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Marcel Rufo
Tiens bon !
 

Philippe Chauveau :
Bonjour Marcel Rufo. Nous sommes ensemble à l'occasion de la sortie chez Anne Carrière de votre nouveau livre « Tiens bon ! » C'est vrai que vous avez souvent écrit, raconté votre métier, les gens que vous rencontriez. J'aimerais revenir sur votre parcours. Le Sud compte beaucoup dans votre vie. Vous êtes natif de Toulon, vous vivez à Marseille. Que représente quoi le Sud dans votre vie de tous les jours ?

Marcel Rufo :
Cela représente le fait par exemple que Paris n'a qu'un défaut, celui de ne pas être au bord de la mer. Cela représente aussi l'idée d'une sorte de forum, d'agora, de parler dans les bars, sur les marchés, d'écouter des histoires. Je crois que le Sud est un pays d'histoires, de légendes, de touristes qui viennent écouter des histoires et raconter les leurs. C'est ça le Sud.

Philippe Chauveau :
Et puis, il y a une autre passion, c'est le rugby.

Marcel Rufo :
Vous avez cité Toulon, donc le Rugby Club Toulonnais. Mon père, qui était très modeste puisqu'il vendait sur le marché de Toulon, adorait ce jeu compliqué. Vous vous rendez compte, pour un enfant, ce qu'était ce papa qui n'avait pas le certificat d'étude, mais qui s'intéressait à un jeu terriblement complexe.

Philippe Chauveau :
La psychiatrie, la pédopsychiatrie, qu'est-ce qui vous a donné envie ?

Marcel Rufo :
Je crois que je suis né  pédopsychiatre. Quand j'étais petit,  je partais en Italie avec ma grand-mère qui m'avait pris sous sa coupe. C’était une grand-mère assez puissante et elle m'avait pris comme esclave désigné de ses voyages en Italie et je l'accompagnais sans arrêt. Et je me penchais à la fenêtre des trains, je prenais une escarbille, c'était le temps des locomotives à vapeur, donc je pleurais et elle me disait « mais pourquoi tu pleures ? ». Et moi, je ne pouvais pas dire que je m'étais penché car c'était dangereux de se pencher et interdit. Et je lui disais « Oh je vois mémé, des chaumières qui s'allument et des gens auxquels je ne parlerai jamais». Alors,  elle me tirait sur son sein et me disait « quel brave petit ». Pédopsychiatre !

Philippe Chauveau :
Et alors après, le parcours.

Marcel Rufo :
Après, coup de chance. Honnêtement, je voulais être journaliste sportif et chroniquer tout le reste de ma vie le rugby. Et donc je voulais m'inscrire à Science Po. Et cet été là, j'étais marin sur le bateau de Von Karajan. C'est mon autre passion, le rugby et la voile ! On avait fait croire au maestro qui gagnait sa vie à Salzbourg, puisqu'il fallait bien qu'il travaille, que les moteurs étaient en panne et on est remonté de Grèce doucement, mais très doucement, en passant plus d'un mois et demi sur cette merveille de « classe zéro » et quand je suis arrivé, Sciences Po avait clôt ses inscriptions et donc, je me suis inscrit en médecine, c'était la dernière fac ouverte. Et après, Psy évidemment.

Philippe Chauveau :
Donc tout ça, c'est un peu par hasard finalement ?

Marcel Rufo :
Hasard et chance ! Il n'y a pas que du hasard dans la vie, il y a aussi le fait de faire des difficultés une chance, une force. Et vous voyez, ça correspond bien à la psy de dire que rien n'est jamais joué, que tout se rejoue et qu’on peut toujours tout comprendre et tout interpréter. Alors, on n'y arrive pas toujours mais en tout cas, il faut essayer.

Philippe Chauveau :
Vous qui êtes souvent en librairie pour des dédicaces ou qui recevez beaucoup de courriers suite à vos émissions radio ou télé, quelle est la plus belle récompense ou le mot que l'on puisse vous dire et qui vous donne raison d’avoir choisi ce métier là ?

