Gérard de Cortanze

Gérard de Cortanze

Frida Khalo

Le livre 3'50

Philippe Chauveau :

Gérard de Cortanze, merci de nous recevoir dans votre bureau aux éditions Albin Michel. « Frida Kahlo, la beauté terrible », c'est votre nouveau livre. On l'appelle comment ? Essai, biographie ?

Gérard de Cortanze :

C'est un essai biographique.

Philippe Chauveau :

Il ne faut pas s'étonner que vous consacriez un livre à Frida Kahlo, parce que la culture hispanique a toujours fait partie de votre vie. Vous avez un attrait pour la culture hispanique.

Gérard de Cortanze :

Comme je ne pouvais pas parler italien ni retourner en Italie. C'est une injonction qui me disait : « éloigne-toi de l'Italie ». J'ai suivi dans un premier temps cette injonction paternelle. Donc j'ai choisi une culture qui était à des kilomètres de la culture italienne, qu'est la culture espagnole. Ca n'a absolument rien à voir et en plus j'ai choisi l'Amérique latine. Jeune adolescent, j'avais comme ami Julio Cortazar, Vagas Llosa, Fuentes, c'était vraiment mes copains. Ce sont eux qui m'ont dit tu devrais lire tel livre, tel autre et c'était merveilleux. Ils m'ont vraiment initiés à l'Espagne et à l'Amérique latine et tous me parlaient de Frida Kahlo.

Philippe Chauveau :

Ce qui est intéressant dans le livre, c'est que vous retracer le parcours de Frida Kahlo et toujours en parallèle avec ses oeuvres qui sont très présentes dans le livre.

Gérard de Cortanze :

Il y a une vraie volonté théorique chez moi. On ne dissocie jamais l'oeuvre de la vie. Concernant Frida Kahlo, c'est extraordinaire. Chaque toile naît d'un moment précis de sa vie, d'un moment heureux, d'un moment douloureux, d'une séparation. Mais elle disait « je ne peints pas mes rêves, je ne peints que ma propre réalité ». Et la propre réalité, c'est la sienne, donc celle du Mexique dans lequel elle s'inscrit. Elle vient d'une révolution, de ses accidents atroces qu'elle a subi, elle vient de ses séjours à l'hôpital – il y en a eu trente-cinq – elle vient de ses fausses couches, de ses avortements. Il y a un lien permanent, ce va-et-vient entre la vie et ce que je vais produire. C'est une leçon de vie sa peinture et c'est ça que j'ai voulu transmettre dans le bouquin. C'est quelqu'un qui vous donne une envie de vie extraordinaire, malgré la maladie, la souffrance et la situation économique, politique désastreuse et malgré un mari qui est un monstre affreux...

Philippe Chauveau :

Il y a son engagement et puis c'est aussi une grande amoureuse de cet homme Diego Rivera. Amoureuse malheureuse.

Gérard de Cortanze :

Elle le dit elle-même, « j'ai eu deux accidents majeurs dans ma vie », c'est d'avoir été transpercée par une barre de fer dans un accident de tramway et d'avoir rencontré Diego. Mais elle transforme ces deux accidents en quelque chose qui va lui permettre d'être, d'exister, d'avoir des amants, d'avoir des amantes et c'est ça qui m'intéresse. Elle a une force de vie extraordinaire. Sa dernière oeuvre qui est peinte quelques jours avant sa mort qui s'appelle « Viva la Vida », c'est-à-dire « Vive la vie ». C'est une petite toile, tout-à-fait pétante de couleur. C'est ce qu'on appelle une nature morte, mais ce qu'elle elle appelle « une nature vive » qui représente des pastèques et des fruits. C'est intéressant de voir cette femme qui termine sa vie, elle sait qu'elle va mourir, qui termine sa vie sur cette toile là. On ne connaît pas tout de Frida Kahlo et ce n'est pas la peine de tout connaître. Il faut donner quelques pistes et il faut donner envie aux gens qui ont lu la biographie d'aller voir les tableaux. C'est ça le but d'un livre comme celui-ci.

Philippe Chauveau :

Merci beaucoup Gérard de Cortanze. C'est votre actualité « Frida Kahlo, la beauté terrible » et c'est aux éditions Albin Michel.

Philippe Chauveau :

Gérard de Cortanze, merci de nous recevoir dans votre bureau aux éditions Albin Michel. « Frida Kahlo, la beauté terrible », c'est votre nouveau livre. On l'appelle comment ? Essai, biographie ?

Gérard de Cortanze :

C'est un essai biographique.

Philippe Chauveau :

Il ne faut pas s'étonner que vous consacriez un livre à Frida Kahlo, parce que la culture hispanique a toujours fait partie de votre vie. Vous avez un attrait pour la culture hispanique.

Gérard de Cortanze :

Comme je ne pouvais pas parler italien ni retourner en Italie. C'est une injonction qui me disait : « éloigne-toi de l'Italie ». J'ai suivi dans un premier temps cette injonction paternelle. Donc j'ai choisi une culture qui était à des kilomètres de la culture italienne, qu'est la culture espagnole. Ca n'a absolument rien à voir et en plus j'ai choisi l'Amérique latine. Jeune adolescent, j'avais comme ami Julio Cortazar, Vagas Llosa, Fuentes, c'était vraiment mes copains. Ce sont eux qui m'ont dit tu devrais lire tel livre, tel autre et c'était merveilleux. Ils m'ont vraiment initiés à l'Espagne et à l'Amérique latine et tous me parlaient de Frida Kahlo.

