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Estelle Nollet
On ne boit pas les rats-kangourous
 
Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Bonjour, Estelle Nollet.

Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
Bonjour.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Nous sommes ensemble. Vous publiez chez Albin Michel votre premier roman, On ne boit pas les rats-kangourous. J’imagine que pour vous c’est une belle aventure puisque le livre, le roman vit bien. Vous avez obtenu le prix Roblès, le prix Emmanuel Roblès du premier roman. Quel est votre parcours pour en arriver à un premier roman alors que vous êtes encore toute jeune. Quel a été votre cheminement ?

Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
Alors moi j’ai commencé dans la publicité, pendant huit ans. J’étais créative donc conceptrice rédactrice. C’était plutôt les mots et les concepts mon domaine de prédilection. Et puis au bout de huit ans à voyager et à aussi faire de la publicité en Nouvelle-Zélande et en Australie, j’ai décidé de changer complètement mon fusil d’épaule et de devenir guide de plongée sous-marine, ce qui m’a permis de me plonger dans l’écriture d’un long puisque j’écrivais plutôt des nouvelles de court format. Et là j’avais un peu plus de temps pour explorer la longueur et faire un roman.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
L’écriture et la littérature, comment est-ce arrivé dans votre vie ? Quelles ont été les grandes rencontres littéraires, les auteurs qui vous ont marquée, adolescente ou jeune adulte ? Le livre, c’est quoi votre relation ?

Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
La lecture fait vraiment partie intégrante de ma vie et je ne pourrais vraiment pas m’en passer. Et puis j’ai fait de belles rencontres littéraires au travers des livres. De Steinbeck, à McCarthy beaucoup plus récemment, en passant par Brautigan qui m’a vraiment subjuguée, Colum MacCann ou même Caldwell etc… Et finalement, on se rend compte qu’à un moment, on est un petit peu plus mature pour, peut-être, avoir le courage d’apporter sa voix à cette substance de création qu’est la littérature.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Dans votre parcours, vous nous l’avez dit, vous avez pas mal voyagé, vous avez un peu sillonné le monde. C’est une soif d’autres cultures, de découvertes, qu’est-ce qui vous attire sur les autres continents ?

Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
Le changement, ouvrir ses yeux différemment. Bien sûr, allez à la rencontre de l’autre, mais lors d’un voyage de six mois, on ne peut pas dire qu’on peut appréhender une culture. Par contre, il y a une case dans notre cerveau qui va s’ouvrir et qui restera ouverte jusqu’à temps qu’on retourne dans ce pays-là, que l’on apporte d’autres images à ça. Et je pense que ça nourrit énormément l’imaginaire.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Alors, un autre type de voyage, c’est la plongée sous-marine qui fait largement partie de votre vie. C’est quoi le ressenti lorsque vous plongez ?

Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
C’est un voyage mais dans un autre sens parce que l’on va à la rencontre d’êtres qui se fichent complètement de nous, contrairement à une découverte plus personnelle d’un peuple où il y a des échanges. En fait, on est là pour ne pas les déranger. Et physiologiquement, on est vraiment tellement zen en ressortant, tout le stress a été évacué. Et comme nous-mêmes n’existons plus, ça laisse plus de place aux idées.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
L’écriture, c’est ça aussi ? Est-ce que ça pourrait se comparer à la plongée sous-marine quelque part ?
Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
Moi j’écris pour oublier le tic-tac de la pendule à côté, pour oublier mes angoisses temporelles, de la mort par exemple. Effectivement, on est plongé dans un autre monde qui nous fait oublier le temps. Donc en cela, oui, c’est très proche de ce qu’on peut éprouver en dessous.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
On ne boit pas les rats-kangourous, c’est donc votre premier roman et vous avez reçu le Prix Roblès qui est décerné par des lecteurs. À votre avis, qu’est-ce qui peut séduire le lecteur dans votre écriture ? Pourquoi la rencontre s’est-elle faite ? Pourquoi y a-t-il eu alchimie ?

Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
Le propos que je tiens dans mon livre peut toucher tout le monde puisque ça parle de dépression, de désillusion, d’alcoolisme, de culpabilité. C’est cette vérité-là qui touche le lecteur.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
Quels sont les projets pour demain, maintenant que le premier roman est là, qu’il vit bien, déjà des projets en cours ? Est-ce qu’il y a une certaine appréhension à se dire : «  Oulala, le deuxième, il ne faut pas que je me loupe ! » ?

Estelle Nollet (On ne boit pas les rats-kangourous) :
Oui, le deuxième est commencé, il a été commencé très tôt. À partir du moment où Albin Michel m’a dit oui, en fait, j’avais déjà l’idée du deuxième donc il a été commencé très tôt. Et après quand il y a eu la publication, là effectivement, on se rend compte qu’on est attendu au tournant. Mais c’est une angoisse qui part dès qu’on commence à mettre des mots sur le clavier, sur la page Word.

Philippe Chauveau (WebTVCulture) :
On va suivre avec attention votre parcours. Merci beaucoup Estelle Nollet. On ne boit pas les rats-kangourous, c’est votre premier roman et c’est chez Albin Michel.


Philippe Chauveau
 
On ne boit pas les rats-kangourous d'Estelle NolletOn ne boit pas les rats-kangourous
Aux Editions Albin Michel
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On ne boit pas les rats-kangourous d'Estelle Nollet - Livre - Suite
Posté par : Elie le 02/07/2012
Une impression de Bagdad Café (le film).
Un village solitaire au bout du monde à la limite du désert, donc forcément poussiéreux.
Un café où tous les habitants se retrouvent tous les soirs à la nuit tombée ; une quincaillerie avec un bric-à-brac indispensable et impensable.
Traversé par une route, empruntée par les camions qui jettent les déchets d'une civilisation lointaine dans une décharge proche, déchets qui subissent une deuxième vie par l'imagination des villageois.
Le passé de chacun des personnages se dévoile au cours du roman.
Ecrit avec un style assez cru dans le premier chapitre mais qui s'estompe ensuite.
A lire. C'est un premier et bon roman.
Rat-kangourou = rongeur solitaire et strictement nocturne.
On ne boit pas les rats-kangourous d'Estelle Nollet - Commentaires - Suite
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