Marcel Rufo :
J'ai eu il y a quelques années le meilleur souvenir à ce propos. Je vais en Corse en voiture, c'est une autre de mes capacités à survivre, la Corse ; il y a la voile, le rugby et la Corse ! Et un étudiant qui gagnait sa vie l'été en faisant passer les voitures  m'a dit en sortant un bouquin : « Rufo ! Oedipe toi-même ». Il me dit « Je vais faire ce métier ». Et puis, il passe un coup de fil. Moi, je suis ravi et une jeune fille m'arrête et elle sort un bouquin « Frères et soeurs » et elle dit : « Moi aussi, je veux faire ce métier ». C'était fabuleux ! Deux étudiants en traversant en voiture devant un ferry qui me disent « jJ veux faire ton métier parce que j'ai lu un de tes bouquins », mission accomplie...

Philippe Chauveau :
Merci beaucoup Marcel Rufo. Votre actualité, c'est donc aux éditions Anne Carrière, « Tiens bon ! »


Philippe Chauveau
 
Tiens bon de Marcel RufoTiens bon !
Aux éditions Anne Carrière
À la une : Marcel Rufo - Tiens bon !

Présentation Portrait Le livre Avis des lecteurs
Né à Toulon en 1944, Marcel Rufo est resté fidèle à ses racines. Et même si ses activités l'amènent régulièrement à Paris, c'est à Marseille qu'il passe le plus clair de son temps. Après avoir pris une large part à la création de « La Maison de Solenn », à l'hôpital Cochin à Paris, il est aujourd'hui directeur médical de l'espace méditerranéen de l'adolescence à l'hôpital Salvator. Les maux, les désordres, les mal-être de l'adolescence, sont les combats qu'il mène depuis des années. Très tôt ...

Tiens bon de Marcel Rufo - Présentation - Suite
Philippe Chauveau :
Bonjour Marcel Rufo. Nous sommes ensemble à l'occasion de la sortie chez Anne Carrière de votre nouveau livre « Tiens bon ! » C'est vrai que vous avez souvent écrit, raconté votre métier, les gens que vous rencontriez. J'aimerais revenir sur votre parcours. Le Sud compte beaucoup dans votre vie. Vous êtes natif de Toulon, vous vivez à Marseille. Que représente quoi le Sud dans votre vie de tous les jours ?

Marcel Rufo :
Cela ...

Tiens bon de Marcel Rufo - Portrait - Suite
Philippe Chauveau :
Marcel Rufo, votre actualité chez Anne Carrière, « Tiens bon ! ». J'ai envie de dire que c'est un petit livre, mais alors dedans il y a tout ! Il y a la vie, la souffrance, le rire, la joie, les larmes. Ce sont sept parcours, sept rencontres de votre vie professionnelle. Comment avez-vous construit ce livre ?

Marcel Rufo :
J'ai dû faire à peu près 40 000 consultations dans ma vie, ce qui est ...

Tiens bon de Marcel Rufo - Le livre - Suite
Posté par : Marie-Annick le 03/12/2011
Je suis mille fois d'accord avec vous. Marcel Rufo est un grand bon'homme, d'une incroyable empathie, LA qualité indispensable pour pour voir bien aimer et, partant, donner confiance à nos enfants.
Posté par : theodule le 01/12/2011
L'empathie de M. Rufo est un baume dont je ne me lasse pas. J'approche de la soixantaine et je me sens en paix avec l'enfant que j'étais, enfin, en l'écoutant. Les mesquineries des adultes qui m'ont donné un caractère parfois dur, je les pardonne en entendant cette voix qui est la bonté même. Comme ce médecin fait du bien à ceux qui souffrent encore d'avoir été meurtri enfant...continuez s'il vous plaît à raconter vos histoires, nous avons soif de comprendre! Merci.
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