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Aurélien Delsaux
Sangliers
 

Philippe Chauveau : Bonjour Aurélien Delsaux.

Aurélien Delsaux : Bonjour Philippe. Philippe Chauveau : Votre actualité chez Albin Michel, « Sangliers ». Il y avait eu précédemment « Madame Diogène » qui avait été primé à plusieurs reprises. « Sangliers » reçoit notamment le prix SGSL Révélations 2017, mais on va faire un peu plus connaissance avant d'entrer précisément dans votre travail d'auteur. Vous vivez en Isère, vous avez fait ce choix de la vie en province, vous êtes professeur de lettres, vous animez une troupe de théâtre… En quelques mots, qui êtes-vous Aurélien Delsaux ?

Aurélien Delsaux : Je suis professeur de français en disponibilité, j'écris mais j'ai du mal à dire « je suis écrivain »

Philippe Chauveau : Pourquoi avez-vous du mal à dire que vous êtes écrivain ?

Aurélien Delsaux : Je trouve que le mot est un peu lourd mais bon... j'écris des romans, j'écris des pièces de théâtre, j'écris de la poésie. Philippe Chauveau  : Le choix de l'enseignement, professeur de lettres, vient d'un goût pour la littérature à la base ? Aurélien Delsaux : Un goût pour la transmission peut-être d'abord, parce que j'ai également enseigné le théâtre. Un goût pour les textes, pour le fait de dire des textes, de les faire passer.

Philippe Chauveau : Qui vous fait découvrir le plaisir du livre ? Aurélien Delsaux : Ce sont plusieurs personnes. Mon père me lisait les « Trois petits cochons » tous les soirs parce que je le lui demandais tous les soirs, jusqu'à ce qu'il décide de changer des passages et que j'ai envie de corriger, de raconter ma propre histoire, c'est une anecdote vraiment bête ! Philippe Chauveau  : Mais révélatrice…

Aurélien Delsaux : Oui, je crois qu'il y a quelque chose qui part de là. Ma mère était institutrice, il y avait les livres de « L'Ecole de loisirs ». Et il y a des rencontres de professeurs qui m'ont poussé à écrire. La rencontre la plus forte a été madame Reine, mon proffsseur de 3e qui passait des cours entiers à nous faire écrire et qui un jour m'a pris à part, en fin de cours, et m'a dit « tu auras une vie extraordinaire » parce qu'elle m'avait lu, et c'est elle qui m'a envoyé au lycée à Grenoble. C'est quelqu'un qui m'a fait entrer dans une trajectoire d'écriture.

Philippe Chauveau  : Les rencontres qui font une vie finalement... Y a-t-il des titres qui vous ont façonné ? Que ce soient des auteurs contemporains ou classiques ? Est ce qu'il y a des livres qui vous ont fait grandir ?

Aurélien Delsaux : Oui, adolescent j'ai eu une passion pour l'écriture de Christian Bobin, que je lis moins, que je lis autrement ; mais j'avoue que « Le Très-Bas » de Christian Bobin m'a beaucoup marqué, que madame Reine, ce professeur de français, m'a fait découvrir. Et puis, un peu plus tard, Camus avec « La peste » et «  Les justes ». Bernanos dans un autre genre, notemment pour ses essais, « Les grands cimetières sous la lune », une écriture prophétique qui secoue toute une époque, qui n'a pas peur d'affronter une réalité que personne ne veut voir. Ce sont des livres qui m'ont beaucoup marqué.

Philippe Chauveau : Vous nous avez fait comprendre que le goût de l'écriture a été là de façon très précoce. A partir de quel moment vous dîtes-vous : « je veux écrire un roman » ?

Aurélien Delsaux : Très tôt, au lycée j'ai écrit un premier roman, qui ne vaut rien, qui est caché dans un tiroir aujourd'hui, mais qui a eu son petit succès local... C'est très mystérieux, j'ai du mal avec le mot écrivain, et pourtant très tôt j'ai su que cela ferait partie de ma vie.

Philippe Chauveau  : Pourquoi ce besoin d'écriture ?

Aurélien Delsaux : C'est très mystérieux, le sentiment d'avoir quelque chose à dire, cela peut paraître très vaniteux, mais ne pas pouvoir rester seul avec trop de mots en soi. Je suis de tradition catholique et je pense qu'il y a un rapport mystérieux avec la messe, avec le fait d'entendre professer une parole qui doit s'incarner, qui peut changer des choses. Je ne crois pas que les livres soient des choses mortes. Je considère les livres comme un objet sacré, un objet sacré peut être aussi un objet quotidien. Et je crois que le livre a un pouvoir que certains diraient magique mais je préfère le mot sacré.

Philippe Chauveau : Avez-vous l'impression d'écrire vous-même votre propre destin d'auteur ou avez-vous l'impression qu'on écrit pour vous votre destin ?

Aurélien Delsaux : Je ne crois pas que les choses soient écrites d'avance, mais, par contre, qu'on répond ou pas à certains appels, oui. Donc j'essaie de répondre à des appels par l'écriture.

Philippe Chauveau : Cela vous rend heureux l'écriture ? Aurélien Delsaux : Oui, beaucoup. C 'est difficile aussi mais en tout cas c'est nécessaire. Philippe Chauveau  : Votre actualité Aurélien Delsaux, « Sangliers », chez Albin Michel.


Philippe Chauveau
 
Sangliers d'Aurélien DelsauxSangliers
Albin Michel
À la une : Aurélien Delsaux - Sangliers

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Sangliers d'Aurélien Delsaux - Présentation - Suite
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Sangliers d'Aurélien Delsaux - Portrait - Suite
Philippe Chauveau : Dans ce nouveau roman, « Sangliers », avec cette couverture très colorée, vous nous emmenez dans une région que vous connaissez bien puisque c'est votre région. Nous sommes entre le Dauphiné et l'Isère, nous allons nous retrouver dans une petite commune qui s'appelle Les Feuges, ce n'est pas vraiment un village complètement isolé, c'est un village qui grossit parce qu'on est dans une zone péri-urbaine ; cela ressemble à ces territoires un peu oubliés mais qui existent dans notre pays. Pourquoi ...

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