Andrea H. Japp

Andrea H. Japp

Aesculapius

Le livre 4'21
Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Andrea H. Japp, merci de nous recevoir. Vous avez une double actualité, La Mort simplement chez Calmann-Lévy sur lequel nous reviendrons et puis nous allons plonger au coeur du Moyen-âge, en 1306, du côté d'Alençon, donc pas loin d'ici, Aesculapius votre nouveau roman. Aesculapius, c'est Aesculape, la divinité romaine associée à la guérison et à la médecine. Pourquoi avoir eu envie de nous plonger à nouveau dans cette période tourmentée du Moyen-âge et d'y avoir inventé une intrigue aussi sombre.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
C'est une période charnière puisqu'on est sous le règne de Philippe Le Bel. Le Perche et la Normandie sont des régions extraordinairement denses d'un point de vue historique, notamment à cette époque. La frontière, le dernier bastion, puisque à l'époque les Normands sont considérés comme des envahisseurs encore, c'est Nogent le Rotrou. On est à quelques kilomètres de la frontière entre le royaume Franc et le royaume Normand.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Et puis il y a toujours ces intrigues, ces mystères, cette bête sauvage qui rôde.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Il y a eu la Bête de Brives, la Bête du Gévaudan. Il y a eu plein de bêtes comme ça. Si vous voulez, c'est très intéressant pour un auteur de polars parce que s'il est évident que certaines bêtes étaient de fait des animaux mais qui dans ces cas-là s'attaquaient aux troupeaux, il y a des soi-disant bêtes, notamment la Bête du Gévaudan qui sont plus que troubles, vu la façon dont elles attaquaient, des décapitations très nettes d'êtres humains, une ruse extraordinaire qu'il est difficile de prêter à un animal. Je suis convaincue, qu'il s'est agi dans certains cas de créations humaines pour dissimuler des crimes en série.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Il y a aussi toute la recherche sur le style, sur l'écriture avec beaucoup de mots que l'on découvre grâce à vous.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Il était hors de question dans ma tête de faire parler des personnages du XIVème siècle comme on parle à l'heure actuelle. Ça me paraissait totalement inapproprié. Effectivement, j'ai choisi une syntaxe de français qui s'apparente à la syntaxe usitée aux XVIème et XVIIème siècles. Effectivement, il y a eu une recherche sur les mots, retrouver la véritable signification des mots à l'époque. Ça, ça a été un grand bonheur, un travail absolument énorme mais un grand bonheur. Et je me dis que ça va faire plaisir aux gens d'apprendre des choses comme ça.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Après Aesculapius, Druon de Brévaux sera un héros récurrent, j'imagine. C'est le cas aussi de Diane Silver. Diane Silver c'est une profileuse du FBI qui a eu aussi un passé trouble puisque sa fille a été assassinée et là, elle se retrouve aux prises dans d'autres meurtres. Pourquoi cette histoire, pourquoi avoir envie de retrouver Diane Silver ?

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
C'est un personnage qui est en permanence sur le fil du rasoir. D'abord parce que finalement elle n’est pas très convaincue d'avoir envie de vivre. La seule chose qui la tienne en vie, c'est cette traque, où d'une part, elle essaie de retrouver la rabatteuse qui a conduit sa petite fille jusqu'à son massacreur, son tortionnaire. Finalement, elle s'est mise en tête qu'elle était la dernière ligne de défense entre des victimes et des tueurs psychopathes. C'est un personnage qui est en train d'osciller, c'est un personnage qui peut totalement basculer dans l'illégalité voire éventuellement dans la folie. C'est finalement cette oscillation permanente du personnage qui m'a beaucoup touchée et qui a fait que j'ai eu envie de mener cette femme sur trois romans.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Quel est le point commun, finalement, entre La Mort simplement et Aesculapius.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Le roman policier, c'est un peu une construction de tragédie grecque, c'est aussi la construction du western par exemple. Vous avez le bien d'un côté, vous avez le mal de l'autre, vous avez l'homme au milieu. Et qu'est-ce que va faire l'homme ? C'est toujours ce type d'ambivalence humaine qui me fascine et que j'ai envie d'illustrer.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Merci beaucoup Andrea H. Japp.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Merci à vous.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Votre double actualité, La Mort simplement, c'est chez Calmann-Lévy et puis Aesculapius, chez Flammarion.
Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Andrea H. Japp, merci de nous recevoir. Vous avez une double actualité, La Mort simplement chez Calmann-Lévy sur lequel nous reviendrons et puis nous allons plonger au coeur du Moyen-âge, en 1306, du côté d'Alençon, donc pas loin d'ici, Aesculapius votre nouveau roman. Aesculapius, c'est Aesculape, la divinité romaine associée à la guérison et à la médecine. Pourquoi avoir eu envie de nous plonger à nouveau dans cette période tourmentée du Moyen-âge et d'y avoir inventé une intrigue aussi sombre.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
C'est une période charnière puisqu'on est sous le règne de Philippe Le Bel. Le Perche et la Normandie sont des régions extraordinairement denses d'un point de vue historique, notamment à cette époque. La frontière, le dernier bastion, puisque à l'époque les Normands sont considérés comme des envahisseurs encore, c'est Nogent le Rotrou. On est à quelques kilomètres de la frontière entre le royaume Franc et le royaume Normand.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Et puis il y a toujours ces intrigues, ces mystères, cette bête sauvage qui rôde.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Il y a eu la Bête de Brives, la Bête du Gévaudan. Il y a eu plein de bêtes comme ça. Si vous voulez, c'est très intéressant pour un auteur de polars parce que s'il est évident que certaines bêtes étaient de fait des animaux mais qui dans ces cas-là s'attaquaient aux troupeaux, il y a des soi-disant bêtes, notamment la Bête du Gévaudan qui sont plus que troubles, vu la façon dont elles attaquaient, des décapitations très nettes d'êtres humains, une ruse extraordinaire qu'il est difficile de prêter à un animal. Je suis convaincue, qu'il s'est agi dans certains cas de créations humaines pour dissimuler des crimes en série.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Il y a aussi toute la recherche sur le style, sur l'écriture avec beaucoup de mots que l'on découvre grâce à vous.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Il était hors de question dans ma tête de faire parler des personnages du XIVème siècle comme on parle à l'heure actuelle. Ça me paraissait totalement inapproprié. Effectivement, j'ai choisi une syntaxe de français qui s'apparente à la syntaxe usitée aux XVIème et XVIIème siècles. Effectivement, il y a eu une recherche sur les mots, retrouver la véritable signification des mots à l'époque. Ça, ça a été un grand bonheur, un travail absolument énorme mais un grand bonheur. Et je me dis que ça va faire plaisir aux gens d'apprendre des choses comme ça.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Après Aesculapius, Druon de Brévaux sera un héros récurrent, j'imagine. C'est le cas aussi de Diane Silver. Diane Silver c'est une profileuse du FBI qui a eu aussi un passé trouble puisque sa fille a été assassinée et là, elle se retrouve aux prises dans d'autres meurtres. Pourquoi cette histoire, pourquoi avoir envie de retrouver Diane Silver ?

