David Foenkinos

David Foenkinos

Les souvenirs

Portrait 4'10
Philippe Chauveau :
Bonjour David Foenkinos. Merci de nous recevoir à l'occasion de la sortie chez Gallimard de votre nouveau roman, le 10ème, « Les souvenirs ». Dix romans en dix ans quasiment puisque le premier, c'était en 2002. Y a-t-il des images qui reviennent sur ces dix années en tant qu'écrivain et romancier ?

David Foenkinos :
Mes premiers romans étaient très burlesques, très fous, très inspirés par les pays de l'Est, le grotesque. Et puis lentement, j'ai fait des romans plus réalistes, plus simples. Depuis peu, j'ai un livre qui marche très bien avec le bouche à oreilles, « La délicatesse », donc il y a une vraie évolution qui est très surprenante à vivre pour un auteur, de voir du monde à ses dédicaces… Je trouve cela assez émouvant de voir comment les choses ont évolué.

Philippe Chauveau :
Vous avez l'impression qu'il y aura eu un David Foenkinos avant et un David Foenkinos après « La délicatesse » ?

David Foenkinos :
Forcément il y a un avant et un après « La délicatess ». Il y a une telle vie autour de ce livre, il est beaucoup traduit et puis, il va y avoir le film. Je suis toujours dans la phase un peu de surprise de tout ce qui se passe autour de ce livre.

Philippe Chauveau :
Finalement, cela n'a pas été compliqué de se remettre à l'écriture après « La délicatesse » ?

David Foenkinos :
Non parce que c'est tout récent le succès de « La délicatese ». Il est sorti en janvier 2011 en poche et j'avais entretemps écrit un livre sur John Lennon et c'est l'été dernier que j'ai écrit « Les souvenirs ». Donc, au moment où cela s'est amplifié pour « La délicatesse », j'avais déjà fini « Les souvenirs ».

Philippe Chauveau :
Votre nom compte dans l'univers littéraire francophone, et français plus particulièrement. Cela répond –il à un rêve de gosse ? Quand vous étiez petit, aviez-vous envie d'écrire, de faire des romans ?

David Foenkinjos :
Cela ne répond pas à un rêve de gosse car la littérature est venu très très tard dans ma vie, même la publication car j'avais écrit 5 ou 6 livres que je n'avais pas envoyé à des éditeurs. C'est subitement, au bout du 6ème, j'ai envoyé sans trop y croire. D'ailleurs, j'ai été refusé par tous les éditeurs jusqu'au jour où j'ai reçu un appel du comité de lecture Gallimard et je croyais que c'était une blague !

Philippe Chauveau :
Vous-même, lorsque vous étiez ado par exemple, la littérature comptait-elle dans votre vie, y avait-il des bouquins chez vous, trouviez-vous un refuge dans la lecture ?

David Foenkinos :
Non, adolescent, je détestais lire. Je ne lisais que les livres qu'il fallait lire pour l'école avec beaucoup de souffrance et je trouvais cela très pénible. Je ne suis pas du tout issu d'une famille littéraire donc il n'y avait pas de livres chez moi. C'est venu très tardivement mon goût de la littérature, parce que j'ai rencontré des auteurs qui m'ont touché, qui m'ont plu. Après, moi, j'aime bien aller dans les lycées parfois, où quand j'ai eu la chance de faire la tournée du Goncourt des lycéens. Rencontrer des jeunes et leur dire que lire n'est pas une obligation et que cela peut venir, ou ne pas venir, dans une vie, mais si ça vient, cela peut être formidable. Et puis cela leur donne l'occasion de voir un écrivain qui est vivant déjà, donc ça change ! Et puis qui peut être jeune, avoir les mêmes goûts qu'eux, je trouve que cela désacralise le rapport à l'écrivain.

Philippe Chauveau :
Y a-t-il un style Foenkinos ?

David Foenkinos :
Tout écrivain a son style, son univers, sinon cela n'a pas d'intérêt. Les écrivains qu'on aime, on ouvre une page et on sait que l'on est avec eux, on reconnait leur univers. Raconter des histoires je pourrais le faire par ailleurs, écrire des scénarios ou du théâtre. Ecrire des romans, c'est avant tout une affaire de phrases, de style bien sûr.

