| Dictionnaire amoureux de la France de Denis Tillinac (acheter le livre) sur Web Tv Culture : webtv gratuite sur l'actualité des livres en vidéo (émissions, interviews, reportages chez les auteurs, écrivains, romanciers) - Webtvculture l'actualité littéraire en vidéo |
|
|
||
![]() |
||||
| Présentation | ||||
Originaire de Corrèze, ancien journaliste pour la presse régionale comme pour la presse nationale. Denis Tillinac a fait de la littérature sa raison de vivre. Entre « Le bonheur à Souillac » et « Maison de famille » primés en 1987, ses ouvrages ont tous été plébiscités par le public. Très engagé dans la vie citoyenne, il n'hésite pas à donner son point de vue sur les grands sujets d’actualité, au risque parfois de dérouter ou de déranger. Amoureux de la vie, c’est un passionné de rugby et il n’aime rien tant que se retrouver autour d’une bonne bouteille de vin. Épicurien on lui doit aujourd’hui un dictionnaire amoureux de la France aux éditions Plon, dictionnaire dans lequel il passe en revue tous ce qui fait selon lui le charme de notre pays. Rencontre avec Denis Tillinac sur WebTvCulture. |
||||
| Interview de l’auteur | ||||
Comment devient-on écrivain ? Probablement en se sentant dès l’enfance, en tout cas à l’adolescence, un peu à côté de ses pompes, à côté des autres, à côté de son époque, un peu à côté du monde. J’ai toujours lu, beaucoup lu… J’étais enfant puis adolescent un cancre total, renvoyé de sept établissements scolaires. J’ai passé mes deux bacs en candidat libre. J’étais foutu dehors de partout. Mais un cancre plutôt bon en lettres, qui lisait tout le temps. Avec une proportion à lire des écrivains classiques. Je ne m’intéressais pas vraiment à ce qui était contemporain (je m’y suis intéressé plus tard lorsque je suis devenu éditeur) Je m’arrêtais aux plus modernes. Pour moi, quand j’étais adolescent, c’était Malraux, Mauriac, Montherlant, Rabelais, Montaigne et beaucoup Corneille, Racine, Molière, Bossuet, La Fontaine et puis beaucoup Chateaubriand. J’ai tout fait dans le journalisme, depuis le grand reportage jusqu'à l’éditorial. En passant par la presse locale. C’est ce que j’ai préféré. C’est ça qui m’a fait découvrir la France ordinaire dans son fonctionnement, administratif, institutionnel. Ça m’a fait découvrir la province y compris la mienne. La Corrèze pour moi c’était le paradis des grandes vacances. Dans mon village c’était ma poétique intégrale, c’était le lieu de mon bucolisme, de mon narcissisme. Puis tout d’un coup, j’ai découvert comment les français vivaient dans tout les états, sociaux, associatifs, économiques, et ça m’a énormément apporté. L’édition aura été mon métier après le journalisme. C’est un bon miroir de l’âme ou de l’inconscient collectif. Comme par hasard, à un moment donné, tout les manuscrit parlent de la même chose, à peu près dans les mêmes termes. Parce que le champ mental prédispose les gens à le faire. Écrire, être un écrivain, ce n’est pas un métier c’est une raison d’être. J’aurais aimé être un grand écrivain mais c’est dans les grands moments de l’histoire avec un H majuscule, ensanglanté, et grâce au ciel on est dans un petit moment d’une histoire paisible, démocratique. Écrire ce n’est pas un travail c’est une passion ou une raison d’être, cela peut être une damnation. Pour moi c’est un bonheur permanent, je ne sais pas comment qualifier ce qui même est au-delà de la raison d’être, mon mode naturel de respiration… |
||||
| Son actualité littéraire | ||||
Philippe Chauveau : Denis Tillinac comment est né ce dictionnaire amoureux de la France ? Denis Tillinac : Il m’a été proposé par Jean Claude Simon qui a créé et dirige la collection : « les dictionnaires amoureux ». Depuis longtemps je connaissais cette collection et je l’appréciais. En toute modestie, je pensais que s’il était question de la France, il fallait que l’on me le demande à moi. J’ai donc été heureux de l’écrire. Je l’ai fait à cœur ouvert avec le plus grand bonheur. Philippe Chauveau : Dans votre dictionnaire, il y a une entrée nostalgie. Alors, êtes-vous vous-même nostalgique ou est ce la France qui a une certaine nostalgie de son image passée ? Denis Tillinac : C’est un peu les deux. L’écrivain et sa nostalgie, c’est presque son matériau de base. La nostalgie, pas la mélancolie du slave qui dit que l’histoire me veut du mal depuis toujours et ça continuera pas la « saudade » du portugais qui dit la vie est pas marrante. La vie elle l’a jamais été elle ne le sera jamais. Nous, nous sommes assez doué pour le bonheur. On ne veut pas toujours le reconnaître. On est captif d’une mythologie de la grandeur, en aspiration à la grandeur. C’est la seule chose qui nous hante avec l’amour. Amour et grandeur. Philippe Chauveau : Comme le veut la collection et indique le titre, il s’agit d’un dictionnaire amoureux : il y a donc quelque part une déclaration d’amour a la France ? Denis Tillinac : Oui c’est un tel privilège d’être né français et de vivre en France dans un pays en paix, prospère et libre que l’on doit quelque chose à la France. Je crois qu’on lui doit au moins, comme nous sommes plus favorisés que les autres, d’être plus heureux que les autres. On lui doit au moins ça…c’est pour ça que je n’aime pas les grincheux. Je crois qu’ils ne savent pas ce qu’ils perdraient s’ils étaient ailleurs. J’ai écris ce livre aussi pour donner confiance et conscience d’un héritage absolument fabuleux et pour ne pas avoir peur de l’avenir. On dit toujours que l’identité française est menacée par la construction Européenne, par la mondialisation de l’économie, par la normalisation des cultures. Tout cela est vrai, mais il reste que l’identité française ne résiste pas si mal et probablement bien mieux que celle de nos voisins. Philippe Chauveau : Denis Tillinac merci beaucoup. Je rappelle le titre de votre dernier ouvrage : le dictionnaire amoureux de la France aux éditions Plon. |
||||
|
|
|
||
![]() |
||||
|
L'avis du libraire Philippe TOURON Librairie Le divan Denis Tillinac c’est une figure un peu à part de la littérature française contemporaine.
Parce que c’est un personnage au sens un peu énorme du terme, c'est-à-dire que c’est à la fois un écrivain assez mélancolique, assez secret et subtil derrière une faconde. |
||||
|
|
|
||
![]() |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour les questions techniques, contactez : webmaster@web-tv-culture.com |
||