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
C'est un personnage qui est en permanence sur le fil du rasoir. D'abord parce que finalement elle n’est pas très convaincue d'avoir envie de vivre. La seule chose qui la tienne en vie, c'est cette traque, où d'une part, elle essaie de retrouver la rabatteuse qui a conduit sa petite fille jusqu'à son massacreur, son tortionnaire. Finalement, elle s'est mise en tête qu'elle était la dernière ligne de défense entre des victimes et des tueurs psychopathes. C'est un personnage qui est en train d'osciller, c'est un personnage qui peut totalement basculer dans l'illégalité voire éventuellement dans la folie. C'est finalement cette oscillation permanente du personnage qui m'a beaucoup touchée et qui a fait que j'ai eu envie de mener cette femme sur trois romans.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Quel est le point commun, finalement, entre La Mort simplement et Aesculapius.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Le roman policier, c'est un peu une construction de tragédie grecque, c'est aussi la construction du western par exemple. Vous avez le bien d'un côté, vous avez le mal de l'autre, vous avez l'homme au milieu. Et qu'est-ce que va faire l'homme ? C'est toujours ce type d'ambivalence humaine qui me fascine et que j'ai envie d'illustrer.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Merci beaucoup Andrea H. Japp.

Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) :
Merci à vous.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Votre double actualité, La Mort simplement, c'est chez Calmann-Lévy et puis Aesculapius, chez Flammarion.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Femme à la fois surprenante et charmante, qui est vraiment Andrea H. Japp ? Lorsqu'elle vous reçoit avec affabilité et courtoisie dans sa maison du Perche, Andrea H. Japp n'est que sourire et gentillesse. Mais dès lors que vous plongez dans l'un de ses livres, que ce soit une saga historique ou un thriller contemporain, vous êtes emporté dans un tourbillon de crimes, de violence, d'angoisse, de mystère. Tout cela avec jubilation, bien sûr. Andrea H. Japp doit à son père sa passion pour le polar. Mais avant de se...Aesculapius d'Andrea H. Japp - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau (WebTVCulture) : Merci beaucoup Andrea H. Japp de nous recevoir ici dans cette belle région du Perche. Quand on est dans une aussi belle région, comment fait-on pour avoir une  imagination aussi débordante avec des crimes, des intrigues, des histoires aussi sombres ? Andrea H. Japp (La Mort simplement, Aesculapius) : C'est une région de brumes, notamment matinales, et donc au matin, vous avez des brumes qui arrivent à peu près à hauteur d'homme et vous avez la très nette sensation de perdre vos ...Aesculapius d'Andrea H. Japp - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau (WebTVCulture) : Andrea H. Japp, merci de nous recevoir. Vous avez une double actualité, La Mort simplement chez Calmann-Lévy sur lequel nous reviendrons et puis nous allons plonger au coeur du Moyen-âge, en 1306, du côté d'Alençon, donc pas loin d'ici, Aesculapius votre nouveau roman. Aesculapius, c'est Aesculape, la divinité romaine associée à la guérison et à la médecine. Pourquoi avoir eu envie de nous plonger à nouveau dans cette période tourmentée du Moyen-âge et d'y avoir inventé une...Aesculapius d'Andrea H. Japp - Le livre - Suite
    Marie-Dominique Périnet « Plaisir de lire » (Nogent le Rotrou) « Ça commence donc au début du XIVème siècle, où le père du héros/héroïne est accusé de faire des accouchements sans douleur, chose qui était interdite à l'époque et l'Inquisition va passer par-là et va tuer le père de l'héroïne, qui va se transformer en héros, pour pouvoir survivre. Andréa H. Japp reste fidèle à ses récits précédents, notamment La Dame sans terre qui se passait également dans le Perche et qui met en valeur toute une...Aesculapius d'Andrea H. Japp - L'avis du libraire - Suite