Philippe Chauveau :
Etes-vous un écrivain, un romancier qui avez déjà plusieurs histoires dans la tête ou bien les histoires viennent elles les unes après les autres, au fil des écritures ?

David Foenkinos :
Généralement, j'écris vraiment les livres les uns après les autres, les projets les uns après les autres et là, pour la première fois de ma vie, je n'ai pas de projet, pas d'idées mais cela ne m'angoisse pas du tout. Cela fait 10 ans, vous le disiez tout à l'heure. J'ai publié un livre par an et j'aimerais bien arrêter, faire une pause, je ne sais pas. Ce sont les livres qui viennent à nous, ce n'est pas le contraire. Peut-être que j'aurai une idée demain ou bien je n'en aurai pas avant longtemps. On verra...

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup, David Foenkinos. Votre actualité, votre nouveau roman « Les souvenirs » publié par Gallimard.
Philippe Chauveau :
Bonjour David Foenkinos. Merci de nous recevoir à l'occasion de la sortie chez Gallimard de votre nouveau roman, le 10ème, « Les souvenirs ». Dix romans en dix ans quasiment puisque le premier, c'était en 2002. Y a-t-il des images qui reviennent sur ces dix années en tant qu'écrivain et romancier ?

David Foenkinos :
Mes premiers romans étaient très burlesques, très fous, très inspirés par les pays de l'Est, le grotesque. Et puis lentement, j'ai fait des romans plus réalistes, plus simples. Depuis peu, j'ai un livre qui marche très bien avec le bouche à oreilles, « La délicatesse », donc il y a une vraie évolution qui est très surprenante à vivre pour un auteur, de voir du monde à ses dédicaces… Je trouve cela assez émouvant de voir comment les choses ont évolué.

Philippe Chauveau :
Vous avez l'impression qu'il y aura eu un David Foenkinos avant et un David Foenkinos après « La délicatesse » ?

David Foenkinos :
Forcément il y a un avant et un après « La délicatess ». Il y a une telle vie autour de ce livre, il est beaucoup traduit et puis, il va y avoir le film. Je suis toujours dans la phase un peu de surprise de tout ce qui se passe autour de ce livre.

Philippe Chauveau :
Finalement, cela n'a pas été compliqué de se remettre à l'écriture après « La délicatesse » ?

David Foenkinos :
Non parce que c'est tout récent le succès de « La délicatese ». Il est sorti en janvier 2011 en poche et j'avais entretemps écrit un livre sur John Lennon et c'est l'été dernier que j'ai écrit « Les souvenirs ». Donc, au moment où cela s'est amplifié pour « La délicatesse », j'avais déjà fini « Les souvenirs ».

Philippe Chauveau :
Votre nom compte dans l'univers littéraire francophone, et français plus particulièrement. Cela répond –il à un rêve de gosse ? Quand vous étiez petit, aviez-vous envie d'écrire, de faire des romans ?

David Foenkinjos :
Cela ne répond pas à un rêve de gosse car la littérature est venu très très tard dans ma vie, même la publication car j'avais écrit 5 ou 6 livres que je n'avais pas envoyé à des éditeurs. C'est subitement, au bout du 6ème, j'ai envoyé sans trop y croire. D'ailleurs, j'ai été refusé par tous les éditeurs jusqu'au jour où j'ai reçu un appel du comité de lecture Gallimard et je croyais que c'était une blague !

Philippe Chauveau :
Vous-même, lorsque vous étiez ado par exemple, la littérature comptait-elle dans votre vie, y avait-il des bouquins chez vous, trouviez-vous un refuge dans la lecture ?

David Foenkinos :
Non, adolescent, je détestais lire. Je ne lisais que les livres qu'il fallait lire pour l'école avec beaucoup de souffrance et je trouvais cela très pénible. Je ne suis pas du tout issu d'une famille littéraire donc il n'y avait pas de livres chez moi. C'est venu très tardivement mon goût de la littérature, parce que j'ai rencontré des auteurs qui m'ont touché, qui m'ont plu. Après, moi, j'aime bien aller dans les lycées parfois, où quand j'ai eu la chance de faire la tournée du Goncourt des lycéens. Rencontrer des jeunes et leur dire que lire n'est pas une obligation et que cela peut venir, ou ne pas venir, dans une vie, mais si ça vient, cela peut être formidable. Et puis cela leur donne l'occasion de voir un écrivain qui est vivant déjà, donc ça change ! Et puis qui peut être jeune, avoir les mêmes goûts qu'eux, je trouve que cela désacralise le rapport à l'écrivain.

