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Daniel Picouly
Quatre-vingt-dix secondes
 

Philippe Chauveau : Bonjour Daniel Picouly

Daniel Picouly : Bonjour

Philippe Chauveau : Votre actualité, « Quatre-vingt-dix secondes », vous êtes publié chez Albin Michel. Un beau parcours déjà conséquent et puis d'autres activités notamment en tant que médiateur et journaliste littéraire sur France O. Pourquoi l'écriture ? Pourquoi cette envie ? Pourquoi ce besoin d'écrire et de partager ?

Daniel Picouly : C'est un peu anecdotique mais vrai : j'ai commencé à écrire pour me débarrasser de mes sœurs. Je suis 11ème d'une famille de 13 et il y a derrière moi deux petites sœur qu'on doit emmener à l'école... Heureusement j'ai découvert très tôt quelque chose d'assez extraordinaire, c’est que les filles aiment les histoires ! Mes petites sœurs aimaient les histoires et moi j'aimais en raconter, j'ai utilisé l'histoire comme chantage, je leur ai dit : « chaque matin je vous raconte une histoire mais dès qu'on a tourné le coin de la rue, vous me fichez la paix et vous allez à l'école toutes seules ».

Philippe Chauveau : Mais qui prenait le plus de plaisir ? Vos petites sœurs ou vous qui inventiez les histoires ?

Daniel Picouly : Je pense qu'écrire est un plaisir partagé, si vous ne procurez pas de plaisir je ne crois pas que vous puissiez en ressentir.

Philippe Chauveau : Vous disiez que les filles aiment les histoires, vous avez l'impression que vous avez écrit aussi pour séduire, pour plaire ?

Daniel Picouly : Je ne connais pas beaucoup d'auteurs qui n'aiment pas séduire. Mais séduire me paraît consubstantiel du fait d'écrire, complètement.

Philippe Chauveau : Vous nous expliquez que vous aimiez raconter des histoires mais j'imagine qu'il y a aussi le plaisir d'en entendre, que ce soit oralement ou par la lecture, quelles sont les histoires qui vous ont marqué ?

Daniel Picouly : Enfant, venant d'une famille de treize, ma maman n'a pas eu beaucoup de temps pour me lire des histoires, les histoires que je connaissais étaient celles que je lisais à l'école. Mon premier émerveillement, et qui a eu beaucoup de conséquences dans mon écriture, c'est « Le Roman de Renart ». Découvrir que les animaux parlent et que ça n'étonne personne.

Philippe Chauveau : Quel est le fil rouge, quel est le lien entre toutes vos histoires ?

Daniel Picouly : Le lien commence très tôt, enfant. Ce lien, c'est raconter des histoires que les autres ne croient pas, ça paraît étrange. Je n'ai pas de théorie du roman et de l'écriture, j'ai seulement des souvenirs qui ont fait sens pour toujours.

Philippe Chauveau : Vous êtes auteur, vous êtes romancier, vous avez aussi un regard aiguisé sur le monde de la littérature, vous recevez vos confrères et vos consoeurs à la télévision, vous êtes membre de plusieurs jurys littéraires, comment voyez-vous l'univers littéraire français aujourd'hui ?

Daniel Picouly : J'ai toujours été fasciné par les premiers ou les deuxièmes romans, il n'y a pas de joie plus profonde que de découvrir un auteur qui va s'avérer mettre sur pied une œuvre. C'est magique. Il faut le temps pour voir ce qu'ils sont devenus. Ce que je constate, c'est une richesse insensée, il y a une diversité de mondes, d'écritures, de sensibilités, de regards sur le monde qui est vertigineux.

Philippe Chauveau : Votre livre fait partie des romans très attendus de cette rentrée, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Ce n'est pas votre premier roman, vous n'avez plus grand chose à prouver, il y a toujours cette petite appréhension ? Daniel Picouly : Non ce n'est pas une appréhension, c'est une excitation. C'est une excitation réelle parce que l'appréhension, c'est quand on a conscience du danger, on a compris qu'il y avait un environnement dangereux et qu'on localise le danger. Si quelqu'un est capable de me dire où se trouve le danger dans une rentrée littéraire, je veux bien mais j'en doute. C'est tellement incertain que c'est inutile d'avoir une crainte, c'est même inutile d'avoir des espoirs insensés, il faut profiter de ce moment d'exposition qui va faire que vous serez lu. D'abord par la profession, les gens de l'édition, les critiques et ce retour est très important. Ce que j'attends c'est ce type de retour, par bonheur je sais déjà qu'il est très bien reçu, ça fait du bien, c'est agréable mais ça ne préjuge rien de la destinée du roman, ça aide beaucoup et j'ai confiance mais j'attends avec une certaine excitation ce qui va être dit et comment il va être reçu et surtout les premiers retours de lecteurs non professionnels.

Philippe Chauveau : Votre actualité Daniel Picouly « Quatre-vingt-dix secondes » vous êtes publié chez Albin Michel.


Philippe Chauveau
 
Quatre-vingt-dix secondes de Daniel PicoulyQuatre-vingt-dix secondes
Albin Michel
À la une : Daniel Picouly - Quatre-vingt-dix secondes

Présentation Portrait Livre
Il aurait pu rester professeur d’économie. Mais bien vite, Daniel Picouly a compris que son plaisir passait par l’écriture, ou plutôt par le fait de raconter des histoires, comme il le faisait avec ses petites sœurs, lui, le 11ème d’une famille de treize enfants. Le succès arrive en 1996 avec « Le champ de personnes », qui raconte de façon romancée, la vie de ses parents. Dans la même veine, et toujours inspirés par son parcours familial, suivront, Paulette et Roger, Fort ...

Quatre-vingt-dix secondes de Daniel Picouly - Présentation - Suite
Philippe Chauveau : Bonjour Daniel Picouly Daniel Picouly : Bonjour Philippe Chauveau : Votre actualité, « Quatre-vingt-dix secondes », vous êtes publié chez Albin Michel. Un beau parcours déjà conséquent et puis d'autres activités notamment en tant que médiateur et journaliste littéraire sur France O. Pourquoi l'écriture ? Pourquoi cette envie ? Pourquoi ce besoin d'écrire et de partager ? Daniel Picouly : C'est un peu anecdotique mais vrai : j'ai commencé à écrire pour me débarrasser de mes sœurs. Je suis 11ème d'une famille de 13 et il y a derrière ...

Quatre-vingt-dix secondes de Daniel Picouly - Portrait - Suite
Philippe Chauveau : Cette couverture de votre nouveau roman « Quatre-vingt-dix secondes » est très parlante puisque nous allons parler d'un volcan, pas n'importe lequel, la montagne Pelée à La Martinique, à Saint-Pierre, le 8 mai 1902. Ce volcan va détruire cette ville et sa population. Pourquoi avoir eu envie de nous parler de cette histoire ? De cette date bien particulière ? Pourquoi vous colle-t-elle à la peau ? Daniel Picouly : Elle me colle à la peau au sens propre du terme, puisque ce 8 mai ...

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