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Didier van Cauwelaert
Les témoins de la mariée
 
Philippe Chauveau
Didier van Cauwelaert, merci d’être avec nous, Les témoins de la mariée, c’est votre nouveau titre chez Albin Michel. On va en reparler bien sûr. Entre l’écriture et vous, c’est une grande et belle histoire. J’ai lu que vous aviez écrit votre premier livre, un polar, à 8 ans et que vous rêviez d’être publié chez Gallimard. C’est vrai cette histoire ?

Didier van Cauwelaert
Oui, enfin Gallimard parce que quand j’allais dans les librairies, le livre Gallimard qui avait des prix, ça paraissait très chic en écoutant les libraires. Donc je m’étais dit : « c’est ce qu’il y a de mieux » !

Philippe Chauveau
Tant qu’à faire…

Dider van Cauwelaert
Oui, autant essayer tout de suite… J’ai toujours écrit dans la perspective d’être publié. Et j’ai décidé que je serais romancier quand j’ai appris à écrire à l’école. Je me suis dit : « mais c’est formidable, les mots s’assemblent pour raconter une histoire »…Ce que je faisais auparavant avec mes soldats de plomb, mes petites voitures, mes ours en peluche… C’est le plus beau métier du monde. Donc j’ai décidé que ça serait le mien. Ça a mis du temps, mais je suis têtu.

Philippe Chauveau
1982 le premier roman.

Dider van Cauwelaert
Oui, donc il y a eu 12 ans de traversée… pas de traversée du désert, parce que le désert je le peuplais, avec les personnages de tous ces livres, et j’envoyais chaque livre à une vingtaine d’éditeurs. J’étais le roi de la photocopie !

Philippe Chauveau
Vous avez un souvenir de votre ressenti lorsque vous avez vu votre premier livre dans la vitrine du libraire ?

Dider van Cauwelaert
Alors, c’est pas ça le moment fort, c’est vraiment le moment où le livre, le premier exemplaire chez mon éditeur, Le Seuil à l’époque, est arrivé entre mes mains, où tout d’un coup, ces piles… Ca c’était vraiment la matérialisation du rêve . L’objet livre, avec mon histoire, mon nom, ça, c’était formidable.

Philippe Chauveau
Le prix Goncourt en 1994, Un aller simple, vous l’avez vécu comment ? Une reconnaissance, un engagement pour continuer à avancer…

Dider van Cauwelaert
J’avais la chance d’avoir un public fidèle avant, et je l’ai multiplié mais ça n’a été qu’un très beau cadeau. J’aime pas le concept de consécration, ou d’aboutissement, c’est encore pire, comme si derrière…voilà,  comme si on était en haut de la montagne, et puis il y a plus qu’à redescendre ou rester assis au sommet, et respirer l’air du haut de son ego. Ce n’est pas du tout mon style ça…
En plus, j’ai eu la chance que le livre d’après marche très bien, et soit très bien reçu. Ce qui est très très rare. Généralement, c’est le livre maudit pour un écrivain, celui d’après le Goncourt parce que, on vous le fait payer comme on dit.

Philippe Chauveau
Un mot justement sur cette relation particulière qui vous unit à vos lecteurs…

Dider van Cauwelaert
Je n’ai pas besoin qu’on m’aime, mais j’ai besoin qu’on aime mes personnages, qu’ils soient importants pour les gens, qu’ils leur donnent un surcroît d’existence.
Et quand ils viennent me parler de ces personnages, ce en quoi ça les a touchés, donc ils me parlent d’eux même aussi, à travers la résonance qu’ils expriment.
Ça, c’est un moment qui est formidable, et je me dois, en plus c’est un plaisir même si c’est fatigant, je me dois d’être présent et de répondre.

Philippe Chauveau
Evoquons aussi, Dider van Cauwelaert, l’homme de théâtre. Vous aviez mis en scène, vous aviez adapté Le passe-muraille, il y a eu aussi L’Astronome avec une récompense, et puis aujourd’hui Le rattachement, avec un sujet sur Napoléon III, et ce rattachement de la Savoie à la France.

