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  Observatoire de la web tv

1 - WebTV... définition

On désigne généralement par WebTv tout site Internet dont les contenus sont à dominante audiovisuelle et qui ne sont pas à confondre avec les télévisions classiques diffusées via les bouquets ADSL.

2 - 1997 naissance de la WebTv avec Real Vidéo

En janvier 1997 dans le journal Québec Micro, apparaissait le mot WebTV. Cependant on était encore bien loin de ce que ce mot désigne aujourd'hui puisqu'il s'agissait alors de connecter un téléviseur sur Internet et non de diffuser des programmes audiovisuels sur le Net !

Un mois après, en février 1997, le logiciel Real Vidéo de la firme Real Network, permettant de lire de la vidéo en ligne était diffusé gratuitement. Il fut immédiatement adopté par de nombreuses sociétés qui se lançaient dans les première WebTv.

En Europe, il faudra attendre novembre 1997 pour qu'ait lieu la première expérience de diffusion de vidéo en direct sur le Web lors du congrès mondial d'endocrinologie à Sienne.

En France, en 1997 né Canal Web, qui devient en 1998, le premier opérateur Européen de télévision sur Internet destiné au grand public. La société propose alors pas moins d'une dizaine de chaînes avec directs et différés dont des talk show et des émissions proposant de poster des vidéos personnelles...
C'est cette même année que votre serviteur, alors Directeur de DDB Interactive, lançait pour son client Olympus et en partenariat avec Cap Gemini, la première conférence de presse en Direct sur Internet avec partage de Document.

2 - 2000 le Haut débit et le Streaming ouvrent le marché aux USA

2000 sonne l'ère du broadband. Aux Etats-Unis, les connexions xDSL font un bon en avant considérable avec 16 % des connexions à Internet contre 9 % à 28,8kbps.

Les offres de connexions à haut débit se multiplient, supportées par des très gros réseaux mondiaux comme KpnQwest, Akamai ou ISDNet. Ces fournisseurs d'accès à Internet nouvelle génération garantissent des vitesses de transfert des données en constante augmentation : de 250 kilobits à 1,5 mégabits par seconde.

Corollaire de ce développement, on passe enfin du fastidieux téléchargement de vidéo au premiers streaming de vidéo. Trois standards de STREAM se partageaient alors le marché : la technologie Real Player de Real Media était utilisée pour 64 %, suivi par Windows Media Player de Microsoft (20%) et Quick time d'Apple (16%)

La bataille du Streaming ne fait alors que commencer et Les Américains voient cela d'un très bon oeil. Selon le magazine Streaming Media, les prestataires de services liés à ces technologies, les "multimédia company" font un bon en avant, dans la côte d'amour des investisseurs. Selon une étude d'août 2000 menée par le magazine Streaming media, la production multimédia entrait pour la première fois dans le TOP TEN des industries liées à la vidéo, au huitième rang derrière la télévision, le cinéma, la publicité et l'édition vidéo.

Les chiffres annoncés sur le salon Narrowcast en Juin 2000 prédisaient 25 000 WebTv en Europe d'ici 2010, tandis que 400 000 sites aux US proposaient déjà du contenu streamé.

40 000 heures de programmes étaient alors diffusés sur le Net et on prévoyait que 86 % des internautes seraient équipés d'un lecteur approprié en 2001.

C'était le marché du siècle qui était en train de naître.

3 - 2001, la France accélère son développement

Après le démarrage de Canal Web en 1998, le début des années 2000 voit naître de nombreuses sociétés qui se partagent le haut de l'affiche, comme NPTV qui réussissait le pari de diffuser sur Internet tous les journaux régionaux de France 3, comme NTV Factory qui retransmettait l'ensemble de la manifestation Mediaville à Clermont Ferrand, réunissant les forces vives du développement territorial du broadband en France, et comme StreamPower qui chipait la vedette à Canal Plus lors du festival de Cannes en proposant sur Internet, plus de quatre heures de programme quotidien en direct depuis le toit du Martinez.

Canal Web continuait sa progression et annonçait son association avec le puissant syndicat de la Presse Quotidienne Régionale lui devait lui ouvrir le grand marché de la WebTv régionale. NOUVO draguait son public dans la tranche 24-35 avec des têtes d'affiche issues du petit écran comme Frédéric Tadëi (ex Canal+ et Paris Première) ou Catherine Benguigui (ex Canal+). Beaucoup d'autres se créaient et se spécialisaient à tel point que l'existence du portail WebTv semblait indispensable : Canal Zap, le premier guide des programmes streamers francophones était né.

4 - 2002 L'effondrement de la bulle signe le glas des premières

Canalweb.net, pionnier du secteur et leader européen, dépose son bilan et met en veille ses activités de production d'émissions. Canal Web rejoint donc le cercle des web télés disparues : Nouvo et Clicvision, les fleurons français du divertissement vidéo en ligne, sont respectivement fermée et en sommeil. Liberafilms et Primefilms, références tricolores du long-métrage sur le web se sont évaporées... fermeture de Labalao, chaîne Sport et Nature aux contenus pourtant très prometteurs et la liste des diffuseurs déchus ne s'arrête pas là...