Philippe Chauveau :
Y a-t-il un style Foenkinos ?

David Foenkinos :
Tout écrivain a son style, son univers, sinon cela n'a pas d'intérêt. Les écrivains qu'on aime, on ouvre une page et on sait que l'on est avec eux, on reconnait leur univers. Raconter des histoires je pourrais le faire par ailleurs, écrire des scénarios ou du théâtre. Ecrire des romans, c'est avant tout une affaire de phrases, de style bien sûr.

Philippe Chauveau :
Etes-vous un écrivain, un romancier qui avez déjà plusieurs histoires dans la tête ou bien les histoires viennent elles les unes après les autres, au fil des écritures ?

David Foenkinos :
Généralement, j'écris vraiment les livres les uns après les autres, les projets les uns après les autres et là, pour la première fois de ma vie, je n'ai pas de projet, pas d'idées mais cela ne m'angoisse pas du tout. Cela fait 10 ans, vous le disiez tout à l'heure. J'ai publié un livre par an et j'aimerais bien arrêter, faire une pause, je ne sais pas. Ce sont les livres qui viennent à nous, ce n'est pas le contraire. Peut-être que j'aurai une idée demain ou bien je n'en aurai pas avant longtemps. On verra...

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup, David Foenkinos. Votre actualité, votre nouveau roman « Les souvenirs » publié par Gallimard.

  • PRÉSENTATION
  • PORTRAIT
  • LE LIVRE
  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Rien ne prédestinait David Foenkinos à l'écriture. Adolescent, il était plus attiré par la musique que par les livres. Au gré des rencontres, des aléas de la vie, c'est petit à petit qu'il découvre le plaisir de la lecture, avec une prédilection pour Albert Cohen et « Belle du seigneur ». Après des études de lettres à la Sorbonne, il publie son 1er roman en 2002, à l'âge de 28ans, chez Gallimard, « Inversion de l'idiotie : de l'influence de deux polonais », titre surréaliste, révélateur du style Foenkinos, alliant à...Soif de Lire de David Foenkinos - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau : Bonjour David Foenkinos. Merci de nous recevoir à l'occasion de la sortie chez Gallimard de votre nouveau roman, le 10ème, « Les souvenirs ». Dix romans en dix ans quasiment puisque le premier, c'était en 2002. Y a-t-il des images qui reviennent sur ces dix années en tant qu'écrivain et romancier ? David Foenkinos : Mes premiers romans étaient très burlesques, très fous, très inspirés par les pays de l'Est, le grotesque. Et puis lentement, j'ai fait des romans plus réalistes, plus simples. Depuis peu,...Soif de Lire de David Foenkinos - Portrait - Suite
    Philippe Chauveau : David Foenkinos, dix romans en 10 ans et donc votre actualité, « Les souvenirs », votre nouveau roman chez Gallimard. J'ai envie de dire que dans le titre, tout est dit ! David Foenkinos : Quand j'ai commencé à travailler sur le livre, j'y évoquais la mémoire, la vieillesse, les souvenirs. Puis je me suis dit que j'aimerais bien appeler le livre « Les souvenirs » mais j'étais persuadé que le titre était déjà pris. En tapant sur Internet, je me suis rendu compte que le titre n'avait jamais été utilisé...Soif de Lire de David Foenkinos - Le livre - Suite
    Ce que j'aime vraiment chez Foenkinos, c'est son écriture, avec toujours une petite touche répétitive dans chacun de ses romans.Cette fois-ci, ce sont des souvenirs, évoqués à chaque rencontre des personnages. Ça fait la trame de l'histoire, et c'est toujours plein d'optimisme. On a des moments plein d'émotion, d'humour, un très bon moment de lecture avec toujours cet optimisme qui redonne goût à la vie et qui redonne le sourire après avoir refermé le livre..Soif de Lire de David Foenkinos - L'avis du libraire - Suite