Dider van Cauwelaert
Et de Nice…  

Philippe Chauveau
Et de Nice…Et le goût du théâtre…D’où vient-il ?

Dider van Cauwelaert
A mesure que j’avançais dans le travail solitaire du romancier depuis l’enfance, en même temps, l’autre partie de mon temps, c’était le club théâtre, c’était le théâtre amateur, c’était la création commune. J’écrivais les pièces, elles étaient montrées, il y avait le contact avec le public, voilà donc c’était complètement, et ça l’est toujours, du domaine de la nécessité, et de l’hygiène même…

Philippe Chauveau
Comment qualifieriez-vous votre travail entre guillemets d’écrivain. C’est quoi pour vous un écrivain ? Comment le vivez-vous ?

Dider van Cauwelaert
Presque tous mes livres, je crois oui, tous mes livres commencent par une épreuve, une cassure, une trahison, un deuil, sa propre mort, et on voit ce qui se passe après, un choc amoureux, et on montre les chemins de la reconstruction. Se reconstruire soi-même, et reconstruire les autres aussi. Ce en quoi, je suis peu être un peu minoritaire, dans la production romanesque actuelle où il y a quand même une certaine jubilation, il y a une certaine auto complaisance à montrer la déchéance, la perte d’illusions, de repères. Voilà, c’est plus souvent une déconstruction, qu’une reconstruction. 

Philippe Chauveau
Merci Dider van Cauwelaert, votre nouveau titre chez Albin Michel, Les témoins de la mariée.
 
Les témoins de la mariée de Didier van CauwelaertLes témoins de la mariée
Aux Editions Albin Michel
À la une : Didier van Cauwelaert - Les témoins de la mariée

Présentation Le portrait Le livre L'avis du libraire AVIS DU LIBRAIRE Avis des lecteurs
Si son nom rappelle ses origines belges, c’est à Nice que Didier van Cauwelaert a vu le jour, en 1960. Il a toujours été un passionné de lecture et sûr de lui, écrit un polar à l’âge de 8 ans, persuadé qu’il sera publié chez Gallimard, rien que ça ! Cela ne reste qu’un rêve et son ambition en prend un coup… Il lui faudra attendre 1982 pour que son premier livre Vingt ans et des poussières soit publié. Mais il ...

Les témoins de la mariée de Didier van Cauwelaert - Présentation - Suite
Philippe Chauveau
Didier van Cauwelaert, merci d’être avec nous, Les témoins de la mariée, c’est votre nouveau titre chez Albin Michel. On va en reparler bien sûr. Entre l’écriture et vous, c’est une grande et belle histoire. J’ai lu que vous aviez écrit votre premier livre, un polar, à 8 ans et que vous rêviez d’être publié chez Gallimard. C’est vrai cette histoire ?

Didier van Cauwelaert
Oui, enfin Gallimard parce que quand ...

Les témoins de la mariée de Didier van Cauwelaert - Le portrait - Suite
Philippe Chauveau
Dider van Cauwelaert, Les témoins de la mariée, c’estvotre nouveau titre publié chez Albin Michel, Vous êtes un fidèle d’Albin Michel. Alors Les témoins de la mariée, c’est Marc, Marc est un célèbre photographe, il a une bande d’amis qui gravite autour de lui, il les aide un peu à avancer dans la vie, il leur annonce son mariage, et le soir même, il se tue en voiture…

Dider van Cauwelaert
C’est ...

Les témoins de la mariée de Didier van Cauwelaert - Le livre - Suite
Tome Dom
Frédéric Lapeyre
81, rue St Dominique
75007 Paris

J'ai beaucoup aimé le dernier livre de Didier van Cauwelaert, parce que déjà c'est un grand écrivain,il écrit extrêmement bien; et surtout il est toujours très en avance sur son temps, c'est ça qui est vraiment bien avec van Cauwelaert.
La construction du livre, c'est très novateur de faire quatre personnages pour faire quatre situations.
Et surtout, aussi, la relation vielle France et nouvelle Chine, c'est absolument ...