Les causes de cette déconfiture ? Henri Tcheng, Associé Andersen, attribuait la chute des pionniers de la WebTV en France à leur implication précoce au sein d'un marché embryonnaire.

5 - 2005/2006 La renaissance

Le Haut débit et Flash® libèrent les contenus vidéo

Longtemps restreinte par les coûts prohibitifs de la bande passante et la piètre qualité d'encodage, la programmation en direct de programmes audiovisuels sur Internet connaît une seconde jeunesse grâce à la conjonction de plusieurs évènements :

    • La pénétration du Haut débit qui facilite la diffusion.

 

    • La diminution des coûts de la bande passante et stockage.

 

    • La généralisation de Flash, le meilleur rapport qualité / poids.

 

  • La popularisation des matériels et techniques.

Pénétration du haut débit

Internautes connectés au haut débit :

    • 350 millions dans le monde.

 

    • 45 millions aux Etats-Unis.

 

    • 80 millions en Europe.

 

  • 20 millions en France, premier pays européen.


Plus précisément en Europe de l'Ouest, il y a 27% d'abonnés au haut débit, soit plus qu'en Amérique du Nord (24%)

85% des internautes français sont connectés en haut débit, la France étant le pays le mieux connecté d'Europe. Cette véritable révolution ouvre la voie aux applications à forte valeur ajoutée et au « rich média »

Le Streaming

Sur les sites de services en France, le Streaming vidéo (à ne pas confondre avec le téléchargement) représente désormais une activité importante quoi que récente.

Parmi les sites de services fréquentés, le streaming arrive en 4ème position avec 24,4% des usages selon Médiamétrie.

6 - Chiffres clefs

Vidéo en ligne

2 Américains adultes sur 3 regardent au moins un contenu vidéo en streaming par semaine, selon un sondage de Advertising.com.

44 % des répondants ayant regardé ces vidéos avaient entre 18 et 34 ans. Cette tranche d'âge préfère les vidéos divertissantes, comme les émissions et séries TV.

Les plus de 35 ans regardent quant à eux surtout des vidéos d'information et de sport. Selon ce sondage, les vidéos publicitaires en ligne les plus efficaces n'excèdent pas 15 secondes, et deux tiers des répondants pensent que les films publicitaires en ligne doivent être plus courts que ceux diffusés à la télévision.

Selon une étude réalisée par l'association des éditeurs en ligne et Franck N. Magid Associates, 5 % des internautes américains regardent des vidéos quotidiennement, 24 % de manière hebdomadaire, et 46 % chaque mois. Au moins 66 % de la population consultée a vu de la vidéo en ligne et 29 % a réagi sur le contenu.

Le cabinet eMarketer estime que le nombre d'internautes regardant des vidéos en ligne devrait fortement croître ces prochaines années. D'après ses estimations, il devrait passer de 107.7 millions à 157 millions en 2010.

Vidéo Publicité

Aux Etats-Unis : la vidéo pèse 2 % des dépenses e-pub

La progression des budgets publicitaires en ligne profite pleinement à la création vidéo, l'e-pub vidéo pesant 225 millions de dollars en 2005, selon eMarketer. La part de l'e-pub vidéo dans le total des investissements publicitaires en ligne devrait passer de 1,8 % à 2,6 % entre 2005 et 2006, pour un montant proche de 410 millions de dollars.

Les premières publicités vidéo apparaissent sur YouTube. En plus des liens sponsorisés, YouTube propose ses premières publicités vidéo, mélangées avec les contributions des internautes.

Baptisées "Participatory Video Ads (PVAs)", ces vidéos font la promotion de la série télé "Prison Break" ou du dernier album de Paris Hilton et peuvent - au même titre que les autres videos de You Tube - être commentées, notée ou rediffusées sur un blog.

Google généralise son système de publicité vidéo. Quelques semaines après les premiers tests, Google entame la généralisation de son format de publicité vidéo à la performance "Click to play".

Après s'être imposé sur le lucratif marché des liens sponsorisés au format texte, Google s'engage, après quelques semaines de test, dans la généralisation de son format de publicité vidéo à la performance "Click to play".

Disponibles depuis la fin Mai aux Etats-Unis, Canada et Japon, ces bannières vidéos sont diffusées exclusivement sur les sites acceptant ce format. Les annonceurs ont la possibilité de choisir entre un modèle au CPC (coût par clic), CPM (Coût par impression) et peuvent appliquer un ciblage géographique. Concernant les enchères publicitaires, les publicités vidéo sont en concurrence avec les autres formes de publicité (texte, image ou flash) pour la visibilité sur les sites.

WebTV 2.0

42 % des internautes américains adultes (47 % des hommes et 36 % des femmes) ont déjà regardé une vidéo sur YouTube, selon une étude de Harris Interactive. 14 % visitent le site "fréquemment". Deux tiers de ces utilisateurs assidus disent qu'ils visitent YouTube au détriment d'autres activités. Près d'un tiers de ces utilisateurs, par exemple, regarde moins la télévision.

