette mère,
qui est une mère adoptive et qui va aller chercher la petite fille. Je voulais jouer avec tout ça, mais je ne voulais pas que ça reste une histoire dramatique, je voulais l'envelopper dans un bonbon comme je fais toujours.
Là où vous nous emmener dans un monde surréaliste, Providence va réussir à s'envoler malgré le fameux volcan et au cours de son vol elle va faire des rencontres étonnantes, elle va rencontrer les grands de la planète et il y a quelques petites piques
Il y a certains personnages bien connus que vous égratignez comme notre Président.
Oui, je me suis amusé avec notre président mais je me suis aussi amusé avec le président des États-Unis, de la Russie. J'aime bien avoir des références très contemporaines et je voulais garder ce ton d'humour et faire voir que je moque de toutes les nationalités
Je me moque aussi beaucoup de la mienne.
Ce livre là vous ressemble-il davantage que le « Fakir » ?
Je suis très présent, mais comme j'étais très présent dans le « Fakir » donc on peut dire que ce sont des reflets de moi.
Bien que ce soit différent ?
Oui, je voulais quelque chose de différent tout en restant moi même, les premiers retours de lectures m'ont conforté dans ce sens, on me disais que c'était plus profond, plus poétique, mais en même temps on te reconnaît quand on voit les personnages.
Je suis content d'avoir fait quelque chose de différent tout en restant moi-même.
En tout cas on vous souhaite le même succès que pour le « Fakir » Romain Puértolas, alors je vais reprendre le titre dans son intégralité « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel », publié aux éditions Le Dilettante, merci beaucoup.
Merci à vous.

Philippe Chauveau :
Alors Romain Puértolas, il y avait eu « L'extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » aujourd'hui voici « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel »
Pourquoi des titres toujours aussi long, c'est simplement pour faire pester les journalistes ?

Romain Puértolas :
Oui c'est marrant, à la fin les gens disent même « Le fakir » là je sais pas ce qu'ils diront « La petite fille », non c'est toujours pour m'évader, pour partir dans ce monde merveilleux, moi je m'émerveille déjà d'un titre,
Et ça me rappelle le contes, l'histoire de l'homme qui avait fait ça et était parti en voyage, il y a beaucoup de contes d'enfants qui ont ce format là de titre et j'aime beaucoup ça.

Philippe Chauveau :
C'est votre marque de fabrique, alors on va découvrir un contrôleur aérien, il s'appelle Monsieur Machin, il s'en va chez son coiffeur, il va lui raconter une drôle d'histoire, celle d'une jeune femme qui s'appelle Providence, ce qui n'est déjà pas banal
Qui a un orteil supplémentaire ce qui n'est pas banal non plus, et il y a une histoire avec une petite fille qui elle est dans un hôpital de l'autre coté de la méditerranée, d'où vient elle cette histoire ?

Romain Puértolas :
C'est des choses qui me viennent comme ça, c'est pour ça que j'écris toujours sur mon téléphone portable, par exemple là vous parlez des orteils, toute ma vie j'ai observé, j'observe beaucoup les gens dans la rue
Et j'ai chercher des personnes avec six orteils, j'en ai jamais rencontré. Et un jour en me baladant avec ma famille, dans le bus j'ai vu une petite fille en sandalette et qui avait six orteils à un seul pied et voilà une caractéristique de Providence est née.

Philippe Chauveau :
Alors Providence doit absolument prendre l 'avion pour rejoindre cette petite fille qui est gravement malade mais un méchant volcan a décidé d'empêcher le trafic aérien, c'est un petit peu le point de départ de l'histoire.
Si l'on compare avec le « Fakir » qui était vraiment orienté humour j'ai l'impression que celui-ci est un peu plus grave. On s'amuse beaucoup, il y a des passages très drôle mais l'intrigue est quand même beaucoup plus grave.

Romain Puértolas :
Oui je suis d'accord, je voulais quelque chose peut-être d'un peu plus profond, jouer plus sur les émotions que sur le « Fakir » et c'est pour ça qu'il y a le fil conducteur qui est cette maladie et cet amour inconditionnel de cette mère,
qui est une mère adoptive et qui va aller chercher la petite fille. Je voulais jouer avec tout ça, mais je ne voulais pas que ça reste une histoire dramatique, je voulais l'envelopper dans un bonbon comme je fais toujours.

Philippe Chauveau :
Là où vous nous emmener dans un monde surréaliste, Providence va réussir à s'envoler malgré le fameux volcan et au cours de son vol elle va faire des rencontres étonnantes, elle va rencontrer les grands de la planète et il y a quelques petites piques
Il y a certains personnages bien connus que vous égratignez comme notre Président.

Romain Puértolas :
Oui, je me suis amusé avec notre président mais je me suis aussi amusé avec le président des États-Unis, de la Russie. J'aime bien avoir des références très contemporaines et je voulais garder ce ton d'humour et faire voir que je moque de toutes les nationalités
Je me moque aussi beaucoup de la mienne.

Philippe Chauveau :
Ce livre là vous ressemble-il davantage que le « Fakir » ?

Romain Puértolas :
Je suis très présent, mais comme j'étais très présent dans le « Fakir » donc on peut dire que ce sont des reflets de moi.

Philippe Chauveau :
Bien que ce soit différent ?

Romain Puértolas :
Oui, je voulais quelque chose de différent tout en restant moi même, les premiers retours de lectures m'ont conforté dans ce sens, on me disais que c'était plus profond, plus poétique, mais en même temps on te reconnaît quand on voit les personnages.
Je suis content d'avoir fait quelque chose de différent tout en restant moi-même.

Philippe Chauveau :
En tout cas on vous souhaite le même succès que pour le « Fakir » Romain Puértolas, alors je vais reprendre le titre dans son intégralité « La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel », publié aux éditions Le Dilettante, merci beaucoup.

Romain Puértolas :
Merci à vous.

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel Le Dilettante
  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • En 2013, Romain Puértolas avait fait la joie des lecteurs et des libraires avec son premier roman « L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA » vendu à plus de 500 000 exemplaires et traduit en 35 langues. Un « feel good book », un livre qui fait du bien comme le qualifient certains critiques, parfois avec un peu de mépris. Mais le sourire des lecteurs lors des rencontres en librairies ou sur les salons restent pour Romain Puértolas la plus belle des récompenses.Mais après un tel...Souvenirs d'auteurs... de Romain Puértolas - Présentation - Suite
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