Le mag

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Avril 2012

Numérique 3'41

Quoi de neuf sur la planète numérique.
C'est notre rendez-vous avec Minh Son N'guyen

Le 13 mars 2012 a résonné comme un coup de tonnerre dans le monde de l'édition.

En effet, l'Encyclopaedia Britannica, après 244 ans d'existence, annonçait l'arrêt définitif de son édition papier en 32 volumes pour se concentrer sur son édition numérique.

Il y a 20 ans, l'Encyclopaedia Britannica se vendait encore à plus de 120 000 exemplaires.
Aujourd'hui, ce sont seulement 8000 exemplaires qui ont trouvé acquéreur, essentiellement des bibliothèques et institutions.

2 raisons à cela.

1°/ D'abord c'est le résultat du lent déclin, amorcé dans les années 90, du modèle des grandes encyclopédies vendues à domicile.
2°/ En même temps, il fut accéléré par l'arrivée des encyclopédies numériques, Microsoft Encarta en 1993, et surtout Wikipédia en 2001.

La raison principale est bien entendu le prix.

L'Encyclopaedia Britannica papier est actuellement vendue 1195 £, environ 1400 €.
Le même contenu sur DVD-ROM revient à 34 €, soit 40 fois moins cher.
Un abonnement à la version en ligne vous coûtera entre 29 € et 60 € par an, selon le mode d'accès, application iPad ou navigateur Internet.

Bien entendu, le responsable de la disparition de Britannica et des grandes encyclopédies papier est Wikipédia et son modèle gratuit et contributif.

Les premières victimes furent les pure players comme Microsoft Encarta ou l'Encyclopédie Multimédia Hachette toutes deux disparues en 2009.
Parmi les encyclopédies françaises numériques, il ne reste désormais que l'Encyclopédie Larousse, l'Encyclopédia Universalis et Wikipédia.

On a beaucoup reproché à Wikipédia son manque de fiabilité sur certains articles, mais en réalité, le principal risque serait plutôt qu'il ne subsiste à terme qu'une seule « encyclopédie unique » au détriment d'une certaine diversité.

Il n'est pas rare de retrouver dans une multitude de sites des copier-coller entiers d'articles de Wikipédia, parfois erreurs comprises. Et c'est encore Wikipédia qui fait le bonheur d'élèves et étudiants qui le recopient sans esprit critique, et en même temps le plus grand désespoir de leurs professeurs.

Pourtant ne faudrait-il pas voir plutôt dans la disparition de l'édition papier, certes regrettable, une réelle opportunité pour les grandes encyclopédies historiques, d'inventer de nouvelles manières numériques pour créer, structurer et diffuser le savoir et la connaissance, sans contrainte par rapport à une édition papier ?

C'est ce nouveau défi que devront relever les encyclopédies numériques du futur pour prétendre subsister à côté de Wikipédia.

En attendant, vous pouvez toujours vous plonger avec délice dans l'intégralité de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert accessible gratuitement sur Internet.

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