Les témoins de la mariée de Didier van Cauwelaert - L'avis du libraire - Suite
Tome Dom
Frédéric Lapeyre
81, rue St Dominique
75007 Paris

J'ai beaucoup aimé le dernier livre de Didier van Cauwelaert, parce que déjà c'est un grand écrivain,il écrit extrêmement bien; et surtout il est toujours très en avance sur son temps, c'est ça qui est vraiment bien avec van Cauwelaert.
La construction du livre, c'est très novateur de faire quatre personnages pour faire quatre situations.
Et surtout, aussi, la relation vielle France et nouvelle Chine, c'est absolument ...

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Posté par : Elie le 31/07/2012
Elie alu : « Double identité » de Didier van Cauwelaert - Albin Michel

Après « le journal intime d’un arbre », un poirier déraciné par le passage d’une tempête, après le beaucoup plus ancien « Hors de moi » avec son double en film « sans identité », voici « Double identité » un vrai faux titre ; le roman est un dédoublement à l’infini du roman lui-même et du héros propre à tout roman, avec en filigrane la présence de l’auteur qui nous fait part de ses doutes, ses souhaits, et ses amours.
Le lecteur aime les romans d’espionnage nous avons donc un espion qui multiplie son identité, lui-même suivi, tracé par une foule d’autres espions. L’espion s’assagit le temps de refaire sa vie dans un lieu paradisiaque devient jardinier de toutes ces beautés éphémères, et le jardinier devient à son tour grand spécialiste en botanique d’une plante bienfaitrice aux effets de jouvence qu’il sauve de la civilisation industrielle et, à l’aide des esprits bienveillants mais surtout de ses dons d’espion de la fameuse CIA formé à tous les stratagèmes, protège son habitat luxuriant, sa jungle amazonienne propice à une vie d’ethnologue, remarquez comment le roman bifurque, ainsi que le sauvetage de son nouvel amour une belle plante très féminine. Le héros est donc devenu ethnologue, se spécialise dans l’interprétation des signes, des bruits de cette jungle riche en faune et en flore afin de communiquer avec les esprits de la forêt et de perpétuer leurs coutumes et connaissances de l’environnement.
Le tout écrit par un auteur ayant obtenu le prix Goncourt, très habile dans ces revirements de situations et d’ambiance, l’espion a toutes les qualités d’un espion très connu, je choisirais Roger Moore dans toute sa splendeur les effets de la plante, le botaniste a une allure d’aventurier disons Harrison Ford dans « les aventuriers de l’Arche perdue », un seul regret pour moi, un manque de détail dans les différentes transformations du héros, on ne s’attarde pas dans la vie de chacun et donc le regret certainement d’un roman trop court, l’écrivain doué est un écrivain fainéant, je comprends aisément que les plantes le passionnent tout autant que l’écriture, l’écrivain précoce vit dans sa retraite au rythme de ses plantes jusqu’à ce qu’une d’elles pousse dans sa tête et insuffle par enchantement à son héros un rythme effréné.
Ce n’est tout de même pas un roman court, 250 pages environ, mais pas non plus la saga qu’il aurait pu être, les 250 pages à venir nous révèlerons la métamorphose de la chrysalide.
Posté par : cari le 05/06/2010
Bonjour
j ai habité en France pendant une année et mentenait j essaie de practiquer mon français, j aime bcp votre site internet parce que je peux connaitre les nouveautées litteraires.
Est ce que vous pouvriez, peut etre, faire un concours pour gagner un livre......ça me ferait très plaisir

Bien cordialement
cari

La réponse de WebTvCulture
Oui nous y pensons pour l'année prochaine
Les témoins de la mariée de Didier van Cauwelaert - Commentaires - Suite
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