Philippe Chauveau :

Ce qui est intéressant dans le livre, c'est que vous retracer le parcours de Frida Kahlo et toujours en parallèle avec ses oeuvres qui sont très présentes dans le livre.

Gérard de Cortanze :

Il y a une vraie volonté théorique chez moi. On ne dissocie jamais l'oeuvre de la vie. Concernant Frida Kahlo, c'est extraordinaire. Chaque toile naît d'un moment précis de sa vie, d'un moment heureux, d'un moment douloureux, d'une séparation. Mais elle disait « je ne peints pas mes rêves, je ne peints que ma propre réalité ». Et la propre réalité, c'est la sienne, donc celle du Mexique dans lequel elle s'inscrit. Elle vient d'une révolution, de ses accidents atroces qu'elle a subi, elle vient de ses séjours à l'hôpital – il y en a eu trente-cinq – elle vient de ses fausses couches, de ses avortements. Il y a un lien permanent, ce va-et-vient entre la vie et ce que je vais produire. C'est une leçon de vie sa peinture et c'est ça que j'ai voulu transmettre dans le bouquin. C'est quelqu'un qui vous donne une envie de vie extraordinaire, malgré la maladie, la souffrance et la situation économique, politique désastreuse et malgré un mari qui est un monstre affreux...

Philippe Chauveau :

Il y a son engagement et puis c'est aussi une grande amoureuse de cet homme Diego Rivera. Amoureuse malheureuse.

Gérard de Cortanze :

Elle le dit elle-même, « j'ai eu deux accidents majeurs dans ma vie », c'est d'avoir été transpercée par une barre de fer dans un accident de tramway et d'avoir rencontré Diego. Mais elle transforme ces deux accidents en quelque chose qui va lui permettre d'être, d'exister, d'avoir des amants, d'avoir des amantes et c'est ça qui m'intéresse. Elle a une force de vie extraordinaire. Sa dernière oeuvre qui est peinte quelques jours avant sa mort qui s'appelle « Viva la Vida », c'est-à-dire « Vive la vie ». C'est une petite toile, tout-à-fait pétante de couleur. C'est ce qu'on appelle une nature morte, mais ce qu'elle elle appelle « une nature vive » qui représente des pastèques et des fruits. C'est intéressant de voir cette femme qui termine sa vie, elle sait qu'elle va mourir, qui termine sa vie sur cette toile là. On ne connaît pas tout de Frida Kahlo et ce n'est pas la peine de tout connaître. Il faut donner quelques pistes et il faut donner envie aux gens qui ont lu la biographie d'aller voir les tableaux. C'est ça le but d'un livre comme celui-ci.

Philippe Chauveau :

Merci beaucoup Gérard de Cortanze. C'est votre actualité « Frida Kahlo, la beauté terrible » et c'est aux éditions Albin Michel.

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  • L'AVIS DU LIBRAIRE
  • Petit-fils d’un grand- père italien aristocrate ruiné et d’une grand-mère anglaise couturière, Gérard de Cortanze a très tôt décidé de rêver sa vie. Et si le sport a un temps occupé son quotidien, notamment la course à pied, c’est dans l’écrit qu’il se réalise. A 18 ans, il publie ses premiers poèmes et dès lors, ne cessera d’écrire, alternant romans, poésie, essais ou biographies. En 1985, il publie « Les enfants s’ennuient le dimanche » et obtient le Prix Renaudot en 2002 pour « Assam ». Critique...Gérard de Cortanze de Gérard Cortanze (de) - Présentation - Suite
    Philippe Chauveau : Bonjour Gérard de Cortanze. Merci de nous recevoir sur votre lieu de travail, dans votre bureau chez Albin Michel. Vous publiez « Frida Kahlo, la beauté terrible », c'est votre actualité. Et l'écriture, j'ai envie de dire, a toujours plus ou moins fait partie de votre vie. L'écriture vous a-t-elle sauvée d'une vie que vous n'auriez pas eu envie de construire différemment ? Gérard de Cortanze : Certainement. De toute façon, je pense que toute écriture naît d'une faille. Cette faille, c'est sans doute...Gérard de Cortanze de Gérard Cortanze (de) - Portrait - Suite
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    Gérard de Cortanze a vraiment eu une très très bonne idée de faire une biographie sur Frida Kahlo parce qu'on pense qu'elle est connue et en fait elle n'est pas si connue que ça en France. Et c'est vraiment intéressant. D'abord, ce sont les femmes qui ont envie de le lire parce que la couverture est assez féminine et les femmes ont envie de savoir qui était Frida Kahlo. Je trouve que c'est l'une des meilleures biographies de la rentrée littéraire, sans conteste l'une des meilleures. Gérard de Cortanze écrit vraiment bien et...Gérard de Cortanze de Gérard Cortanze (de) - L'avis du libraire - Suite