Dans la même étude, on note que les trois quarts des utilisateurs fréquenteraient moins YouTube, si le site leur imposait de regarder un spot de publicité avant chaque vidéo.

Lancé officiellement en janvier 2007, Joost était connu jusqu'alors sous le nom de code The Venice Project. Créé par Niklas Zennstrom et Janus Friis, cette plate-forme de télévision sur Internet est en préparation depuis des années, avant même que leurs créateurs ne lancent Skype (désormais racheté par eBay). Rappelons que les mêmes auteurs avaient déjà fait parler d'eux en créant Kazaa, la plate-forme de téléchargement de musique revendue en 2001.

Joost tente le pari d'une télévision sur Internet sans problèmes légaux comme en connait le téléchargement de musique et de vidéos. Pour cela, Joost réunit les producteurs, les annonceurs et les internautes dans un même service, pour l'instant entièrement financé par la publicité.

Joost est encore en phrase finale de préparation et devrait être lancé définitivement au cours du premier semestre 2007.

E-commerce et Vidéo

Buy.com a lancé des programmes de télévision interactifs appelés BuyTV. Ceux-ci présentent les produits disponibles. Buy.com a indiqué que les ventes de ces produits avaient augmenté de 319 % la semaine suivant la diffusion des premiers programmes. Le CA Buy.com en 2005 était de 345,6 millions de dollars, avec une croissance annuelle de 18,8 %...

Le concessionnaire automobile en ligne Auto-IES annonce avoir livré 7.500 véhicules neufs en 2006 pour une moyenne de 420.000 pages vues par mois en croissance de 7,7 % sur un an. Auto-IES a également lancé en 2006 une nouvelle version de son site e-commerce où des vidéos interactives, guident l'internaute dans son acte d'achat. Auto-IES vise un chiffre d'affaires de plus de 65 millions d'euros en 2007.

ChateauOnline fait découvrir ses primeurs en vidéo : Pour le lancement de la vente des vins primeurs 2005, ChateauOnline propose 90 vidéos filmées des propriétaires de 90 châteaux qui expliquent leur méthode de vinification et reviennent sur les caractéristiques de ce millésime. En tout 5 heures d'interview sont ainsi disponibles.

La Redoute lance un catalogue vidéo et interactif. Le "VAdiste" teste depuis janvier un nouveau concept de site dont le but est de placer l'internaute au coeur des collections. L'accent a été mis sur la vidéo pour présenter les modèles, et sur l'échange grâce à un blog.

7 - Enseignements

La télévision participative WebTV 2.0 qui occupe le devant de la scène médiatique des WebTv avec ses contenus approximatifs, ses media pour la plupart déceptifs et son cadre légal incertain, ne doit surtout pas être pris comme référentiel d'une WebTV.

Développer une WebTv implique la qualité et exige des contenus de qualité. Sur le fond et sur la forme pour y parvenir, il est essentiel de mettre en place une ligne éditoriale. Ainsi dans une Web TV, contrairement à une WebTV 2.0, pouvoir n'est plus aux internautes mais aux responsables éditoriaux qui doivent sélectionner des sujets, des contenus pour proposer au spectateur un ensemble structuré et cohérent.

Cependant, la WebTv ne peut être une réplique de la télévision classique. La prise en compte du comportement de l'internaute joue un rôle déterminant.

Le télénaute est un zappeur et reste en moyenne 7 minutes avant de repartir ce qui implique de privilégier des contenus courts, ou des contenus longs indexés avec une table des matières.

Le télénaute est multitâche. Il commence à regarder, lit ses mails tout en écoutant, retourne sur la vidéo à certains moments. Capter son attention est d'autant plus complexe.

L'audience TV sur Internet serait plus qualitative : une récente étude américaine démontre que les programmes TV diffusés sur Internet attire une audience en moyenne jeune et avec un niveau d'éducation supérieur à la moyenne.

Cette étude a été réalisée par Nielsen et la société Scarborough Research à partir des contenus diffusés sur Internet par ABC et NBC. L'étude démontre également une augmentation constante des audiences sur le net notamment dans des situations de mobilité ou au bureau. Voila qui ne va faire plaisir aux entreprises.

 
À la une : Valérie Gans - L'emprise

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Venant du monde de la publicité, Valérie Gans part vivre en Arabie Saoudite pendant trois ans pour raisons personnelles. Là-bas, par goût de l'écriture et par besoin de s'accrocher à sa culture française, elle s'essaie à l'écriture romanesque, chose dont elle rêvait depuis longtemps mais qu'elle n'avait jamais osé concrétiser. C'est ainsi que parait «La vie crumble », en 2000. De retour en France, chroniqueuse littéraire en télévision puis journaliste en presse écrite pour le Figaro Madame, Valérie Gans publie régulièrement. ...

L'emprise de Valérie Gans - Présentation - Suite
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